‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 366 sur 570 · DIFFRACTION DE LA LUMIÈRE. (Opt · texte numérisé non relu

DIFFRACTION DE LA LUMIÈRE. (Opt

§ 1 . Si les rayons solaires passent par un trou circulaire dans une chambre obscure, et sont reçus sur un plan parallèle à celui du trou, ils forment, sur ce plan, une figure d’autant plu^ grande, qu’il sera plus éloigné du plan d’ouverture.

§ 2. On remarque de plus, quand on introduit ces rayons par une ouverture d’un très-petit diamètre, que les ombres des corps, au lieu d’être terminées nettement et d’une manière tranchée, comme cela devrait arriver si la lumière marchait toujours en ligne droite, on remarque, disons nous, que les ombres des corps sont bordées de trois franges colorées distinctes, dont les largeurs sont inégales et vont en diminuant de la première à la troisième.

§ 3. Si l’on interpose un corps étroit, comme un fil-de-fer très-fin ou un cheveu, on aperçoit des franges, même dans l’ombre, laquelle paraît alors partagée par des bandes obscures et des bandes plus lumineuses placées à distances égales les unes des autres; ces dernières sont les franges intérieures, les j)remières sont les franges extérieures.

§ 4. Le docteur You7ig fut le premier qui donna l’explication des franges intérieures, et démontra de la manière la plus évidente qu’elles sont formées par l’interférence de deux ondes lumineuses.

§ 5. Fresnel est arrivé à un résultat analogue, en faisant tomber, sur deux miroirs légèrement inclinés entre eux, les rayons divergents émanant d’un même point lumineux. Les rayons sont réfléchis de manière à produire deux faisceaux qui se rencontrent sous un angle à peine sensible.

§ 6. Les deux systèmes d’ondes (1023) réfléchies par ces miroirs, se croisent sous le même angle, et il résulte de cette légère obliquité, cpie si une demi-ondulation du premier système coïncide parfaitement en un point, avec une demi-ondulation du second, qui pousse le fluide dans

Page 1