FOYERS DES MIROIRS COURBES
distance telle que les rayons incidents ne soient pas parallèles^ mais divergents^ le rayon incident LK faisant avec la normale CK un angle
Fig. 114.
d’incidence LKC^ plus petit que l’angle SKC, l’angle de réflexion correspondant au rayon LK devra aussi être plus petit que l’angle correspondant au rayon SK. Ce rayon LK rencontrera donc^ après la réflexion, l’axe en un point l situé entre le centre C et le foyer principal F.
Tant que l’ouverture du miroir ne dépasse pas un petit nombre de degrés, tous les rayons émis du point L viennent, après la réflexion, concourir sensÜDlement au même point /. C’est ce point qu’on nomme foyer conjugué, pour indiquer la liaison qui existe entre les points L et l, liaison telle qu’ils sont réciproques l’un de l’autre ; c’est-à-dire que si le point Imnineux était transporté en /, son foyer conjugué serait en L.
Lorsque l’objet lumineux s’approche ou s’éloigne du centre C, son foyer conjugué s’approche et s’éloigne de lui, car les angles d’incidence et de réflexion croissent et décroissent ensemble.
Fig. 115.
§ A.^Foycr virtuel. Si le point lumineux est placé entre le foyer prmcipal E (fig. 1 15) et le miroir comme en D, un rayon quelconque DF émis de ce point, fait avec la normale CF un angle d’incidence DFC plus grand que EFC; l’angle de réflexion doit donc être plus grand que CFN; de là, il suit que le rayon réfléchi FG est dh ergent par rapport à l’axe principal AB. Tous les rayons partant du point D ne se rencontreront donc pas et ne formeront pas de foyer conjugué; mais si on les conçoit prolongés de l’autre côté du miroir, leurs prolongements vont sensiblement concourir en un même point D situé sur l’axe ; de sorte que l’œil qui les reçoit éprouve la même impression que s’ils étaient émis du point D. Il se produit donc, en ce point, un foyer virtuel XouX-
FULMI-COTON
à-fait analogue à celui que présentent les miroirs plans. C’est ce point qu’on nomme foyer virtuel du miroir courbe.