‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 45 sur 193 · SULFATE DE NICKEL · texte numérisé non relu

SULFATE DE NICKEL

sur papier, des images ou tout autre spécimen, par voie photographique.

Le tout est basé sur les réactions que la lumière opère sur un mélange de matière organique et de bichromate de potasse (160), la révélation de l’image se fait par le tannate de fer.

§ 2. On étend sur une feuille de papier albuminé une couche

d'une dissolution de :

Eau 110 gr.

Bichromate de potasse (160) 2

Gélatine (723) 3

On sèche le papier à l’obscurité et on le soumet à la lumière sous le négatif ou l’objet à reproduire; la couche devient, comme on le sait, insoluble partout où frappent les rayons lumineux, c’est-à-dire aux parties du papier qui se trouvent sous les blancs de l’image , et reste soluble aux endroits qui n’ont pas vu la lumière, c'est-à-dire à ceux qui correspondent aux noirs du cliché. Au sortir du châssis, le papier est lavé à l'eau pure, la matière soluble quitte les endroits où elle n’a pas été modifiée, et reste partout ailleurs incorporée au papier.

§ 3. On étend alors au pinceau, la dissolution de tannin (1398); ce liquide ne pénètre que dans les parties libres du papier, c'est-à-dire dans celles qui correspondent aux noirs du cliché. Un second lavage enlève le liquide sur toutes les autres places, et si l’on fait ensuite agir le sulfate de fer (1366), en solution de :

Eau 1000 gr.

Protosulfure de fer (1230) 200

il se forme du tannate de fer précipité noir, aux seuls endroits imprégnés de tannin.

§ 4. L'image est donc identique au modèle, le tannate de fer ne marquant pas de traces aux endroits correspondants aux blancs, qui restent purs de toute matière.

On termine par un lavage à l’eau ammoniacale qui débarrasse l’épreuve de toutes les matières étrangères à l’image formée.

Page 1