‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 38 sur 570 · ALBUMINE IODÉE · texte numérisé non relu

ALBUMINE IODÉE

puis on verse ralbumine à leur surface ; on la promène en tous sens pour que la couche s’imbibe bien, on reverse l’excédant et on met à égoutter et à sécher verticalement sur du papier buvard ou sur un séchoir vertical (1387).

Toutes ces opérations se font à l’obscurité ou au moins dans un cabinet obscur (197), muni de verres antiphotogéniques (1472).

Dans cet état, la plaque se conserve plusieurs jours.

§ 2. Quand on veut s’en servir, on passe au bain d’acéto-nitrate environ pendant 20"; ce bain est composé de :

Nitrate d’argent (983) 10 gr.

' Acide acétique cristallisable (19) 10

Eau distillée 100

Au moment de l’employer, on le filtre avec soin ; c’est nécessaire surtout pour le développement ultérieur à l’acide pyrogallique (1239). Lavez i l’eau distillée, et vous pouvez employer la glace soit humide, soit dans la journée ou même le lendemain.

§ 3. On peut ne pas développer de suite et attendre, en voyage, un moment commode.

Le développement se fait à l’acide gallique (721) saturé et additionné de quelques gouttes d’acéto-nitrate neuf. L’image apparaît lentement, employant 1/4 d’heure et quelquefois 3 jours suivant le temps de pose, et la quantité d’acéto-nitratc ajouté à la solution d’acide gallique.

§ 4. Les négatifs que Ton obtient ainsi ont plus de dureté que ceux obtenus à Tacide pyrogallique. Ou l’emploie à différentes doses, suivant Teffet à obtenir. Ordinairement, on prend deux verres : dans Tun, on met la solution habituelle d’acide pyrogallique, et dans l’autre, une solution étendue d’acéto-nitrate. On mouille la plaque avec de Teau, on la couvre d’abord de la solution d’acide pyrogallique ; OR ne voit rien apparaître, on laisse en contact 1 à 2', on reverse dans le verre et on remplace par celle d’acéto-nitrate. Le développement commence et avance rapidement. Quand l’image est presque sortie, on remplace Tacéto-nitrate par Tacide pyrogallique, et ainsi en alternant les solutions sans jamais les mêler.

§ 5. On peut également employer :

Acide pyrogallique (1239) 0gr-5ü

Eau 100

Mêlez à volume égal de ;

Nitrate d’argent (983) 2 gr.

Eau 100

versez ce mélange sur la glace mouillée d’eau distillée, pour éviter les temps d’arrêt, reversez dans le verre, et ainsi de suite.

S’il y a sur le verre ou sur les mains des traces d’hyposulfite, le mélange devient boueux.

L’image apparaît de 1' à 10'.

ALBUMINE lODURÉE.

§ 6. Le bain de fer, avec diminution du temps de pose, est également applicable.

Ce procédé peut surtout être employé pour les vues d'intérieur, où une pose d'une journée est nécessaire.

§ 7. Si l'on est pressé, il est possible de sécher les glaces au feu sans altérer la sensibilité; par ce moyen même, on évite les cloches qui viennent soit du jaune d'œuf mélangé accidentellement à l’albumine, soit de parties grasses de la glace qui diminuent en cet endroit l'addiérence, soit d'un simple défaut d'équilibre entre la dilatation du collodion et le retrait de l'albumine.

Quant au développement à l'acide gallique, il convient lorsque la lumière a été sombre et uniforme. Pour les effets de soleil, l'acide pyrogallique vaut mieux.

49. — ALBUMINE lODURÉE sur Collodion ioduré (négatifs rapides) : (Roman, 1801). {Phot.)

§ 1. Ce procédé, modification de la méthode Taupenot (48), constitue cependant un progrès qui consiste à laver très-légèrement les glaces après la sensibilisation de l’albumine, pour ne pas enlever complètement l'azotate d'argent libre (983) ; puis à employer à chaud la solution révélatrice au lieu de l'employer à froid.

§ 2. Pour les paysages et les reproductions, on fait un collodion épais, composé de :

Ether sulfurique à 62» (657) 90c.c.

