ÉPREUVES NÉGATIVES INSTANTANÉES
§ 6. Gmelin indiquait un moyen de préparation de ce métal par l’action du potassium (1210) et du chlorure de magnésium. Bucy a décrit ses principales propriétés.
Le procédé d’évaporation de Deville et Caron, en 1857, était le même que ces chimistes employaient pour l’aluminium, mais légèrement modifié, parce que le magnésium est plus léger que les scories au milieu desquelles il se produit. On pulvérise finement nn mélange de chlorure de magnésium, chlorure de sodium (277) et fluorure de chaux, on ajoute alors du sodium (1328) en fragments, et on le mêle intimement avec les chlorures; le tout est versé au moyen d’une petite spatule de fer dans un creuset de terre au rouge sombre que l’on ferme de son couvercle. En peu de temps, la réaction commence. Quand toute effervescence est terminée, on découvre le creuset et Ton remue le mélange avec une baguette de fer jusqu’à ce qu’on voie distinctement les globules de magnésium. On met alors le creuset à refroidir, et quand la masse saline est presque solidifiée, on la remue de nouveau avec la baguette de fer qui sépare en un lingot le magnésium répandu dans la masse. Le métal est alors distillé dans un courant d'hydrogène et fondu avec un flux composé de chlorure de magnésium, de sodium et de fluorure de calcium, ce dernier étant ajouté pour augmenter la fusibilité.
§ 7. Le magnésium est un métal d’un blanc d’argent, fondant à peu près à la même température que le zinc (1535), et comme lui bouillant et distillant à une plus haute chaleur. Comme le zinc, il prend feu et brûle à une température un peu au-dessus de son point de fusion. La densité du magnésium est 1.75. A l'état brut, il est cassant, mais par les distillations, ou le purifie. Le résidu de cette distillation est une substance légère, noire, et le métal distillé se couvre de cristaux de nitrate de magnésium qui, d’ailleurs, décomposent l’eau par leur exposition à l’air.
Quand il est pur, le métal est très-ductile ; il se durcit à l’air, mais pas plus vite que le zinc, et son oxydation n’est jamais très-considérable.
31. — ÉPREUVES NÉGATIVES INSTANTANÉES SUR GLACES DE GRAN- DES DIMENSIONS : (St. Wortley, 1863). (P/iot). Y. 335 — 336 — 337.
§ 1 . Il est absolument nécessaire de s’attacher au nèttoyage de la glace, non-seulement pour éviter les taches sur le négatif, mais aussi l’enlèvement de la couche quand on cherche à renforcer l'épreuve.
Le collodion doit être très-chargé en alcool (68) ;
Ether (657).' 100 gr.
Alcool (68) 210
Iodure de lithium (845) 3
Bromure de lithium (195, III) 1.25
c’est-à-dire environ 2 fois plus d’alcool que d’éther, la proportion des sels étant à peu près de Ôg>.774 à0&r.969 d’iodure et 0=r.384 de bromure pour 100 grammes de collodion.