‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 87 sur 193 · ICONOMÈTRE PERFECTIONNÉ. ( Opt .). Y · texte numérisé non relu

ICONOMÈTRE PERFECTIONNÉ. ( Opt .). Y

§ 1 . Il y a bien peu de photographes s’occupant du paysage, qui n’aient éprouvé de temps à autre la difficulté, l’impossibilité même de faire tenir dans leur plaque la totalité d’un sujet dont ils voulaient obtenir une épreuve. Ce désappointement est encore plus sensible quand la chambre noire et les autres ustensiles ont souvent été amenés à pied d’œuvre, d’une distance considérable et avec des frais assez grands.

Il est cependant possible d’adopter un iconomètre qui évite tous ces désagréments. Il est à remarquer, en outre, qu'un instrument trèssimple, comme un simple tube métallique, peut résoudre une partie du problème, mais son véritable défaut, c’est que si l'on opère sur de très-petites dimensions, il est tout-à-fait inexact, à cause de la distance variable à laquelle il est possible de placer l’œil, eu égard au diaphragme limitateur; et si on le fait assez grand et assez long pour réduire l’erreur à son minimum, l’instrument devient d'une grandeur embarrassante.

§ 2. Prenons un morceau de tube de cuivre mince d’un diamètre de 0m.250, et d’environ 0m.08 de long, et fermons l’une de ses extrémités par une plaque métallique portant, montée à son centre, une petite lentille de.0m.250 de foyer. Si dans le tube, à l’endroit où N« 5. Juin 1864. 12

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tombe le foyer principal de cette lentille, nous plaçons un morceau de verre mince, recouvert de collodion ioduré, sensibilisé, lavé et séché que nous substituons comme plan sensible, à la glace dépolie, nous aurons construit une chambre noire en miniature.

Si maintenant nous tournons l’extrémité qui porte la lentille en face d’une vue quelconque, nous recevons une image de cette vue sur la couche collodionnée du verre.

§ 3. Coupons maintenant un disque de cristal ou de papier qu’on fera de la même grandeur que le verre, et au milieu duquel nous faisons une ouverture rectangulaire, si nous le mettons en contact avec la petite glace dépolie, nous pouvons disposer le tout de manière que la totalité du sujet à reproduire soit compris dans l’ouverture rectangulaire et soit précisément ce que nous voulons qui soit reproduit et visible sur la glace dépolie de la chambre noire photographique.

Mais par cela même il est évident que, en ayant une série de disques analogues, nous pouvons avoir en miniature la partie du sujet que nous voulons inclure dans une chambre noire quelconque, qu’elle soit grande ou petite. Or, le moyen de couper des diaphragmes convenables est très-simple, et nous allons l'expliquer.

§ 4. Si maintenant, au lieu de regarder par l’extrémité ouverte du tube et de voir l’image à l’œil nu, nous fermons F extrémité, précédemment ouverte, y montant une lentille d’un foyer d’environ 5 cent., nous n’aurons pas beaucoup augmenté le prix de l’instrument, sa grosseur et son poids, mais nous aurons singulièrement augmenté sa commodité, et nous lui aurons permis de rendre de grands services (1).

Dans ce cas, il devient nécessaire de diviser le tube en deux parties, afin de donner accès facile à la petite glace de foyer pour changer les diaphragmes, etc.

Fig. 353.

§ 5. La figure 353 donne une juste idée de l’instrument proposé : A est la plus courte partie du tube portant la lentille objective c, et la petite glace de foyer F, qui s’appuie sur un petit cercle de métal indiqué en haut et en bas par des petits traits m, n.

(1) Nous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer que cette construction est identiquement celle que nous avons proposée en 1858 dans l’Art du Photographe, page 278, fig. 26, et que nous nous sommes vainement efforcé de faire construire et adopter par plusieurs opticiens photographes.

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Le tube oculaire B glisse dans le plus court A et retient à sa place le diaphragme de papier D qui limite la quantité visible du sujet. E est la lentille oculaire à travers laquelle on voit les images. Il faut noter en passant que le côté collodionné du verre sur lequel on met au foyer F doit être tourné vers c, afin que le diaphragme en papier D ne déchire pas le collodion.

§ 6. Il faut maintenant indiquer comment on réussit à couper l’ouverture rectangulaire à ouvrir dans les disques de papier, de façon que la grandeur du sujet laissée visible, coïncide avec celle qui sera incluse dans la chambre noire dont on veut se servir et en vue de laquelle on opère.

Sur un diaphragme en papier, coupez une ouverture rectangulaire d’une grandeur quelconque, mais pas trop grande ; mettez ce diaphragme en position contre le verre de foyer de l’iconomètre, montez la chambre noire et l’objectif pour lequel vous voulez calculer l’iconomètre, placez-la en face d’un objet et mettez au point avec beaucoup de soin. Maintenant, braquez l’iconomètre sur le même objet et du même point de vue (1189), et notez minutieusement quelle portion de l’objet est incluse dam V instrument, alors mesurez sur la glace dépolie de la chambre noire la longueur de la partie de l’objet visible dans l’iconomètre, et tirez une ligne égale à cette longueur sur une feuille de papier.

Fig. 354.

§ 7. Supposons que l’objet visible dans la chambre noire sur la glace dépolie a une largeur A! B quand on la mesure sur la même glace dépolie de la chambre noire. Tirez (fig. 354) une ligne perpendiculaire A' B égale à A' B sur la glace dépolie, et une autre ligne AB (fig. 355) à angle droit de la première, et égale à AB sur la glace dépolie, joignez les points A et A'. Retirez le diaphragme de l’iconomètre, et mesurez B a' (fig. 355) égal au vide de l’ouverture du diaphragme, et tirez la ligne a a parallèle à AA'. B a sera la longueur qu'il faut donner à l’ouverture du diaphragme pour que la partie visible dans l’iconomètre coïncide exactement avec les deux côtés de la glace dépolie de la chambre noire.

§ 8. De même, nous pouvons déterminer la hauteur correspondante en tirant C B (fig. 355) égale à la hauteur de la glace dépolie de la

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