‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 61 sur 193 · SH + 0 = S + H · texte numérisé non relu

SH + 0 = S + H

On ne peut donc pas conserver longtemps cet acide dans des flacons bouchés à l’émeri (1213), on ne doit le préparer qu’au fur et à mesure de ses besoins.

§ 67. Cet acide, ou ses composés alcalins, servant à précipiter les métaux de leurs dissolutions, il n’est pas inutile de connaître la couleur caractéristique des divers sulfures insolubles. Quand le précipité est noir , il peut appartenir à l’un des métaux suivants : plomb (1182), cuivre (439), argent (112), mercure (925), or (1025), platine (1180), fer (671).

Quand il est brun foncé, il indique la présence de V étain (649) ; quand il est jaune, celle du cadmium (200) ; quand il est blanc, celle du zinc. Nous ne mentionnons ici que les métaux usuels.

§ 68. Si l’acide sulfhydrique ou ses composés alcalins sont d’un emploi précieux dans l’analyse chimique, il s’en faut de beaucoup qu’ils soient sans inconvénients en photographie. Nous ne craignons pas d’exagérer en disant que les épreuves sur papier n’acquerront de la solidité et de la durée, que quand on aura complètement éliminé les composés du soufre des opérations photographiques. Est-il besoin de rappeler la rapidité avec laquelle les émanations sulfureuses ou le soufre naissant, attaquent l’argent et ses composés, et de faire remarquer que, dès lors, il est urgent, dans les laboratoires, de mettre le bain d’argent à l’abri de ces émanations?

§ 69. L 'iode (828) est caractérisé par la promptitude avec laquelle il teint l’amidon en bleu très-intense. Cette teinture a été longtemps considérée à tort comme de Yiodure d'amidon. En effet, si l’on chauffe fortement cette solution dans un vase fermé, elle devient incolore, et ne reprend sa couleur bleue que par le refroidissement. Si l’on chauffait trop longtemps, l’iode finirait par se convertir en acide iodhydrique qui décolorerait la teinture.

§ 70. L’iode est pur si, chauffé dans une capsule de porcelaine (205 bis), il ne laisse pas de résidu. 11 est cristallisé en lames gris bleuâtre d’un éclat presque métallique. On peut du reste le purifier par deux sublimations (1355) successives.

De même que pour les sulfures, nous indiquons la couleur caractéristique des iodures métalliques insolubles quand ils viennent d’être précipités, parce que cette couleur suffit souvent pour se prononcer sur la nature du métal :

Iodure d’étain blanc, devenant jaune et sou-

vent rouge.

— plomb (847 bis) jaune.

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