‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 350 sur 570 · DÉFAUT DE SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

DÉFAUT DE SENSIBILITÉ

tangle à coins régulièrement arrondis, sur une épreuve, pour suivre ensuite régulièrement ce trait et la découper.

§ 2. Afin d’abréger et de faciliter ce travail, on se sert de découpures en zinc, dont l’ime, la plus grande, que l’on pourrait appeler l’extérieure, porte l’ouverture vide que l’on désire ; on la place sur la feuille portant l’image, et elle permet de placer la feuille convenablement dans la partie libre.

§ 3. La seconde partie remplit presque entièrement le vide de la première. Lorsque la place est bien cherchée, on place la seconde pleine qui cache alors l’image, on enlève la première, et, passant autour du zinc que l’on tient sous les doigts, un trait de la pointe à couper (913), 011 sépare régulièrement et sans bavures l’image, que l’on n’a plus qu’à émarger (918).

477. — DÉFAUT DE SENSIBILITÉ dans la couche de Collodion : (Gaudin, 18o3). {Phot.). V. 603.

§ 1. Les collodions lents, que l’on reconnaît à leur couleur rouge, qui décèle précisément l’excès d’iode libre, demandent des bains neutres et des substances réductrices, mais en proportion très-minime ; ce sont : rammoniaque concentrée (91), l’aldéhyde (73), le tannin (1398), l’acide gallique (721), l’acide pyrogallicfue (1239), les huiles essentielles (778), le phosphore (1 144), etc.

§ 2. La première est plus facile à)employer, en l’ajoutant goutte à goutte au bain d’argent dont elle neutralise l’acide. L’acide gallique (721) dissous dans l’alcool (68) ou l’éther (637) à 1/1000 peut être ajouté au collodion. Quelques gouttes de ce mélange augmentent de 300 fois la sensibilité d’un collodion lent.

§ 3. Depuis que l’article ci-dessus a été écrit, on a abandonné l’introduction de l’ammoniaque dans le liain d’argent, parce que ce réducteur énergique fait voiler en noir les couches sensibles sous le développement pyrogallique. Il faut mieux se servir d’oxyde d’argent (1030 bis) nouvellement précipité, que l’on mêle au bain jusqu’à refus de combinaison. La liqueur est alors non acide ; mais si le bain est vieux, elle peut encore être chargée de substances réductrices.

L’emploi de l’acide gallique, § 2, est difficile et nous a donné constamment des voiles.

§ 4. 11 est démontré surabondamment aujourd’hui, 1862, que le défaut de sensibilité de la couche de collodion tient au manque d’antagonisme entre l’état du collodion et du bain d’argent. Si le premier est acide (338), le second doit être neutre, même très-légèrement alcalin; on le fait avec du nitrate fondu (986), celui du connnerce contenant toujours un peu de nitrate de potasse.

Si, au contraire, le collodion est neutre ou alcalin (335), il faut employer du nitrate d’argent cristallisé (983), qui renferme une portion d’acide azotique (1002) plus que suffisante pour acidifier le bain.

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