‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 20 sur 193 · PEROXALATE DE FER. (Chim.). V. 11, IV · texte numérisé non relu

PEROXALATE DE FER. (Chim.). V. 11, IV

§ 1. Ce sel est jaune, pulvérulent. Il est presque insoluble dans l’eau, soluble au contraire dans l'acide oxalique.

La dissolution de l’oxalate de peroxyde de fer se colore en jaune verdâtre quand on l’expose à la radiation solaire, et ne tarde pas à laisser déposer des cristaux d’oxalate de peroxyde de fer.

§ 2. On prépare ce sel en faisant dissoudre de l’hydrate de peroxyde de fer dans l’acide oxalique, ou bien on précipite par ce même acide du sulfate de peroxyde de fer.

L’oxalate de peroxyde de fer se combine avec les oxalates alcalins et forme des oxalates doubles.

(Plaisant, 1863). (Dess.)

§ 1. Pour retoucher les épreuves sur papier, il faut se munir de : 1° une palette en porcelaine garnie de ses cases pour préparer les teintes; 2° une demi-douzaine de pinceaux en martre de dilférentes grosseurs ; 3° de couleurs dont les principales sont :

Une tablette blanc d’argent. Une tablette laque carminée,

— noir d’ivoire, — brun-rouge,

— teinte neutre, — Sienne brûlée.

RETOUCHE NOIRE DES ÉPREUVES POSITIVES

Avec ces six couleurs, on peut faire tous les tons donnés par les différents virages connus ;

4° Un verre avec de l’eau et une petite éponge pour nettoyer la palette et mouiller l’épreuve au besoin; 5° un grattoir, des punaises, une loupe, un morceau de gomme à gratter, une règle, etc.

§ 2. Il faut avoir soin, au collage préalable de l’épreuve, qu’elle soit bien adhérente au bristol pour que, si l’on se trouve dans l’obligation de faire de grandes teintes plates, le papier ne se soulève pas dans les parties non collées, ce qui, rejetant le liquide de chaque côté de l’ampoule, produit une tache en' clair sur la partie plus foncée où se déclare le soulèvement. En outre, comme la prudence engage à procéder doucement, c’est-à-dire par teintes excessivement légères, il pourrait arriver qu’après avoir passé plusieurs teintes, la partie ampoulée, ayant perdu son encollage, ne se retendît pas complètement.

Un encollage très-soigné est donc une condition essentielle d’une retouche facile et propre.

§ 3. Pour faire cette opération, il faut bannir toute gomme ou dextrine du collage des épreuves, parce qu’il arrive trop souvent que le papier photographique qui a séjourné dans les bains de virage a perdu par places la colle dont il était imprégné ; en outre, il a pu aussi, dans les bains de lavage, avoir été froissé, et il arrive au retoucheur avec des parties faibles qui laissent passer la gomme ou la dextrine dont on se sert pour monter l’épreuve. Cet inconvénient ne se déclare pas au moment où elle vient d’être collée, mais lorsque l’on passe une teinte, si légère qu’elle soit, elle double de valeur sur les parties où la gomme ou la dextrine ont traversé et faiUtache.

§ 4. On devra aussi éviter de virer les épreuves sur papier salé dans des bains contenant du chlorure de chaux (268), parce que ce produit attaque, la texture et l’encollage du papier, de sorte que, quand le séjour de la feuille dans ces bains est très-prolongé par les nécessités du virage, le papier présente en sortant les propriétés du papier buvard. On peut, il est vrai, encoller l’épreuve avant de- la travailler, mais ce moyen présente aussi un inconvénient assez grave, parce que le papier ne happe plus suffisamment la couleur, et le peintre est obligé de passer plusieurs fois le pinceau au même endroit, ce qui, presque certainement, déterminera par places comme un petit sablé plus clair, parce que la seconde teinte enlèvera la première dans les endroits où les molécules de l’encollage se seront rapprochées.

§ 5. Le meilleur encollage à employer, quand on y est obligé, consiste dans une dissolution de gélatine à 5 pour 100 d’eau: on y laisse séjourner l’épreuve à chaud pendant 10' à 15' avant de la monter sur la feuille de bristol.

Comme il est essentiel que le papier soit empreint très-régulièrement, on suspendra la feuille pour la sécher avant de la monter. Quoi qu’il en soit, il vaudra toujours mieux ne pas être obligé d’avoir re-

RETOUCHE NOIRE DES ÉPREUVES POSITIVES

cours à ce moyen pour rendre au papier le corps qu'il a perdu dans les opérations de tirage et de fixage.

§ 6. Pour retoucher comme pour dessiner, il faut être assis commodément devant une table, soit que cette table soit à pupitre, soit que l’on attache l’épreuve sur une planche à dessin dont on pose le bas sur ses genoux et le haut sur le bord deJa table, il faut avoir ses coudées franches, et que rien ne vienne embarasser les mouvements.

