ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER, PAR LE CHARRON
(W. Blair, 1863). (. Phot .). V. 577—578 — 579 — 580 — 581 — 582.
§ 1 . Il faut remarquer que les épreuves au charbon sur papier huilé, ciré ou verni, ont un grand nombre de désavantages, puisque, sans avoir la fraîcheur des images sur papier ordinaire, elles offrent encore une grande difficulté pour être montées proprement, et ne permettent point la retouche à l’aquarelle. On peut employer, cependant, un procédé beaucoup préférable.
§'2. On prend une feuille de bon papier blanc bien homogène, de grandeur convenable et à surface aussi unie que possible. On trouve parmi les papiers satinés du commerce, des échantillons qui sont parfaitement convenables. On gélatinise le côté le plus uni en le faisant flotter 1' ou plus sur une cuvette pleine d’une solution chaude de gélatine mêlée à un peu( de sel ordinaire.
Si la cuvette présente un bord de niveau et bien uni, on tire le côté gélatiné du papier sur le bord avec lenteur et régularité, ou sur un rouleau uni, fixé d’une manière convenable, de manière à égaliser la gélatine (723) le mieux possible et à éviter les bulles d’air qui sont toujours à craindre.
§ 3. On pend alors le papier à sécher ou on l’étend sur l’envers, et on le laisse sécher dans un endroit à l’abri de l’humidité.
On prépare ainsi un grand nombre de feuilles, tant qu’il reste dans la cuvette de la gélatine chaude qu’il faut employer tandis qu’elle est fraîche et dans une bonne condition.
§ 4. On prend alors une certaine quantité d’albumine dans laquelle on mêle une petite quantité de sirop et très-peu d’eau. C’est à ce moment qu’il faut étudier quelle sera la valeur des demi-teintes que l’on désire sur les épreuves à faire. Si l’on doit imprimer des paysages et qu’un ton bleu puisse plaire, car dans ce cas il offre des avantages que nous indiquerons plus tard, on prend une pastille de bleu de Prusse ou d’indigo ; si, au lieu de oela, on veut des tons chauds comme pour un édifice ou pour un portrait, on prend de la laque rouge, de la Sienne brûlée, ou quelque autre couleur transparente à l’aquarelle, ou un mélange des couleurs qui conviennent. Enfin, si l’on veut du noir absolu, on emploie de bonne encre de Chine. Quelle que soit la couleur choisie, on la frotte ou on la broie dans l’albumine en assez grande quantité pour que, en essayant cette teinte