ÉPREUVES POSITIVES TRANSPARENTES POUR STÉRÉOSCOPE
(Obtention et montage). ( Phot .). V. 623 — 1206.
§ 1 . Il ne faut pas perdre un instant de vue, en faisant les négatifs qui doivent servir à produire des épreuves transparentes soit pour le stéréoscope, soit pour le stéréopticon ou lanterne magique (23, IV), qu’ils doivent présenter des qualités spéciales. En premier lieu, la glace sur laquelle sera fait le négatif doit être parfaitement plane et à surfaces parallèles, et aussi mince, dans certaines limites de solidité cependant, qu’il sera possible. En second lieu, l’image négative doit être brillante, claire et fine, conditions qui excluent absolument toute espèce de voile.
§ 2. Ceci s’adresse à toute espèce de négatifs dont on veut reproduire une image positive pour vitraux, etc., mais s’il s'agit d'épreuves stéréoscopiques transparentes, il faut faire subir au négatif la préparation suivante.
Supposons que le négatif soit parfaitement verni, on le place, la couche de collodion en dessous sur un cahier de papier buvard ou sur un morceau d’étoffe, puis, avec un diamant, on fait un trait juste au milieu de sa longueur et à angle droit, séparant ainsi les images en deux parties égales. Alors, à partir de cette ligne centrale, on mesure 4 cent, à droite et à gauche, et avec une équerre, on trace au diamant deux nouvelles incisions, une de chaque côté parallèle à la ligne centrale dé séparation. Cette opération demande beaucoup de soin.
§ 3. Il peut arriver que la division entre les deux images négatives ne reste pas une ligne, mais devienne un espace d’une largeur variable ; ce qui est souvent le cas quand on ne mesure que 4 cent, à droite et à gauche de la ligne de séparation. Au reste, cet espace ne fait pas plus mal, quelquefois mieux, qu’une simple ligne.
Ces incisions étant bien faites, on sépare la négative, d’abord en deux morceaux, et secondement chaque morceau en deux dont la partie des extrémités est laissée au rebut comme inutile.
§ 4. L’opération suivante consiste à choisir un châssis positif (240) de grandeur convenable et dont la glace soit parfaitement plane. Sur cette glace, on pose les deux images négatives stéréoscopiques, juxtaposées, le collodion en dessus, mais retournées , c’est-à-dire que les deux côtés qui étaient contigus dans le milieu du négatif non coupé, forment à présent les extrémités libres des deux épreuves. On appuie le côté d’en bas contre le bord inférieur du châssis positif.
§ 5. Ensuite, on pose sur ces deux négatifs une glace recouverte d’avance d’une couche de collodion sec sensibilisé, de telle sorte que la couche qui doit recevoir l'image soit en contact parfait avec celle qui la contient. Cette glace ne doit être ni plus longue ni plus large que les deux parties stéréoscopiques juxtaposées. On ferme le volet du châssis, et les ressorts qui sont placés à sa surface inférieure, doivent, par leur élasticité, maintenir les trois morceaux de verre par-