Alcool à 36® (68) 10

Coton-poudre (716) lgr.50

On sensibilise en ajoutant pour 40c.c. de collodion épais, la solution suivante :

Ether à 62'> (657) 35c.c.

Alcool à 36° (68) 25

lodure d’ammonium (836) Ogr-25

lodure de cadmium (841).. . . ! 0 25

§ 3. Pour un portrait, le collodion épais doit contenir 1 gr. au lieu de lgr.5 de coton-poudre, en conservant la même quantité d'éther et d'alcool.

Pour rendre ce collodion photographique, on prend :

Collodion épais 50c.c.

Ajoutez :

Solution alcoolique d’iodure de cadmium à50/o. 25c.c.

Solution alcoolique de bromure de cadmium

Ether sulfurique à 62® 15

§ 4. Quand la glace est collodionnée, sensibilisez-la dans le bain suivant :

Eau distillée 100 gr...

Azotate d’argent fondu, recristallisé et fondu (983)

ALBUMINE lODURÉE.

Laissez au bain 4' à 5', sortez et laissez égoutter, mettez dans Teau pour enlever Texcès de nitrate d'argent; lavez ensuite à deux eaux; laissez égoutter et couvrez la glace avec l'albumine suivante :

§ 5. Albumine (46) 100 gr.

Eau 50

lodure d’ammonium (836) 0.50

Bromure- id 0.25

Battez l'albumine en mousse épaisse, laissez reposer quelques heures, décantez et ajoutez au liquide :

Ammoniaque (91) 3 gr.

Cette albuminé ne se fendille pas et ne se soulève jamais au développement, si toutefois la glace a été parfaitement nettoyée.

§ 6. L'albuminage se fait en plaçant la glace collodionnée sur un support à vis calantes (1387 bis), où on la couvre d'albumine qui y séjourne pendant 30" ; reversez dans le flacon ; égouttez la glace et laissez-la sécher appuyée sur du buvard.

§ 7. Pour sensibiliser, prenez un bain de :

Eau distillée 100 gr.

Azotate d’argent (983) 8

Acide acétique cristallisable (19) 8

où la glace séjourne 30" à 40"; retirez, lavez quelques secondes dans deux eaux ; laissez sécher à l'abri de la poussière.

§ 8. Pour le paysage, on peut prolonger la pose et développer à

froid avec :

Eau . 1000 gr.

Acide pyrogallique (1239) .• • • • ^

Acide acétique cristallisable (19) 45

Mouillez d'abord la glace et mettez-la au bain révélateur, la couche sensible en dessus ;. agitez doucement le liquide, relevez après 2' ou 3' et ajoutez de l'azotate d'argent à 2 O/q aiguisé d'acide acétique. C'est cette liqueur qui fait apparaître l'image : après 25' le développement est complet.

§ 9. Pour les épreuves rapides, le développement se fait à chaud.

Plongez la glace impressionnée, pendant 30", dans le bain d'acétonitrate qui a servi à la dernière sensibilisation, égouttez et mettez dans un bain de :

Eau 200 gr.

Acide pyrogallique (1239) • 1

Acide acétique (19) . 20

chauffé d'avance à -j- 45® ou -j- 50°. L'apparition a lieu de suite, mais l'image est faible; renforcez-la dans un autre bain tiède, composé de :

Acide pyrogallique (1239) 0.6

Acide acétique (19) 20

Azotate d’argent (983) 4

§ 10. Le développement est fini au bout de 10'. Lavez et fixez à l'hyposulfite de soude (795).

ALBUMINE lODURÉE.

50. — ALBUMINE lODURÉE sur Collodion ioduré négatif : (De Bré-

eisson). [Phot.)

§ \ , Composez un collodion normal avec ;

Coton-poudre (716) Ig^-SO

Ether sulfurique à 62» (657) 1.00 c.c.

Alcool à 40» (68) 10

et de Ualcool ioduré ainsi :

Alcool à 40» (68) 100 c.c.

Ioduré de potassium (848) 4gr.

broyez très-fm, mélangez^ agitez et filtrez.

§ 2. Le collodion très -faible, qui sert pour ce procédé, se compose de :

Collodion normal ci-dessus 50 c.c.

