‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 490 sur 570 · FUMIGATION · texte numérisé non relu

FUMIGATION

décante la partie claire^ et on le fait bouillir dans un ballon (143) jusqu’à ce qu’il marque 123", puis on le laisse refroidir lentement.

Ainsi concentré^ l’acide nitrique qui n’avait qu’une densité moyenne de 1,33 à 1,37 et contient de l’eau, la laisse évaporer seule, et arrive à 1,42; sa formule est alors :

AzO^ 4HO.

2° Quant à l’acide sulfurique (1380) à 66°, on le trouve partout, et il satisfait pour la préparation du pyroxyle.

3° Le coton cardé est le meilleur qu’on puisse employer, il faut seulement le purger des matières qu’il peut contenir.

On mélange 30 c.c. d’acide nitrique de 1,4 de densité, préparé comme ci-dessus, avec 100 c.c. d’acide sulfurique. Dès que le liquide, qui s’échauffe par le mélange, est arrivé à-|-70° ou-|-^0°, on le remue avec une baguette de verre (34) et on laisse descendre la température à -|- 60°. On y plonge alors, par portions de 1/2 gr. à la fois, 7 gr. de coton cardé, et à chaque portion, on presse le tout avec la baguette de verre pour chasser l’air et donner aux fibres la facilité de s’imbiber parfaitement. Quand tout le coton y est placé, on couvre le vase et on attend 10'.

On transvase alors l’acide, et on en exprime l’excès contenu dans le coton, au moyen de l’agitateur.

Eny ajoutant 10 c.c. d’acide sulfurique, ce liquide peut servir pour 3 gr. de coton nouveau.

On termine par le lavage du coton comme on le fait xi-dessus, § 6.

Obtenu dans ces conditions, le coton est entièrément soluble dans l’éther alcoolisé (654), et s’étend très-bien sur la glace. Si oh le lave dans une eau ammoniacale, il prend une couleur jaunâtre.

717. — FUMIGATION : (Niepce de St.-Victor). (Grav. hél.). V. 754.

§ 1 . Les fumigations qui servent à la consolidation du vernis réservé, se font de la manière suivante : on emploie un appareil analogue à une boîte à mercure (170) et fermant hermétiquement. Dans le fond, on place une capsule en porcelaine (205 his) dans une ouverture ronde faite à une feuille de zinc.

On chauffe la capsule contenant l’essence d’aspic (640) pure, non distillée ou rectifiée, avec une lampe à alcool (868) jusqu’à la température de -j- 70® à-|- 80® au plus. 11 faut avoir soin de ne chauffer que jusqu’à un léger développement de vapeurs, de prolonger l’exposition de 2' à 3' et de chauffer de nouveau pour une seconde fumigation.

' § 2. La même essence ne peut servir qu’à deux fumigations au

plus. On laisse bien sécher la plaque, en l’exposant un instant à l’air, avant de faire mordre à l’eau-forte (1380), et si les opérations ont été bien faites, on trouve une résistance complète, qu’il ne faut cependant pas porter à l’excès; dans ce dernier cas, on peut, quelquefois, faire attaquer la plaque par l’acide en la retirant de l’eau une ou deux fois, et en la soumettant au contact de l’air.

FUSION DU NITRATE d'aRGENT.

§ 3. Toutes les essences de la deuxième catégorie (639) peuvent être employées en fumigations; leur action est en rapport avec le trouble qu’elles produisent dans la benzine (152), c’est ce qui fait que quelques opérateurs préfèrent l’essence de bergamote à celle d’aspic, dont l’action est trop forte et qui, en graissant la plaque, nuit parfois à l’action du grain d’aqua-tinte (110).

§ 4. Si les images obtenues dans la chambre obscure sont voilées, il faut les soumettre à la vapeur d’essence de bergamote, dont l’action moins forte convient mieux à une couche mince.

La puissance de la vapeur des essences propres à consohder le vernis héliographique est difficile à régler quand on les emploie en fumigations.

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