LUSTRAGE DES ÉPREUVES PHOTOGRAPHIQUES
chambre noire, joignant CA et tirant C a parallèle à C A. cB sera la hauteur exacte à donner à l’ouverture du diaphragme.
§ 9. Il est évident qu’avec un seul et même iconomètre et un certain nombre de diaphragmes correspondant au même nombre de chambres noires et d’objectifs, on peut répondre à tous les cas qui peuvent se présenter.
113. — LUSTRAGE DES ÉPREUVES PHOTOGRAPHIQUES AU MOYEN DU C0LL0DI0N : (A. Matthyss. J., 1864). ( Phot .)
§ 1 . Cette opération est simple et permet de lustrer plusieurs centaines d’épreuves en un jour. Elle consiste à verser du collodion sur une feuille de verre et à y appliquer lès épreuves. Voici les principales précautions à prendre :
§ 2. Choisissez le papier le plus albuminé possible et assez mince. Prenez du collodion non ioduré, contenant une quantité de cotonpoudre double de celle que contient le collodion photographique. La glace étant nettoyée, on y verse le collodion comme à l’ordinaire, et on le laisse s’évaporer quelques minutes, plus ou moins, suivant la température du laboratoire. En général 5' suffisent. Alors on plonge la glace dans un bain d'eau de pluie et on l’y laisse jusqu’au moment où l’eau la mouille uniformément. On l'en retire et on la dépose horizontalement sur une table ; cependant on l’incline un peu du côté de l’opérateur, afin, qu’un faible excédant d’eau s’y amasse au bord. Dans ce moment, on retire l’épreuve à lustrer du bain d’eau où elle avait été placée préalablement, on la laisse égoutter un instant, on la place sur la glace en commençant par la partie où se trouve l’excédant d’eau, et on l'abaisse comme une feuille de papier sur le bain d’argent positif. L’excédant d’eau servira à chasser toute bulle d’air qui serait tentée de s’interposer entre l'épreuve et la glace. Cela fait, on peut placer sur l’épreuve du buvard, et, par une faible pression de la main, enlever l'excédant d’eau. On abandonne alors la glace à une dessiccation spontanée , et lorsqu'au toucher le papier paraît bien sec, on l’enlève en commençant par un des coins. Si cependant l’adhérence est telle, qu’elle expose l’épreuve à se déchirer, on évitera toute difficulté en plaçant la glace pendant 1 ou 2 heures dans une
MICROGRAPHIE.
atmosphère humide, dans une cave, ou simplement dans une boite contenant une éponge imbibée d’eau.
L’expérience indiquera d’autres précautions.
§ 3. On peut se servir de collodion ioduré, mais il faut y ajouter du coton-poudre, et laisser la glace qui en est couverte assez longtemps dans l’eau pour que les iodures et les bromures puissent se dissoudre. Il est utile de renouveler cette eau. Les vieux collodions donnent cependant une teinte légèrement jaunâtre, à moins que dans la première eau de lavage on ne mette de i’hyposulfite de soude (795) ou du cyanure de potassium (456).
114. — MICROGRAPHIE : (Eden, 1863). (. Vhot .). V. 933 — 105, III.
§ 1. La chambre noire (fig. 356) a été construite pour amplifier les objets microscopiques, les négatifs photographiques, etc., et en même temps les photographies microscopiques pour bijoux, que l’on regarde au moyen du stanhope (1347 bis).
Commençons d’abord par examiner son emploi pour l’amplification des objets microscopiques.
L’objet à reproduire, qui est généralement monté sur une lame de verre mince spécial de 6 centimètres sur 3 de large, est placé dans un petit châssis de chambre noire A (fig. 356). Ce châssis B est luimême vu de face dans la figure.
Il porte 4 pointes de cuivre sur lesquelles est placé l’objet monté prêt à reproduire, puis 6 autres pointes plus longues qui se logent sur les côtés et maintiennent le tout en place. Ces pointes traversent le petit châssis en acajou et se fixent dans une plaque de cuivre assemblée à queue d’hironde et qui peut être enlevée ou replacée à volonté. Le petit châssis d’acajou porte, en outre, un volet de cuivre entaillé dans le bois et auquel sont fixés deux ressorts d’argent.
§ 2. Ce volet tombe devant l’objectif et est fixé par 2 petits crochets de cuivre. Au-devant du volet est attachée, par un pas de vis, une partie de tube dans lequel on en glisse un second qui contient 2 lentilles et qui agit comme condenseur pour réunir les rayons lumineux réfléchis par le miroir C.
MICROGRAPHIE.
Une lentille est enfin fixée à l’intérieur du tube à l’extrémité duquel est attaché le châssis A, et l’on met au point cette lentille au moyen de la vis à tête E.
Fig. 356.
§ 3. On obtient ainsi une image amplifiée de l’objet sur la glace dépolie placée à la plus large extrémité delà chambre noire M. Lorsque la plaque sensible est prête, on enlève cette glace dépolie et on lui substitue la plaque à la manière ordinaire. Il faut environ 2' de pose quand la lumière du soleil est réfléchie par le miroir C, et 10' quand on se sert de la flamme d’une lampe ordinaire à paraffine.
Le miroir C est ajusté sur un tube F glissant sur un centre fixe.
On tire les épreuves de ces négatifs par toutes les méthodes connues.
§ 4. Passons maintenant à la description de la méthode pour employer l’instrument à faire des photographies microscopiques.
On commence par placer un négatif dans le châssis de la plus large extrémité de la chambre noire M; le miroir C est enlevé au moyen de son mouvement sur le tube glissant F.
Mais il se trouve en G un large miroir plan qui est fixé à un châssis au bout de la chambre M, et que l’on fixe à l’angle voulu pour envoyer la lumière à travers le négatif au moyen d’une coulisse à vis de pression Y.
§ 5 . On prépare alors une lame de verre mince à microscope que l’on dépolit au moyen de papier d’émeri, le côté dépoli en arrière sur les 4 pointes déjà décrites, puis on fait mouvoir la lentille condensateur jusqu’à ce qu'on obtienne hne fine et nette image sur verre dépoli. On ajuste le verre porte-objet au moyen de la vis E, et pendant qu’on regarde à travers la lentille condensante, on amène l’image du négatif placé à l’autre extrémité de la chambre M à coïncider avec le verre dépoli.
§ 6. On enlève alors la petite chambre noire de la coulisse à queue d'hironde et on l’emporte dans un cabinet obscur, on ouvre le