Ether sulfurique à 62» (657) 40

Alcool ioduré ci-dessus 40

§ 3. On verse sur une glace une couche de ce collodion, et on la sensibilise au bain d^azotate d^argent (983) neutre à 4 ou 5 O/o- § 4. On lave cette couche collodionnée, et après qu'elle a égoutté quelques secondes, on verse sur le collodion une couche de ralliu-

mine suivante :

Albumine de 3 œufs (46) 100c. c.

Eau distillée 60

Dextrine (501) 9 gr.

Ioduré de potassium (848) 1

on bat ce mélange en mousse épaisse, et on laisse reposer.

§ 5. Avec la partie liquide bien décantée après ce repos, on albumine sur collodion, e‘t l’excédant est éliminé par un des angles et jeté. On laisse sécher. La dextrine ajoutée a pour but d'empêcher la couche d'albumine de se fendiller. Toutes ces opérations peuvent être faites au grand jour si le bain d'argent est neutre ; s'il est acide, les épreuves seront voilées.

§ 6. La sensibilisation de l'albumine doit être faite à l'abri de la lumière. On plonge la glace dans un bain d'acéto-azotate d'argent

renfermant :

Eau distillée 100 gr.

Azotate d’argent (983) 8

Acide acétique crîstallisable (19) 8

Il suffit d'une immersion de 30" à 40"; on lave légèrement à Teau de pluie ou distillée et l'on termine par un lavage plus abondant à l'eau filtrée. ^

§ 7. Avant de laisser sécher la couche sensibilisée et lavée, on coule à sa surface une solution d'acide pyrogallique, dont la préparation est :

- Eau distillée 100 gr.

Solution alcoolique d’acide pyrogallique (î 239)

on laisse égoutter et sécher.

Ogouttes.

ALBUMINE lODURÉE.

§ 8. L^on peut conserver des plaques ainsi préparées pendant plus de deux mois, mais à l’abri de l’humidité et de la lumière.

La durée de temps -de pose ne peut être précisée, elle dépend du degré de lumière et de la qualité de l’objectif que l’on emploie.

§ 9. Pour faire apparaître l’image, on se sert d’eau saturée d’acide gallique (721) avec quelques gouttes d’une solution faible d’acétoazotate d’argent neuf, et on fixe à l’hyposulfite de soude (795).

§ 10. Le lavage avec la solution d’acide pyrogallique augmente la sensibilité; l’apparition est plus prompte et les épreuves ont plus de vigueur. On peut prolonger le temps de pose sans aucune crainte de solarisation (1329) des parties claires.

51. — ALBUMINE lODURÉE sur Collodion ioduré (négatif) : (Gatel). (P/ioL) ^

§ 1 . Ce procédé , calculé pour éviter les points noirs et les soulèvements, procure une couche impressionnable d’une solidité parfaite

pendant le développement de l’image.

§ 2. Prenez :

Albumine (46) 160 gr.

Dans le 1/3 en poids d’eau distillée, qui est. . 53

Mettez :

lodure d’ammonium (836) 3g'’.20

L’iodure étant dissous, ajoutez :

Teinture d’iode (1402) 3.50

puis versez peu à peu cette eau iodée dans l’albumine en la battant avec une fourchette de buis.

Cette formule présente environ 1 gr. 50 d’iodure par 100 gr. d’albumine aqueuse.

La teinture d’iode est faite avec 1 gr. d’iode en paillettes, dans 40 gr. d’alcool à 36®.

Laissez reposer l’albumine 12 à 15 heures.

§ 3. Prenez :

Collodion normal (374).' 100 gr.

lodure d’ammonium (836) 0.50

— de cadmium (841) 0.50

Solution de protoiodure de fer (1227) 3

Laissez reposer.

Ces deux liqueurs, § 2 et § 3, sont décantées avec soin avant de servir.

§ 4. La glace sera nettoyée avec un mélange d’alcool (68) 10 parties, d’ammoniaque (91) 1 partie, et de tripoli.

§ 5. Collodionnée d’après les procédés connus, on sensibilise la couche au bain d’argent à 8 O/o, puis on la lave à l’eau distillée ; on verse alors l’albumine à sa surface, et on laisse sécher 1 2 à 1 5 heures.

34 ALBUMINE lODlURÉE^

§ 6. Le bain sensibilisateur après Talbuminage est :

Eau distillée 15 gr.

