DISTANCE DE STATION
de se dilater, le fait toujours en proportion de l’intensité de la lumière, et n’en laisse entrer dans l’œil que la quantité nécessaire, que l’objet soit proche ou qu’il soit éloigné, la même quantité de rayons lumineux entre dans l’œil, et nous connaissons cependant la force de la lumière qui part de l’objet regardé.
Quand la pupille est contractée, nous voyons plus distinctement que quand elle ne l’est pas, et ce fait physiologique nous vient encore en aide pour juger de la distance des objets.
§ 12. K. Le cinquième moyen consiste, dans la différente apparence des petites parties des objets. Quand les détails paraissent distincts, nous jugeons que l’objet est proche; quand, au contraire, ils sont confus, nous jugeons l’objet à une grande distance. Pour comprendre cela, il faut considérer que le diamètre des objets peints sur la rétine diminue toujours à mesure que la distance augmente, par conséquent, un objet disparaîtra quand on le placera à une si grande distance de nos yeux, que la peinture qu’il fera sur la rétine soit insensible à cause de sa petites, se. De là vient que les petites parties d’un objet ne seront pas aperçues à certains éloignements, car la partie la moins sensible sera toujours plus petite ou plus grande proportionnellement à la distance plus ou moins grande de l’objet même.
§ 13. F. Le sixième et dernier moyen consiste dans la co?/îp«)Y«so?i des distances des objets placés entre nous et l’objet principal. Si par exemple, nous regardons un objet éloigné, tel qu’un clocher, nous voyons ordinairement plusieurs terres et maisons entre nous et lui. Or, comme nous jugeons de la distance de ces terres et de ces bâtiments, et que nous apercevons en même temps le clocher au-delà de tous ces objets, nous concluons qu’il est beaucoup plus éloigné.