Si l'épreuve doit être montée sur grande marge, comme ce serait incommode pour la retoucher, on la tendra préalablement soit sur un stirator, soit sur une planche à dessin ou un carton, en la collant sur les bords avec de la colle à bouche. On aura soin de ne coller que l’extrême bord, afin que ce qu’on sera obligé de couper ne vienne pas gêner lorsque l’on montera l’épreuve; il faudra ne la terminer que lorsqu’elle sera montée.

§ 7. Nous commencerons par nous occuper des épreuves sur papier salé. La retouche noire ne consiste pas seulement dans le rebouchage plus ou moins parfait des taches qui peuvent résulter du travail, soit de l’opérateur, soit du tireur; elle doit être la mise à V effet de l’épreuve positive, et il est utile, autant que possible, que le retoucheur ait préalablement travaillé le négatif pour le mettre en parfait état; car il a pu en outre, dans son travail préparatoire, ménager des blancs ou des parties plus claires là où il craignait d’avoir trop de noir.

Nous venons de dire que la retouche doit être la mise à l'effet de l’épreuve positive. Par mise à l'effet artistique, nous entendons : remédier aux imperfections photographiques au point de vue de l’éclairage. En effet, rappelons-nous que le peintre cherche son effet le plus souvent en éclairant son modèle par une lumière unique, soit de face, soit de côté, tandis qu'en photographie, pour abréger le temps de pose, on éclaire le plus possible et en laissant venir la lumière un peu partout, de côté et de face, ce qui produit très-souvent des démodelés. Ces démodelés naissent aussi quelquefois d’une pose prolongée; ce sont là les défauts que le retoucheur doit rectifier, sacrifiant au besoin une partie pour faire valoir l’autre et ramenant chacune d’elles à sa véritable valeur artistique. Aussi, ne saurait-on trop engager l’artiste, avant de mettre le pinceau sur l’épreuve, à l’étudier avec soin, à donner alors quelques coups de pinceau, seulement aux endroits où des vigueurs sont nécessaires, de façon à poser, pour ainsi dire, les jalons du travail et l’esquisse de la mise à l’effet.

§ 8. Lorsque l'on aura préparé sa teinte, et qu'après l’avoir essayée sur du papier blanc, on sera arrivé à une similitude aussi complète que possible, on emplira un pinceau de la teinte, et, l'essuyant sur du papier buvard, on accentuera dans la figure :

1° La ligne des paupières, en la tenant légèrement plus large dans les parties tombantes; 2° la ligne de séparation des lèvres, en ayant soin de ne pas aller plus loin que l’extrémité indiquée par la photographie et élargissant légèrement aussi en y arrivant; 3° on marquera

RETOUCHE NOIRE DES ÉPREUVES POSITIVES

l’intérieur des narines , ces parties formant trous, ou du moins étant celles qui, dans la nature, ^ont les plus foncées et doivent être reproduites plus noires; 4° on accentuera le noir de l’œil, en réservant le point lumineux tel que la photographie l’aura donné; 5° on continuera par des teintes légères, en adoucissant les traits qui sont généralement rendus trop durs, et fonçant le côté où la lumière n’a pas frappé.

Avant de terminer la figure, il faudra faire les cheveux en procédant de la même manière, c’est-à-dire qu’avec de la teinte assez peu foncée, on marquera en suivant exactement les lignes et les contours qui sont donnés. 11 faut éviter surtout, dans cette retouche, de se perdre dans les détails; les cheveux ne sont pas faits pour qu'on puisse les compter, car alors, au lieu de faire des cheveux, on ferait des racines; il faut ne voir que les masses, et les accentuer en tenant cependant compte des valeurs de temps qu’elles présentent. Il en sera de même pour la barbç.

Chaque fois que l’on passera une teinte, soit sur la barbe, soit sur les cheveux, dans les parties qui touchent à la figure, on devra, avec un pinceau ne contenant que de l’eau, fondre la teinte sous peine de faire une perruque ou une barbe postiche.

§ 9. Les yeux demandent aussi tous les soins du retoucheur, car d’eux dépend une grande partie de l’expression du personnage. 11 faudra autant que possible les agrandir. Pour terminer la figure, on prendra un pinceau fin dans lequel on mettra une teinte légère, et l’on retouchera les inégalités de la peau et celles du papier. A cet effet, comme il arrive qu'elles ne se voient pas toujours dans le sens où l’on a mis l’épreuve, après l’avoir rebouchée dans le sens où l’on aura travaillé, retourner son épreuve, c’est-à-dire mettre la tête en bas. Alors, l'on verra d’autres petits points que l'on rebouchera avec le même pinceau, mais avec de la teinte plus légère , sans cela il pourrait arriver que, lorsqu’on la redresserait comme elle doit être vue, on aurait fait autant de petits points noirs que l’on aurait de fois passé son pinceau. Il ne sera pas inutile non plus, avant d’abandonner l’épreuve, de la cylindrer et de la repasser en revue, non pas en la regardant de près, mais en la tenant à la distance qui existera entre la table où l'on travaillera et la tête, étant assis droit sur sa chaise.

(Sera continué i).

DE

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