ÉPREUVES POSITIVES VOILÉES : (Van Monckhoven
§ 1 . Il est souvent utile qu’une épreuve positive directe soit rigoureusement débarrassée du voile qui peut la recouvrir; or^ ce voile persiste quelquefois, malgré le changement de collodion ou de bain d’argent et laisse apercevoir une très-belle épreuve.
§ 2. Il suffit, pour l’enlever, de couvrir l’épreuve d’une eau iodée (520) pendant quelques secondes, de laver et de la soumettre au cyanure de potassium (456).
La couche métallique qui forme le voile est alors enlevée à l’état d’iodure d’argent (837) par l’agent fixateur.
621. — ÉPREUVE ROUGE sur Papier positif. {Phot.). V. 802, § 1.
621 bis. — ÉPREUVES SANS SEL D’ARGENT: (G. J. Burnett, 1857). {Phot.)
§ 1 . On prépare le papier à l’aide d’un mélange de bichromate de potasse et de sulfate de cuivre. On expose à la lumière jusqu’à production d’une image nette. On retire du châssis et on lave la feuille à plusieurs eaux, dont la dernière doit être chaude, sinon on l’emploiera froide additionnée d’un peu d’acide.
§ 2. On place alors le papier sur un bain de ferrocyanure de potassium (672) jusqu’à ce que tout le cuivre soit converti en ferrocyanure rouge ; on lave l’épreuve avec soin, puis on la colore dans un bain de protosulfate de fer (1230) additionné d’acide citrique (299), nitrique (1002) ou acétique (19).
On lave ensuite le papier à l’eau ordinaire et on le sèche.
§ 3. Ce mélange peut s’appliquer au papier ordinaire, au papier fortement albuminé ou gélatiné, au papier vélin et aux tissus. Il peut également être employé en couches déposées par l’albumine ou la gélatine sur le verre, la porcelaine et autres suhjectiles.
§ 4. En faisant virer l’épreuve dans un bain d’uranium (1 461), après l’enlèvement du ferrocyanure par les lavages, les épreuves sont trèsintenses et les lumières très-pures. Dans ce cas l’épreuve est rougebrun.