FULMI-COTON : (Martin). (Chim.). Y
§ 1 . Pour préparer le fulmi-coton ou coton-poudre^ prenez dans un flacon à l’émeri à large ouverture :
Acide sulfurique (1380) 200 gr.
Azotate de potasse en poudre (995) 100
agitez pour faire réagir l’acide sur le sel, et quand la masse sirupeuse est bien homogène, ajoutez par portions :
Coton cardé, du plus beau 5 gr.
remuez avec un agitateur (34) pour bien mouiller la portion ajoutée. Laissez reposer 5' au moins et versez la masse entière dans une terrine d’eau. Lavez jusqu’à ce que le sel ne se sente plus sous les doigts. Exprimez l’eau et lavez à 8 ou 10 eaux successives, tordez et essuyez dans un linge, étendez en éventail et fixez à une corde pour sécher.
§ 2. Le fulmi-coton, ainsi obtenu, doit remplir certaines conditions de solubilité et de ténacité pour se prêter aux manipulations photographiques sans accidents et avec les qualités nécessaires.
Ces qualités dépendent surtout de la nature même du fulmi*coton.
Les liquides qui doivent le dissoudre sont :
L’éther à 62®, que le commerce fournit suffisamment pur ; l’alcool qui doit marquer 40° et se trouve facilement. Mais le fulmi-coton présente de grandes variations qui tiennent à la manière par laquelle on l’a préparé.
§ 3. Le coton nitrique, ou fulmi-coton, dont la formule générale est : C^^H^^O^’5 (AzO^), doit être considéré comme composé de 2 molécules de ligneux 2 (C^^ 0^®) ayant perdu 3 équivalents d’eau
3HO, remplacés par 5 (AzO^).
- Mais on peut également considérer que les 5 (Az 0^) engagés dans la réaction ont fait disparaître 5 équivalents d’hydrogène après avoir fixé 2 équivalents d’eau, ce qui rentre dans leur mode de combinaison habituelle.
La formule du coton-poudre, ainsi considérée, peut s’écrire :
(Az 0^)s
Si maintenant nous considérons les quatre variétés connues de cotonpoudre, nous les représenterons facilement en les étudiant.
1° Le coton fulminant, ou à 5 équivalents d’acide hypoazotique, dont
FULMI-COTON
la formule est ci-dessus^ n’est soluble que dans l’éther méthylacétique ; il laisse, par l’évaporation, un dépôt pulvérulent qui ne permet pas son emploi en photographie.
2° Le coton soluble, à 4 équivalents d’acide hypônitrique.
j (AzO^)^
est le véritable coton photographique. 11 est soluhle dans l’éther méthylacétique et dans le mélange d’éther et d’alcool. Par l’évaporation de cette dernière liqueur, on obtient une couche transparente plus ou moins tenace, suivant la prédominance de l’éther dans le mélange des liquides.
3° Le coton poudreux, à 3 équivalents d’acide hypônitrique,
(AzO^)3
qui est soluble dans les mêmes liquides, dans l’acide acétique (19) et l’acide nitrique (1002) étendu. La couche qu’il donne par l’évaporation est toujours opaline, et n’est pas tenace par la raison que, dans le mélange d’éther et d’alcool, il demande une plus grande quantité d’alcool que le coton n® 2, ce qui donne à M. Gladstone une formule identique à celle qu’il a trouvée pour la xyloïdine.
4® Le coton à 2 équivalents, qui est soluble dans l’eau,