ÉPREUVES POSITIVES INALTÉRABLES
§ 6. Le problème de la fixation des images par le procédé de fusion étant résolu^ il en résulte pour les arts des avantages considérables.
Les images photographiques ou les associations de métaux servent à r ornementation de la céramique^, des vitraux, de la bijouterie, de l’orfèvrerie. -
Quant aux applications sur les autres corps, l’ivoire, le bois, les toiles préparées, on pourrait fournir des dessins purs et beaux pour le travail des bois précieux, de l’ivoire, de l’écaille, etc.
Par le papier, avec l’image au charbon ou autre matière résistante, les musées peuvent s’enrichir de matériaux précieux et de collections de tous genres.
Au point de vue photographique, on peut produire des négatifs sur verre ou sur papier ciré, avec le charbon, ayant la finesse et la vigueur de l’original.
§ 7. La question de résistance des poudres, ou matières indélébiles, n’a jamais fait l’objet d’un doute ; ce qui laisse absolument à désirer, c’est la fixité du corps qui les colle, qui les joint au papier. L’inaltérabilité de la gravure de l’imprimerie tient d’abord à celle du charbon qui forme la base de l’encre, mais aussi à la stabilité énorme des matières grasses, résineuses ou savonneuses qui fixent ce charbon aux fibres du papier.
L’albumine, les gommes, la gélatine, éminemment putrescibles, ne ^ peuvent prétendre à cette inaltérabilité.
610. — ÉPREUVES POSITIVES INALTÉRABLES, sur Papier à la Gutta-
Percha : (Gaumé). (Phot.). V. 1420.
611. — ÉPREUVES POSITIVES par le Chlorure double d’Uranium et de Potassium : (Niepce de St.-Victor et H. De La Blanchère). {Phot.)
§ 1 . Les épreuves obtenues au moyen de ce sel semblent plus complètes et plus facilement réussies qu’avec les autres sels uraniques ‘(1110).
Prenez :
Eau distillée. . 100 gr.
Chlorure double d’uranium et de potassium
(279) 20 gr. au plus.
Posez 5' le papier épais à la surface du bain; il devient moins jaune qu’avec l’azotate d’urane, mais l’image doit être tirée avec la même intensité.
§ 2. En plongeant ce papier au bain d'argent, on forme dans la feuille du chlorure d’argent (2G2) et dans le bain, de l’azotate de potasse (995). Le chlorure d’argent que contient le papier s’impressionnerait très-facilement à la lumière et ferait noircir la feuille. En sortant du bain révélateur (1110, § 5), l’image est rougeâtre; onia lave dans plusieurs eaux pendant 1 0', et on la plonge dans ;
Eau distillée 100 gr.
Ammoniaque pure (91) 10
ÉPREUVES POSITIVES SANS ARGENT
611 bis. - ÉPREUVES POSITIVES SANS ARGENT, sur Papier : (Duc DE Luynes, 1859). [Phot.)
§ 1 . Les expériences suivantes, tendant à former des images positives sur papier, par la réduction actinique d’un persel (1008, § 4, 7) métallique inaltérable, sont fort intéressantes, surtout comme notions à consulter. La variété des tons et de l’aspect de ces images est très-grande.
§ 2. On mélange, à volumes égaux, des solutions d’azotate d’urane (998) et de sesquichlorure d’or (1320) marquant chacune 10° au pèsesel (1136). On pose sur ce bain une feuille de papier positif, que l’on égoutte suspendue et qu’on achève de sécher au feu.
Cette feuille, exposée sous un négatif, produit une épreuve qui apparaît seule. On lave à plusieurs eaux, les sels sensibles encore solubles sont dissous, et l’épreuve est fixée.
§ 3. On mélange, à volumes égaux, des solutions d’azotate d’urane et de perchlorure de fer marquant chacune 10° au pèse-sel, on fait subir à la feuille de papier le même traitement, seulement on lave dans une seconde eau acidulée d’acide chlorhydrique (784) pour enlever le fer; on termine par un lavage à l’eau ordinaire, et on a une épreuve uniquement formée d’or.
§ 4. On mélange à volumes égaux, des solutions de perchlorure de fer (1128) et de chlorure de platine (276) marquant chacune 10° au pèse-sel. La feuille traitée de la même manière que ci-dessus est plus lente à s’impressionner sous le négatif et produit une image blanche sur fond jaune. Pour la développer en noir, il faut passer la feuille sur une solution de chlorure d’or marquant 5° au pèse-sel, et on obtient une image formée d’or et de platine.
§ 5. On peut obtenir une épreuve par le chlorure d’or seul, et cette méthode présente un phénomène particulier de continuation de l’action lumineuse (30).
La feuille, passée sur le bain d’or et séchée, est retirée, à moitié impressionnée, de sous le négatif. Abandonnée dans un endroit obscur, elle continue à se développer seule. Quand elle est au point voulu, on la fixe par des lavages à l’eau pure.
612. — ÉPREUVES POSITIVES sur Bois verni pour graver : (Con- TENCIN, 1861). {Phot.)
§ 1. Imbibez de vernis (1471) la surface du bois à graver, jnsqu’è ce qu’il n’en absorbe plus, mais sans que la surface en soit recouverte, le vernis devant seulement remplir les fibres du bois; dressez le bloc et laissez-le sécher.
§ 2. Passez alors le blanc de zinc ordinaire pour dessiner sur le bois, et recouvrez de vernis cette couche de blanc sèche.
Versez et laissez sécher une solution de gélatine formée de :
Eau 100 gr.
Gélatine (723) 2.50
Chlorure de sodium (277) 4.50