‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 44 sur 193 · MOYEN D’APPROPRIER UN HANGAR QUELCONQUE · texte numérisé non relu

MOYEN D’APPROPRIER UN HANGAR QUELCONQUE

352 montre la partie couverte de papier plus sombre que celle découverte G, qui est de beaucoup plus petite.

§ 6. 11 faut alors faire deux châssis pour la lumière et les couvrir d’un papier de soie fin très-blânc. Ces châssis auront moitié de la longueur du jour G indiqué dans la figure 352, et seront calculés de manière à entrer exactement dans le creux formé par les barreaux qui supportent le toit. Quand ils seront à leur place, on les y maintiendra par quelques clous provisoirement enfoncés légèrement. Alors on confectionnera trois morceaux de bois au moyen du rabot, ayant environ 0m.03 sur chaque sens, plus larges que les barreaux qui supportent les verres libres, et on les vissera sur les barreaux.

§ 7 . Le morceau du milieu A C B présentera une double entaille A C, A B, comme fig. 353; les deux morceaux des extrémités ne seront pas si larges et n'auront qu’une entaille : aussitôt que ces trois morceaux de bois seront fixés à leur place, on enlèvera les clous provisoires. On attachera alors une corde au bout le plus haut des châssis en la passant sur une poulie en haut et sur une correspondante au bas. Par ce moyen, dans les temps sombres, les châssis transparents sont tirés en haut et appliqués sous le papier bleu, tandis que, dans les jours brillants, on les redescendra et ils fermeront tout accès direct au soleil, tout en laissant entrer une grande quantité de lumière pure et brillante.

Quand ces écrans de papier de soie sont en place, on croirait voir une glace dépolie, mais laissant passer beaucoup de lumière. De plus, ils se relèvent très-facilement et ne courent aucun risque d’être déchirés. L’opération la plus difficile est de les mettre à leur place sans déchirer le papier, mais, avec un peu de soin, on surmonte cette petite difficulté.

§ 8. On pourrait se passer de ce châssis si la galerie est assez haute, au moins de 3 mètres de côté : dans ce cas, on couvrirait les verres non garnis de papier bleu avec du papier verni auquel on ajouterait un peu de cire (295) dissoute à chaud dans de l’essence de térébenthine (644). On prendra alors le papier de soie en larges bandes, on le tendra soigneusement sur le verre et on le frottera partout, en prenant garde d’y enfermer des bulles d’air. C'est quelquefois une opération difficile, qu’il faut, en tout cas, faire avec soin. Quand tout le papier est placé, passez sur lui le même vernis, en ayant soin de n’en pas trop mettre, et, quand il sera sec, sa transparence sera parfaite, mais pas assez grande pour laisser passer la lumière du soleil.

§ 9. La lumière du côté I H est plus facile à diriger; quelques rideaux de côté ou sur rouleaux sont parfaits pour empêcher l’accès du soleil.

On arrive ainsi à se rendre maître de la lumière et à obtenir juste l’effet désiré : il faut que les détails de la pupille et des yeux soient

PHOTOGÉNIE.

bien visibles sur le modèle, que le nez soit bien net et que la masse d'ombre portée sous le menton ne soit pas trop considérable. Enfin, il est important que le modèle ne reçoive qu’une lumière pure, égale et modérément brillante.

54. — PARAFFINE (Quelques-uns de ses usages chimiques) : (A. Vogel, 1 863). ( Chim .). Y. 1122.

§ 1 . On sait que l’huile quand on la chauffe, même sans élever la température beaucoup au-dessus de celle d£ beau bouillante, répand une odeur désagréable et incommode. On a donc, depuis quelque temps, commencé à remplacer les bains d’huile par des bains de paraffine, et cette substitution est recommandée dans l’introduction à l’analyse quantitative de M. Frésénius. Pour cet usage, la paraffine (1122) l’emporte beaucoup sur l’huile. L’auteur qui, depuis plusieurs mois, se sert d’un vase en cuivre contenant 300 gr. de paraffine, n’a point encore observé de changement dans la nuance ou la composition de cette matière, quoique souvent elle ait été soumise à une chaleur de plus de 250°.

§ 2. Le papier à filtre (676) trempé dans la paraffine liquéfiée, supporte, pendant des semaines entières, l’immersion dans l'acide sulfurique concentré sans éprouver la moindre altération. La paraffine peut donc être employée avantageusement pour enduire les étiquettes en papier des flacons qui contiennent des acides.

*§ 3. La paraffine résiste aussi à l’acide fluorique, et ce n’est qu’à l’aide de la chaleur que cet acide contenant de l’acide sulfurique, le noircit légèrement. On peut donc conserver l’acide fluorique dans des flacons de verre dont l’intérieur est enduit d'une ïégère couche de cette substance. Le moyen le plus simple de préparer ces flacons est de les faire chauffer, d’y verser de la paraffine fondue que bon étend partout en agitant le flacon, de retirer l'excès, de bien égaliser la couche par le mouvement et de la fixer en plaçant le flacon dans beau froide. ,

Cette substance paraît adhérer fortement aux parois en verre.

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