‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 373 sur 570 · DISTANCE · texte numérisé non relu

DISTANCE

jets sont d’une même couleur^ et que run paraisse plus vif et moins confus que l’autre, nous jugeons que l’objet qui paraît d’une couleur plus vive est plus près que l’autre.

§ 6. Quelques savants prétendent que la force avec laquelle la couleur des objets agit sur nos yeux, doit être en raison réciproque double de leur distance, parce que la densité ou la force de la lumière décroît toujours selon cette raison. 11 suit de là que les objets paraîtront moins lumineux et plus empreints de la couleur du milieu au trax^ers duquel ils sont aperçus, à proportion de l’éloignement où ils seront de nos yeux. 11 est donc facile de se rendre compte pourquoi une chambre paraît plus petite après que ses murs ont été blanchis, etc. Dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres, la vivacité de la couleur fait paraître les objets plus rapprochés^ d’où nous concluons qu’ils le sont, car nous jugeons toujours l’étendue et la grandeur des corps par la comparaison que nous faisons de leur grandeur apparente avec leurs distances.

§ 7. C’est encore ce qui explique pourquoi le feu et la flamme paraissent si petits quand on les voit à une grande distance pendant la nuit. La prunelle étant alors fort dilatée, laisse passer une plus grande quantité de rayons de lumière dans l’œil, et cette lumière agissant plus fortement sur la rétine, doit faire paraître l’objet plus proche, d’où l’on juge qu’il est plus petit.

§ 8. Les objets brillants et lumineux paraissent plus proches et plus petits qu’ils ne le sont en effet. Ceux obscurs ou faiblement éclairés paraissent toujours plus éloignés et plus grands, en raison de la faiblesse et de l’obscurité de leur couleur.

De même, la distance apparente et la grosseur des objets semblent augmentées lorsqu’on les voit à travers le brouillard, car une plus grande quantité de lumière étant interceptée ou irrégulièrement brisée dans son trajet, il en entre moins dans l’œil, elle agit avec moins de force sur la rétine; donc, l’objet est réputé plus éloigné et plus grand qu’il n’est réellement.

§ 9. L’erreur de la vue provenant de cette cause est si grande, qu’un animal éloigné a été pris pour un animal beaucoup plus gros étant vu par un temps de brouillard.

§ 10. L’opacité de l’atmosphère, qui empêche une partie de la lumière de parvenir jusqu’à l’œil, est encore une raison qui nous fait voir le soleil et la lune avec moins de force quand ils approchent de l’horizon, et plus brillants quand ils s’élèvent, parce que leurs rayons, dans l’espace qu’ils ont à traverser, rencontrent plus de vapeurs quand ces astres approchent de l’horizon que quand ils sont très-élevés; ils nous paraissent alors plus grands. Nous pouvons conclure de tout ceci, que les couleurs apparentes des objets nous servent beaucoup à juger de leurs distances, quand nous connaissons d’ailleurs la force et la vivacité de leurs couleurs à toute autre distance donnée.

§ H. Il est bien vrai que la pupille,, pai* la propriété dont elle jouit

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