FLACONS A DÉPOSER LE COLLODION
d’eau pure, qu’on verse dans une cuvette plate (450), en quantité suffisante pour recouvrir complètement la plaque métallique.
§ 2. Lorsque, par l’action du sel, les noirs de l’image sont suffisamment chargés, ce qui a lieu après, on retire la plaque, que l’on met dans une cuvette d’eau où on l’agite, puis onia sèche. Les parties polies du métal sont teintes en gris et les parties amalgamées sont peu ou pas attaquées.
Ainsi traitées, les images daguerriennes supportent le frottement du doigt et ne perdent rien des détails de l’image.
688. —FLACONS A DÉPOSER LE COLLODION : (H. De La Blanchèrk, 1859). (P/ioL)
Les flacons employés dans le traitement du collodion sont généralement de forme ordinaire; c’est à tort. Lorsque le collodion est sensibilisé, comme il est d’autant meilleur qu’il est employé plus tôt, il importe que rien n’entrave cette nécessité ; il faut donc qu’il se débarrasse vite et facilement des impuretés ou des dépôts qu’il pourrait tenir en suspension. Pour cela, on fait faire de petites fioles longues et étroites, d’une contenance de 60 c.c. environ.
§ 2. Leur forme, de 15 centimètres de haut sur 2 ou 3 de diamètre, a été choisie telle parce que le dépôt des matières que peut contenir le collodion, se faisant dans le sens vertical, s’accélère d’autant plus que les molécules de même nature s’agglomérant les unes sur les autres, acquièrent plus de poids. D’un autre côté, quand le dépôt est fait, la couche du liquide clair est plus facile à décanter quand elle est épaisse que quand elle est mince, parce qu’on court moins de risque de toucher au dépôt.
§ 3. Ces flacons doivent être bouchés avec un liège très-fin, surtout en été, parce que si la température s’élève à un degré près du point d’ébullition de l’éther (657), un bouchon à l’émeri pourrait sauter, et le flacon débouché serait perdu ou altéré profondément.
Ces fioles portent un pied semblable à celui des éprouvettes (630) pour assurer leur stabilité.
§ 4. On en remplit plusieurs, que l’on vide jusqu’aux deux tiers en employant le collodion, et l’on reverse l’excédant des parties claires dans un grand flacon, où on le retrouve en le reconstituant suivant le besoin, et le mettant à déposer de nouveau dans de pareilles fioles pour le travail.