‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 3)Chapitre 536 sur 570 · HEURES DU JOUR. [Phot.]. V · texte numérisé non relu

HEURES DU JOUR. [Phot.]. V

§ 1. La quantité d’actinisme (1244), c’est-à-dire de l’agent inconnu, ne produisant ni chaleur ni lumière, mais marchant avec elle, agent auquel on a donné le nom de rayon chimique, et que le prisme (1220) dévie au-delà des rayons violets, varie constamment dans son action.

§ 2. 11 est certain qu’il existe, pour une quantité donnée de lumière, une plus grande abondance de rayons chimiques à certaines heures de la journée, de 8 heures du matin à 12 heures, et dans certains mois de l’année.

Cette quantité atteint son maximum dans les mois de printemps, et s’affaiblit dans l’été à mesure qu’augmente l’intensité de la lumière et de la chaleur.

§ 3. Dans plusieurs circonstances, W. Crookes remarqua, sur les épreuves d^un spectre prises à différentes heures du jour, que le nombre des rayons très-réfrangibles croissait à certaines heures , comparativement à d’autres; la longueur du spectre, à l’extrémité violette, paraissant proportionnelle à la hauteur du soleil au-dessus de l’horizon. 11 attribua ce fait à une absorption, par l’atmosphère, des rayons les plus féfrangibles. Effectivement, les surfaces sensibles décélèrent la présence, lorsque le soleil était au méridien, de rayons qui n’existaient pas une demi-heure avant son passage.

§ 4. Le spectre obtenu à midi, en été, contient plus de rayons réfrangibles que le spectre correspondant à toute autre époque de l’année.

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