DOSAGE DES ACIDES. (CMm.). V
519 bis. — DOSAGE DES lODURES dans le Coîlodion : (Laborde).
{Phot.)
§ I . On est généralement porté à employer tous les iodures à la dose de celui qu’on a adopté, c’est une cause de nombreux insuccès, parce que sous le même volume ou le même poids ils ne contiennent pas tous la même quantité d’iode. Il faut donc que l’iodure à employer soit dosé non pas d’après son poids, mais d’après sa valeur en iode actif.
§ 2. Le tableau ci-après contient une partie des iodures solubles dont on peut se servir en photographie, et les nombres qui les suivent indiquent les quantités relatives qu’il faut employer pour avoir une dose d’iode égale.
L’unité de comparaison est la proportion moyenne de l’iodure de potassium adopté par plusieurs opérateurs, \ gr. dans Olit.I de collodion (307). Le bain de nitrate d’argent (983) étant à 7 O/o, la seconde colonne indique les milligrammes ; si on prépare i litre de collodion.
elle représente des centigrammes.
Centigr.
Gentil.
lodure de potassium (848)
. 100.0 collodion. 100
— de baryum (840)
— de cadmium (841)
— de strontium
non essayé.
— de zinc (852)
— de nickel
— de fer (844) '. . .
— de sodium
— de calcium (841 bis). . . .
— d’ammoniaque (836). . . .
DORURE DE l'aCIER.
Gentigr. Gentil.
lodure de magnésium (846) 84.0 collodion. 100
— d’aluminium 81.8 — 100
— de lithium (845) 80.2 — 100
non essayé.
§ 3. Trois conditions doivent déterminer le choix de l’iodureà employer : /
Il doit être à peu près inaltérable à l’air, et n’abandonner l’iode que sous l’influence du nitrate d’argent par double décomposition.
2° line doit pas provoquer la décomposition de l’étber (657).
3® Le nitrate, inactif pbotograpbiquement, qu’il introduit dans le bain d’argent, ne doit avoir aucune influence fâcheuse dont il faille tenir compte.
L’iodure de potassium et l’iodure .de sodium satisfont à la première condition, mais tapotasse (1209) et la soude sont deux alcalis (66) puissants (jui sollicitent, malgré leur union à l’iode, une décomposition de l’étber. 11 se forme de l’acide acétique qui devient le point de départ de transformations successives et défavorables.
§ 4. L’iodure de baryum et l’iodure d’ammodium mettent en présence de l’étber, des bases trop fortes, et se décomposent trop facilement (à l’air, mais offrent l’avantage que les nitrates introduits par eux dans le bain d’argent n’ont pas d’action sensible tant qu’ils y sont en petite quantité.
§ 5. L’iodure de zinc est plus avantageux que les précédents, mais l’air humide le décompose facilement, à cause de sa déliquescence. Le nitrate qu’il introduit dans le bain d’argent possède une action conservatrice favorable, analogue à celle de l’acide acétique (19), sans diminuer la sensibilité du collodion.
§ 6. L’iodure de cadmium remplit les trois conditions énoncées cidessus ; presque inaltérable à l’air, il ne provoque pas la décomposition de l’étber, et le nitrate introduit favorise la venue de l’image.
L’iodure d’aluminium, très-déliquescent, est peu employé ; son nitrate agit favorablement, comme l’acide acétique, et communique à la couche une grande adhérence au verre.
§ 7. L’iodure de fer préparé avec excès de limaille de fer (880), donne une grande sensibilité au collodion; mais le nitrate de fer restant d.ms le bain le salit promptement, surtout quand il est neutre.
§ 8. Nous n’avons pas parlé des iodiires de tétréthylammonium (851) et d'étbylaminc (658), encore peu connus. Ce sont les jalons de routes à frayer, et qui deviendront peu à peu fréquentées. Il est impossible (tue dans l’arsenal de la chimie, les photographes ne se forgent pas peu à peu les instruments nécessaires pour porter leur art à la perfection. ^ ^
520. — DORURE DE L'ACIER par la Pile. (Cmv. héi.). V. 465 — 1025
§ 1. L’acier est un des (tuelques métaux sur lesquels la dorure