‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 90 sur 193 · NUAGES NÉGATIFS · texte numérisé non relu

NUAGES NÉGATIFS

étude des nuages, il est bon de se placer ainsi et de choisir, en outre, un endroit où rien n’obstrue la ligne d’horizon : aussi les bords de la mer sont-ils extrêmement commodes pour l’objet qui nous occupe.

§ 4. Parmi les différentes formes de nuages, les grands bancs de cumulus sont les plus favorables pour la photographie, cependant, il faut prendre garde de les faire trop massifs pour qu’ils écrasent ensuite le paysage auquel on les joindra, d’autant que celui-ci ne pourra pas porter l’ombre indiquée que produisent toujours des nuages semblables.

On choisit encore des nuages favorables quand le soleil est caché par eux, car ils offrent généralement des teintes variées de gris et sont plus facilement assortis aux besoins.

§ 5. La difficulté de faire des négatifs des nuages n’est pas grande; tout bon collodion peut les reproduire; il n'est pas même nécessaire que le diaphragme employé soit très-petit, et un objectif simple suffit à donner de meilleures épreuves qu’une lentille double. Quant au temps de pose, il varie nécessairement avec la quantité de la lumière, mais en général, en ouvrant à la main l’obturateur, fermant aussi vite que possible, on obtient un temps de pose suffisant.

Le négatif ne doit pas être très-intense, mais cependant assez pour que les lumières soient bien harmonieuses. En général l’impression lumineuse est assez intense pour n’exiger que peu ou point de renforcement.

§ 6. La question la plus délicate n’est point de faire l’épreuve des nuages, mais bien celle de s’en servir et de les assortir convenablement, car telle épreuve qui paraît charmante à l’œil, ne donne aucun relief quand elle est employée, et l’on a moins d’insuccès sous le rapport de la forme que sous celui de la couleur.

§ 7. Pour tirer les épreuves, il est préférable d’imprimer les nuages d’abord, prenant soin de bien couvrir avec du coton, de la laine ou du papier, toutes les parties qui doivent être occupées par le paysage. Si cependant un objet très-intense se découpe sur le ciel, on n’a pas besoin de s’en occuper, parce que sa teinte noircira à cet endroit celle que le ciel pourrait avoir donnée, et qui est beaucoup plus faible.

On obtient encore une très-bonne réserve de la place du paysage en plaçant sur le verre du châssis positif un carton découpé soigneusement suivant les contours nécessaires, si l’on impressionne alors, l’effet de la lumière qui s’estompe sur les bords produit une pénombre qui se lie très-bien à l’horizon et forme un très-bon effet en rattachant les deux épreuves sans sécheresse.

§ 8. On peut encore employer la méthode des agrandissements pour des épreuves de nuages pris avec un instrument stéréoscopique, ce qui permet de se servir du même ciel pour des épreuves de différentes grandeurs et en faisant des négatifs de dimensions appropriées.

Page 1