‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 383 sur 570 · DOUBLE PESÉE · texte numérisé non relu

DOUBLE PESÉE

prend mal. Pour obtenir une bonne dorure, on est obligé de le recouvrir d’une couche de cuivre par la pile (440), c’est le cuivre que l’on dore. Avant de dorer une pièce de métal brut, il faut lui faire subir trois préparations qui sont : le recuit, le dérochage, et le décapage. '

§ 2. Le recuit consiste à chauffer les pièces pour enlever les matières grasses dont elles peuvent être pénétrées dans les travaux auxquels on les a soumises antérieurement. Pendant le recuit, la surface du cuivre se recouvre d’une couche de protoxyde et de bioxyde de cuivre qu’on enlève par le dérochage.

Cette opération n’est pas possible pour la damasquinure héliographique (465).

§ 3 . Le dérochage consiste à plonger les pièces encore chaudes, dans un bain d’acide azotique (1002) très-étendu d’eau, où on les laisse assez longtemps pour que l’oxyde se détache.

On les frotte avec une brosse dure, on les lave à l’eau distillée, et on les fait sécher dans la sciure de bois légèrement chauffée.

§ 4. 11 reste encore des taches irisées; pour les enlever toutes, on opère le décapage, qui consiste à plonger rapidement les pièces dans un bain d’acide nitrique ordinaire, puis dans un mélange du même acide, de sel marin et de suie, et enfin, à laver dans l’eau pure.

§ 5. Quand les pièces ont subi ces préparations, on les suspend à l’électrode négative d’une pile (1161) formée de 3 ou 4 couples de Bunsen, et on les plonge dans un bain d’or en les disposant comme pour la galvanoplastie. Elles restent dans ce bain plus ou moins longtemps, suivant l’épaisseur que l’on veut donner à la couche dorée.

Le bain le plus usité est composé de :

Chlorure d’or (273) 1 gr.

Cyanure de potassium (456) 10

dissous dans :

Eau 200

§ 6. Pour que le bain reste toujours à un degré convenable de concentration, on suspend à l’électrode positive une feuille d’or, qui se dissout à mesure que le bain laisse déposer son or sur les pièces en communication avec le pôle négatif.

Ce procédé de dorure a été employé pour la damasquinure héliographique (165). Les opérations de recuit, de dérochage et de décapage sont inutiles dans ce cas, parce que la surface de la plaque d’acier est d’une grande pureté. 11 suffit de la laver avec soin et d’appliquer d’abord une couche de cuivre (439), puis le bain d’or ci-dessus.

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