Nitrate d’argent fondu blanc (983) 10

Acide acétique (19) ' . . . 7

Alcool à 360 (68) 120

Ce bain ne sera filtré gu'après 12 à 15 heures de repos, et la glace laissée 15" à 20" en contact avec lui. On la lave dans une cuvette plate (449) avec de Talcool à 36% et on termine par un dernier lavage à beau distillée.

§ 7. Les- glaces, une fois séchés^ ne doivent être employées que 5 ou 6 jours après la dernière sensibilisation; elles se conservent trèssensiblesloDgtemps.

§ 8. Le développement se fait par bacide pyrogallique (1239) et bacide acétique (10). Dès que bépreuve commence à paraître, on ajoute quelques gouttes de solution d'argent à 2 O/q.

§ 9. 11 ne faut pas craindre, s’il survient des réductions à la surface de l’albumine, de laver à grande eau et de frotter avec un tampon de coton mou, car la couche est entièrement coagulée. Quand les réductions sont enlevées, on replonge la glace dans le liquide réducteur, jusqu’à ce que l’image soit complète. Si le liquide est trop réduit, on le remplace par une solution nouvelle.

§ 10. On lave et bon fixe comme à l’ordinaire. L’hyposulfite (795) est préférable au cyanure (456), qui distend l’albumine.

52. — ALBUMINE lODURÉE sur Collodion quelconque : (H. -P. Robinson, 1857). {Phot.)

§ 1 . Nettoyez les plaques de verre en les trempant dans de bacide nitrique (1002) et de beau en parties égales. Lavez dans beau ordinaire, séchez avant de les employer, et polissez-les avec une peau de chamois.

§ 2. Enduisez une glace de collodion quelconque, et plongez-la dans

un bain compose de :

Nitrate d’argent (983) 7 gr.

Acide acétique cristallisable (19) 0.2

Eau distillée. 100

saturez-le d’iodure de potassium (848) et ajoutez 7 à 8 gouttes de glycérine (735).

§ 3. Quand la couche n’a plus d’aspect gras, on retire la glace pour la plonger dans de beau distillée, où on la lave pendant 2' ou 3' sous un robinet. Ce lavage doit être complet.

Quand il est fini, laissez égoutter la plaque pendant 1 ', puis versez la composition suivante d’albumiiie iodurée sur le collodion, où vous la laissez quelques secondes, et vous la renversez dans le flacon.

§ 4. Albumine (46) 100c. c.

Eau distillée 25

Ammoniaque (91) 2

lodure d’ammonium (836) 10 gr.

Bromure d’ammonium.. 2

ALBUMINE NÉGATIVE

On dissout d'abord Tiodure et le bromure dans Teau^ et on les ajoute à l’ammoniaque et à l’albumine ; on bat le tout en mousse. Quand l’albumine est revenue liquide^ on la passe à travers du calicot ; elle est prête à servir.

§ 5. La glace collodionnée et sensibilisée étant recouverte de cette composition, on peut la serrer ; une fois sèche, elle est insensible à la lumière et peut être gardée aussi longtemps qu’on le veut.

Pour s’en servir, il faut la passer P au bain d’argent, la laver dans l’eau distillée, puis sous un robinet, et la porter à la chambre noire.

§ C. Ce collodion albuminé est assez lent d’impressionnement.

La durée de l’exposition, par un jour brillant, est de 5' avec un objectif à paysage diaphragmé à 16“"™., et de 2' avec un objectif stéréoscopique.

§ 7. Développez dans une solution de :

Acide gallique (721) 4 gr.

Acide pyrogallique( 1239) 1

Alcool (68) 4

Acide acétique cristallisable (19). . 4

Eau 600

Placez la glace impressionnée dans un vase qui contienne une partie de cette solution, et ajoutez 3 à 4 gouttes de solution de nitrate d’argent pour 100 gr. L’épreuve doit être complète en une ou deux heures. C’est à peu près le développement de l’albumine et du papier ciré.

Si l’on veut une intensité plus grande, on ajoute plus de solution

d’argent. Lavez.

§ 8. Fixez au bain :

Hyposulfite de soude (795) 40 gr.

Eau 500 c.c.

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