DENSITÉ. (Phys
§ 1 . Les corps sont composés de particules séparées par des interstices imperceptibles, nommés pores, dont plusieurs circonstances font varier la grandeur.
Une conséquence nécessaire de ce principe admis par tous les physiciens, c’est que le volume réel d’un corps diflere de son volume apparent. En effet, le premier, que nous ne voulons connaître, aurait pour mesure l’espace occupé par la substance propre du corps; le second, le seul que nous sachions évaluer, se compose d’abord du volume des particules matérielles, et ensuite de celui des intervalles qui les séparent.
§ 2. Dans le langage ordinaire, pour caractériser les corps dont les parties sont très-rapprochées les unes des autres, on dit qu’ils sont denses ou compactes. En physique, le mot densité a la même signification; mais il a plus de précision, parce qu’on l’emploie pour fixer le rapport qui existe entre le volume réel et le volume apparent des corps. Cela posé, en donnant à ceux-ci des valeurs numériques, on obtiendra, numériquement aussi, l’expression de la densité qui, toujours, devra être plus petite que l’unité. On conçoit, en effet, qu’elle n’atteindrait cette limite que dans le cas où le volume apparent ne surpasserait pas le volume réel, ce qui n’arriverait que dans l’hypothèse, inadmissible, où la porosité d’un corps serait tout-à-fait nulle.
§ 3. Quelque simple que paraisse l’opération que nous venons d’in-
Fig. 99.