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MICROSCOPE EN PHOTOGRAPHIE

sur la glace de foyer, au moyen du microscope. C’est le seul procédé pour obtenir un foyer véritable et sans aucune incertitude, le tout sans perte de temps et sans fatigue pour les yeux. Car la recherche sans instrument du foyer sur une glace dépolie est au premier chef une fatigue pour les organes de la vision.

§ 5. La figure 376 indique bien quelle doit être la forme du cherche-foyer, et la manière dont on doit s’en servir.

Fig. 376.

G G est une glace polie qu’il faut substituer à la glace dépolie ordinaire, elle porte sur sa surface la plus éloignée du microscope des lignes très-fines tracées au diamant.

O est l’objectif achromatique.

E, l’oculaire.

H est une crémaillère qui fait mouvoir l’objectif O en avant et en arrière.

E T représentent le tube extérieur avec un rebord établi à l’extrémité objective, lequel est retourné à angle droit de manière à s’appliquer parfaitement sur la surface de la glace.

§ 6. Afin que le microscope soit commode pour les usages photographiques, on a soin de tracer, au diamant, sur la surface de la glace lisse, une série de fines lignes parallèles, espacées environ de 1 /30e de pouce (lmm).

L’instrument doit être soigneusement réglé pour la vision distincte des plus petits détails de ces lignes et alors rendu immuable dans cette position : rien n’est plus aisé ensuite que d’amener l’image de la chambre noire à coïncider avec ces lignes et par conséquent d’être sûr d’obtenir le foyer visuel pour la plaque sensible.

§ 7. 3° En mettant au point de cette manière au moyen du microscope, il est possible de déterminer la différence, s’il en existe une, entre le foyer visuel (710) et le foyer chimique (706) et de le faire avec toute l’exactitude nécessaire. Car il est évident que quand nous avons déterminé exactement le foyer physique, nous sommes facilement informés, par l'épreuve, si le foyer chimique diffère et quelle valeur a cette différence.

§ 8. 4° C’est encore un excellent moyen de s’assurer à certains

égards, des qualités de l’objectif de la chambre noire. Si au lieu d'un objectif, il y en a deux comme dans une chambre stéréoscopique (fîg. 188), on peut, en examinant au microscope les deux images obtenues, s’assurer que l’une est beaucoup plus fine que l’autre, soit parce qu’on n’a pas vérifié exactement les foyers, .soit parce que Fun des objectifs reproduit mieux que l’autre les détails délicats.

§ 9. 5° Les épreuves négatives doivent toujours être examinées au moyen du microscope : un instrument simple peut suffire pour cet objet, mais il est souvent préférable de se servir d'un microscope composé pouvant donner une amplification de 150 à 200 diamètres.

§ 10. 6° Le papier que l’on veut employer au tirage des épreuves positives, doit être toujours examiné à l’aide du microscope. Et quand les épreuves sont faites, on doit les examiner aussi pour s'assurer de l’excellence, de la finesse, de la conservation des détails délicats, etc.

Le lecteur intelligent suppléera bien facilement aux opérations que nous n’indiquons pas et auxquelles le microscope est chaque jour et à chaque instant applicable. Il est certain que l’usage régulier de cet instrument procurera au travail photographique une exactitude et une perfection qu'il atteint bien rarement.

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