‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 347 sur 570 · DÉCOMPOSITIOÎ^ DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

DÉCOMPOSITIOÎ^ DE LA LUMIÈRE

§ 4. Nous avons démontré que la lumière blanche est composée de rayons de diverses couleurs. Nous allons, par une expérience inverse, démontrer que cette même lumière résulte de la superposition de toutes les couleurs du spectre. Ainsi, si l’on fait tourner avec rapidité un carton partagé en un grand nombre de secteurs peints successivement des 7 couleurs principales, et ayant des étendues proportionnelles à celles que ces couleurs semblent occuper dans le spectre, le carton en mouvement paraîtra d’une couleur Ijlanchâtrd uniforme.

§ 5. Si l’on reçoit sur une lentille convergente le faisceau dispersé par le prisme, on obtiendra une image blanche au centre, sur un écran placé à son foyer.

Enfin, si après avoir dévié un faisceau de rayons solaires par un prisme (fig. 08) BAC, et obtenu de cette manière un spectre sur un écran ; si, disons-nous, on inleçcepte le faisceau dispersé sur un second prisme B’ A’ C’ en tout semblable au premier, mais placé en sens opposé, do manière à ce que les faces des deux angles dièdres soient respectivement parallèles, il sort du second prisme des rayons de lumière blanche parallèles au faisceau primitif, et qui paraissent n’avoir éprouvé aucune déviation, ni présenter aucune coloration. Or, puisque la lumière blanche est réellement dispersée ou décomposée par le premier prisme, il faut que les réfractions subies par le second aient recomposé toute la lumière primitive.

§ 6. D’après les expériences de Herschel, on est en droit de conclure qu’un rayon jaune possède le maximum de clarté; le rayon vert jouit de cette propriété à peu près au même degré ; il y a ensuite dégradation sensible jusqu’au violet, où se trouve le minimum.

§ 7. L’imperfection des prismes ordinaires ne permet pas d’obtenir un spectre solaire sans superposition des couleurs ; les stries et lés bulles que rencontre la lumière en les traversant, lui font éprouver des déviations irrégulières ; et des rayons de diverses couleurs se croisent sans ordre dans le faisceau dispersé, il en résulte que le spectre est très-imparfait.

§ 8. Voici quelques expériences assez curieuses sur la différence de réfrangibilité des diverses couleurs simples du spectre solaire (1347).

Un prisme ordinaire suffit pour les répéter.

§ 9. Si on fait tomber très-obliquement la lumière du soleil sur la surface intérieure d’un prisme, les rayons violets se réfléchiront et les rouges seront transmis ; ce qui vient de ce que les rayons qui ont le plus de réfrangibilité (126C) sont ceux qui se réfléchissent le plus facilement.

§ 10. Si l’on remplit deux prismes creux, l’un' d’une liqueur bleue, l’autre d’une liqueur rouge, et qu’on applique ces deux prismes l’un contre l’autre, ils deviendront opaques, quoique chacun d’eux, pris

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