GRAINE DE LIN
produit partout où le bitume est devenu insoluble dans la première opération.
Au contraire^ les raies se produisent dans les endroits où le cliché n’était pas imperméable, et ceci avec une intensité proportionnelle au degré d’insolation du bitume.
§ 4. On retire le châssis, on place la glace rayée de manière que les raies forment un angle droit avec les premières tracées sur la plaque, et on expose de nouveau pendant un temps moitié plus court que la première fois. On répète cette opération en plaçant les raies dans le sens des deux diagonales des carrés obtenus, puis dans des positions intermédiaires à celles-ci jusqu’à ce qu’on ait produit le grain de la finesse désirable.
§ 5. Le temps employé pour chacune de ces expositions doit être toujours moindre que pour la précédente.
Les tailles ne se manifestent pas dans les lumières, elles sont, au contraire, d’autant plus pressées en passant des demi-teintes aux ombres absolues, que la planche devra retenir plus d’encre. Les blancs restent purs. Les demi-teintes conservent leur valeur, et enfin, les grandes ombres atteignent au noir absolu.
Ce moyen, extrêmement ingénieux pour retenir l’encre, est donc indépendant du goût de l’opérateur et est dû, comme la première opération sous le cliché, à l’action de la lumière. Il est préférable à l’emploi d’acides qui nécessitaient l’emploi des brunissoirs pour conserver les blancs purs.