FENDILLEMENT DU COLLODION. [Phot.), V
§ 1 . Le fendillement de la couche de collodion a lieu quelquefois pendant qu’elle se dessèche spontanément; c’est un accident très-difficile à entraver dans sa marche. Il faut, si l’on s’en aperçoit à temps, répandre un bon vernis (1480 à 1482) sur la couche, sans chauffer, ce qui accélérerait la perte du cliché. Laissez alors sécher à plat et doucement avec une couche de vernis assez épaisse.
§ 2. Quelques auteurs attribuent à la présence de l’eau dans le collodion cet accident, qui tient plutôt au défaut d’adhérence de la couche à la glace ; défaut d’adhérence que nous n’attribuerons pas toujours au manque de propreté de la surface, ni à une pellicule de matière grasse, mais souvent à une qualité particulière delà surface du verre. Telle glace est impossible à rendre capable de porter une image sans tache, et telle autre présente une surface à laquelle le collodion n’adhère pas.
§ 3. Ce fait se rencontre beaucoup plus souvent avec le verre qu’avec les glaces proprement dites; presque toujours, les feuilles défectueuses ont un aspect moiré ou irisé par la lumière réfléchie, sans que leur transparence en soit sensiblement altérée.