DÉFINITION DE LA LUMIÈRE. (Opt). V
DENSIMÈTRE.
479. — DÉGORGEMENT des Epreuves positives trop venues : (Blanquart-Evrard, 1851). [Phot.]
§ 1 . Lorsqu’une épreuve positive est trop colorée ou que sa coloration est trop uniforme , soit qu’on l’ait exposée trop longtemps, ou que le bain d’hyposultite de soude acidulé (1116) ait trop renforcé le ton général de l’image , on peut l’améliorer d’une manière remarquable en la passant dans un bain de bromure d’iode (189) trèsétendu.
11 faut que le bromure d’iode ait à peine coloré l’eau.
§ 2. On fait tremper la feuille dans le bain, en ayant soin de chasser les bulles d’air qui pourraient adhérer à sa surface, et de rendre le contact parfait entre le papier et le liquide. Il faut agiter doucement l’épreuve et opérer de préférence à la lumière du jour, afin de mieux surveiller l’action.
§ 3. Lorsque l’envers de l’épreuve prend une légère teinte lilas, c’est la preuve que le papier ne contient pas d’hyposulfite (795), et le succès est assuré.
§ 4. Si l’épreuve qu’il s’agit d’améliorer est trop foncée et manque de demi-teintes, il faut prolonger l’action du bromure d’iode jusqu’à ce que les parties blanches du dessin soient devenues bleu clair. On fait cesser l'action du bromure, au moyen de l’byposulfite, dans la solution duquel on plonge l’épreuve. On lave à grande eau et on fait sécher.
^ § 5.' L’image qui manquait de 'douceur et de modelé, a changé
complètement d’aspect; les demi-teintes sont accusées et donnent l’harmonie qui manquait.
Il est difficile de préciser le temps que doit durer l’action du bromure d’iode, pas plus que le degré de concentration qu’il doit avoir.
§ 6. S’il agit trop vite, l’épreuve n’a plus d’harmonie et de modelé ; s’il agit trop longtemps , les lumières deviennent trop larges, les demi-teintes sont enlevées.
Il faut donc employer ce corps avec circonspection et rester en-deçà de l’action qu’il peut produire, d^’autant qu’on ne peut plus renforcer par l’acide gallique (721), l’épreuve se voilerait.