ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER (continuées) : (Gaudin
1854). [Phot.) ■
§ 1. Le papier positif ordinaire (1097) se colore très-peu sous Tin- Üuence des bains continuateurs : acide gallique (721), pyrogallique (1239) ou protosulfate de fer (1230), etc., parce qu’il présente un excès de chlorure à sa surface : s’il contenait un excès de nitrate d’argent
(983), il serait apte à laisser développer les images.
Le papier sera donc salé dans ;
Eau ordinaire 1 litre.
Chlorure de sodium (1308) 5 gr.
Les feuilles seront trempées dans le bain 10', retirées et mises à sécher. § 2. Le bain de nitrate d’argeiiTsera composé de :
Eau distillée 100 gr.
Azotate d’argent cristallisé (983) 20
Acide nitrique (1002) 2
Les feuilles y peuvent être plongées entièrement 5', ou seulement flotter à sa surface le même temps. On suspend et on laisse sécher à l’abri de la lumière.
On laissera, dans le châssis (240), le papier s’impressionner très-légèrement; les noirs doivent prendre seulement une légère teinte grisbleu, acquise par une exposition de 30" à 60" à Tombre, en été, et en hiver 5' à 10' ; dans tous les cas, la lumière solaire serait trop intense.
§ 3. La feuille est plongée alors dans un bain abondant de :
Eau ordinaire 100 c. c.
Solution saturée d’acide gallique 100
Acide acétique cristallisable (19) 2
ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER
Ce bain, fait par masse, se colore en brun, mais il sert très-longtemps et se bonifie à vieillir.
§ 4. Il faut plonger et imbiber rapidement l’épreuve, pour éviter les taches; en 10' elle est complètement développée. Lavez à l’eau ordinaire, à deux fois, et plongez dans le bain d’hyposulfite :
Eau ordinaire 100 gr.
Hyposulfite de soude 1
Acide acétique (19) 1 goutte.
Si les tons bistrés ne' sont pas violacés, on peut leur faire prendre cette teinte avec un bain de virage (1504 — 1505 — 1512).
Finir par des lavages comme d’ordinaire (874).
618. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER par le Bichromate de Potasse : (Sella, 1857). [Phot.)
§ 1 . Après avoir trempé le papier blanc dans une solution de bichrômate de potasse (160), on le suspend à un fil, pour le faire sécher à l’abri delà lumière.
On l’expose dans le châssis (240), comme à l’ordinaire, mais pendant un temps moitié moindre que pour le papier positif à l’argent, seulement jusqu’à ce que tous les détails de l’épreuve négative soient bien venus. On met alors l’image tremper dans l’eau pour la débarrasser de la couleur jaune qui forme le fond du dessin, et l’on change l’eau 2 ou 3 fois.
§ 2. Ce lavage terminé, on plonge 3' ou 4' le papier dans un bain de protosulfate de fer à 5 O/o d’eau, on lave à l’eau filtrée, souvent renouvelée, et on laisse tremper pendant 30' au moins. On développe ensuite dans une solution d’acide galliqne (721) ou pyrogallique (1239) que l’on peut concentrer sans inconvénient; l’image présente une belle teinte noire, tirant sur le violet.
§ 3. Ce procédé présente économie d’argent, facilité d’exécution, certitude des résultats et solidité des produits.
Le bichromate peut également s’appliquer avec l’albumine (46), la gélatine (723), etc., et produire des positives semblables.
618 bis. — ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER par le Procédé négatif. [Phot.). V. 139, § 2, 3, 4, 5, 6 — 1208.
619. — ÉPREUVES POSITIVES sur Phosphore : (Draper, 1861). (Phot.)
§ 1. La lumière exerce sur le phosphore jaune (1144) ordinaire une action curieuse, puisqu’elle le convertit en la modification rouge allotropique de ce corps.
L’auteur a réduit le phosphore en couche mince en le coulant entre deux glaces ; il a obtenu, sur cette surface, des épreuves photographiques au moyen de clichés. Quelques-unes de ces épreuves ont pu être conservées pendant 5 ou 6 années, dans l’obscurité, sans altération.
EPREUVES SANS SEL d'aRGENT.
§ “ü. On peut fixer ces épreuves en les recouvrant de sulfure de carl)one (1376); les parties non impressionnées se dissolvent facilement.