POSITIFS A L’ENCRE D’IMPRIMERIE
§ 3. Le cuivre, comme ojile voit, fait ici l’office et de vase poreux, et de récipient du sulfate; la surface des deux métaux en présence est ainsi notable, bien que l’action chimique n’ait lieu que dans les parties inférieures de chacun. On perce le cuivre pour faciliter la communication du liquide ; mais les trous se ferment s’ils sont petits, et ils doivent avoir 3 ou 4 millimètres. Beaucoup suppriment la dentelure inférieure. Les végétations de cuivre atteindraient bientôt le zinc, et c’est pour prévenir cet inconvénient qu’on a eu recours à la couche de sable du fond du bocal et à l’enveloppe do papier buvard. Quand on réfléchit qu’après un certain temps les diaphragmes poreux ordinaires sont devenus une pure croûte métallique, sauf sur quelques points peu nombreux, et que néanmoins la pile fonctionne toujours, on voit que la substitution d’une lame entière de cuivre ne doit nuire en rien : le sable, du reste, fait l’office du diaphragme poreux; il doit être fin et quarzeux et ne pas faire effervescence avec les acides.
Cette pile use fort peu de sulfate, le quart à peine de ce que consomment les piles ordinaires. Le zinc de la pile démontée après deux mois d’action, s’est trouvé altéré, il est vrai, mais dans la partie inférieure seulement, et sans qu’il fût couvert de cuivre précipité qui paralyse tant l’action des autres piles.
§ 4. La force d’un élément de cette pile est un peu plus des 2/3 de celle d’une pile d’égale dimension à vase poreux. En effet, 6 des nouveaux éléments équivalent à 4 des autres, avec une petite différence en plus ; quant à la tension, elle est sensiblement la même.
Son entretien se réduit à y mettre de temps en temps un peu d’eau, et après plusieurs mois un peu de sulfate. En un mot, elle est plus propre et plus économique que toutes les autres piles.