‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 156 sur 193 · BAIN D’ARGENT POUR COLLODION (ÉTUDE SUR LE · texte numérisé non relu

BAIN D’ARGENT POUR COLLODION (ÉTUDE SUR LE

parce que la plus grande partie des négatifs sont plus favorables à cette dernière solution.

§11. En arrivant à une autre manière d’çnvisager la question,, on doit étudier quelle est l’augmentation de sensibilité que communique au papier l’usage d’un bain fort. Ceci importe moins à l’amateur qu’au photographe de profession. Celui-ci vous dira qu’avec du papier fortement salé et un bain d'argent riche à 100 grains par once,, ses opérateurs produiront, dans le même temps, deux fois plus d’épreuves des mêmes négatifs qu’en employant du papier ordinaire, et un bain d’argent de force habituelle. Or, la production rapide est une grande considération dans un établissement industriel. Enfin, il faut remarquer que quand les résidus sont conservés et traités avec soin, il paraît démontré que l’augmentation de dépense en nitrate est insignifiante comparée au plus grand nombre d’épreuves produites dans le même temps.

§ 12. 11 faut, enfin, remarquer que certains opérateurs qui travaillent avec un bain faible, ne le gardent pas toujours delà même force, mais le font varier avec l’intensité de la lumière pendant le tirage. Par un jour brillant, 10 gr. 0/0 suffisent ; s’il fait de la brume, on monte à 12 ou 13; s’il est couvert et qu’il fasse du brouillard, on va jusqu’à 15 ou 18 0/0. S'ils ne mettaient que 9 à 10 0/0 gr. par un jour couvert, les épreuves seraient trop longues à venir.

Il faut donc prendre toutes ces choses en considération quand on veut faire varier la force de son bain d’argent, et les joindre à celles qui résultent de la nature du négatif et aussi de la manière dont se fera le virage.

212. — BAIN D’ARGENT POUR COLLODION. (Etude sur 1 e).(PAoC). V. 131, 132, 133, 135 — 227, 319, III.

§ 1 . Peu de préparations photographiques peuvent être la source de plus d’accidents que le bain de nitrate d’argent. Cela arrive de deux manières : l’impureté des matières employées à composer le bain, et la connaissance imparfaite des variations qui peuvent y être introduites par l’usage subséquent qu’on en fait. Comme il n’y a pas à douter que si le nitrate et l’eau employés sont purs, le bain qui en résultera donnera, s’il est bien fait, de très-bons résultats, la question se résume simplement à savoir quelle est la meilleure manière de préparer le bain d’argent pour positives ou pour négatives sur verre ? ou si un seul et même bain peut servir pour les deux ?

§ 2. D’abord, remarquons que les positives sur glace (590 à 620 — 63 bis, 64, 100, 131, III) auxquelles on donne les nomsdemélaniotypes, ambrotypes, etc., sont des virages superficiels et demandent à avoir des lumières aussi blanches et aussi brillantes que possible, tandis que les épreuves négatives pénètrent la couche et sont formées dans le collodion même ; elles doivent donc avoir une valeur opaque et une couleur très-noire dans les ombres. Or, il est évident que lescon-

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