ALBUMINE EXPÉDITIVE : (Laborde). {Phot
§ I. Versez 4 à 5 gouttes d’acide acétique (19) sur chaque blanc d’œuf, agitez avec un tube de verre (34) pour mélanger, et abandonnez au repos. L’albumine se liquéfie en peu de temps, et on la sépare des matières en suspension, en la passant sur un linge lin légèrement mouillé.
§ 2. On fait dissoudre 2 gr. d’iodure de potassium (848) dans 100 gr. de cette albumine, et on ajoute juste assez de sucre (1362) pour qu’elle ne se fendille pas à une légère chaleur. C’est précisément le point délicat, mais il ne peut être précisé d’une autre manière, il faut faire quelques essais. En effeC la nature même de l’albumine prise d’œufs frais ou vieux, d’animaux jeunes ou vieux, change à chaque préparation ppur ainsi dire. Avec une habitude qu’on acquiert très-vite, ce tâtonnement est beaucoup moins lent qu’il ne semble^ et si l’on réunit les autres conditions de succès, propreté, rapidité d’opération^ etc., 1' d’exposition suffit pour la vue d’un monument ou d’un paysage. La sensibilité de ces couches dépend presque entièrement du degré de coagulation (303) de l’albumine, qui, récipient inerte, fixe seulement les substances actives. Si elle les emprisonne trop fortement, le jeu des affinités est plus difficile et la stabilité plus grande. Le sucre et l’acide agissent fortement contre une trop grande cohésion.
48. ALBUMINE IODÉE sur Collodion ioduré (négatif) : (Taupenot, 1855). {Phot.)
§ 1 . On commence par préparer l’albumine fermentée qui sert également comme vernis pour les épreuves négatives fixées (1473).
Quand les plaques de verre collodionnées ont passé au bain d’argent qui les rend, sensibles, on les lave p'arfaitement à l’eau distillée.