‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 40 sur 193 · INTERVENTION DE L’ART DANS IA PHOTOGRAPHIE · texte numérisé non relu

INTERVENTION DE L’ART DANS IA PHOTOGRAPHIE

52. — INTERVENTION DE L'ART DANS LA PHOTOGRAPHIE : (Blanquart-Evrard, 1863). (Phot.)

§ i • La part laissée à l’art dans la formation d’un cliché se réduit, à peu de chose près, au choix du motif, de l’éclairage et de la pose quand il s’agit de la nature; mais, si petite qu’elle soit, on la retrouve dans les œuvres des opérateurs qui ont le sentiment artistique. Il s’opérerait nécessairement une immense transformation dans la photographie si l’opérateur ne considérait l’image que la lumière lui fournit dans la chambre noire, que comme une ébauche fidèle qui attend que l’artiste lui donne le cachet de son inspiration et achève le tableau. Il s'agirait donc de donner au photographe les moyens de continuer un cliché faible, avec la possibilité d’en modifier à son gré l’aspect et les valeurs, et de substituer son action à celle de la lumière en se servant des mêmes moyens chimiques d’exécution.

§ 2. Ce travail artistique, qui ne peut, en aucune façon, être abordé par la main de l’homme, doit rester purement chimique pour conserver la pureté des lignes et la finesse de l’image. Il faut amener la lumière à achever son œuvre en la modifiant au gré de l’opérateur.

§ 3. Si l’on expose une couche sensible à l'action de la lumière dans la chambre noire, il y a formation d’une image qui ne se montre à nos yeux que lorsqu’elle a subi l’influence d'un réactif qui forme, sur les parties frappées par la lumière, un précipité métallique dont l’abondance est en raison de l’intensité de l’action lumineuse. Si le précipité manque d’opacité, c’est que l’action lumineuse a été trop faible; recommencer la pose, est une chose impraticable; il faudrait donc pouvoir conserver aux éléments qui composent l’image leurs propriétés photogéniques, et rendre insensible à une nouvelle exposition le métal qui, n'ayant pas été impressionné d'abord, reste inutile à la formation de l’image.

§ 4. L’image, dans un cliché sur collodion, n’est formée qu’à la surface et par des réductions d’argent métallique en poussière, qui s'enlèvent au moindre frottement. Ces réductions ne proviennent que de l’argent, en excès dans la formation de l’iodure d’argent, car si l'on

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