PHOTOLITHOGRAPHIE PAR LE DAGUERRÉOTYPE
117.— PHOTOLITHOGRAPHIE PAR LE DAGUERRÉOTYPE : (J. Lewis, 1862). (G rav.hél). Y. 1152 — 264 — 339, III.
§ 1 . On enduit la surface d’une carte avec une encre à transport épaisse et bien unie, puis on brosse dessus avec un pinceau enduit de poudre ou cendre très-fine d’argent divisé et très-pur, puis on passe la carte sous une presse contre une plaque d’acier poli.
On produit alors l’image sur cette surface par le procédé au daguerréotype (459), comme sur une plaque d’argent.
§ 2. Il reste seulement à graver, par le moyen de l’action galvanique, l’épreuve ainsi obtenue, puisque les ombres consistant en argent pur sont vivement enlevées et laissent apparaître l’encre à transport contrastant avec le dépôt mercuriel qui recouvre les lumières de l’image.
§ 3. Alors, on lave avec une solution de cyanure de potassium (456), puis à l’eau; on sèche et on place la carte, face en dessous, sur une pierre lithographique propre, et chauffée, ou sur du cuivre, du zinc ou du fer, qui remplissent chacun un but particulier, suivant ce qu’on désire.
On passe alors sous la presse, et là où l’encre est pressée en contact avec la pierre, elle est absorbée, mais le dépôt d’argent non dissous et de mercure (925) sur les lumières, empêche que l’encre soit en contact par ces parties, et elles sont réservées.
PHOTÜLITHOGRAPEIE.
§ 4. On obtient ainsi un excellent transport, parfaitement fixé à la pierre et susceptible d’un très-grand tirage, puisque la surface de la pierre est très-pure et l’encre suffisamment grasse.'
118. — PHOTOLITHOGRAPHIE. Méthodes diverses d’obtenir une image sur pierre : (J. Lewis, 1863). ( Grav . hél.). Y. 1152 — 264 — 339, III.
§ 1 . On forme une gelée avec :
Eau 350 gr.
Gélatine (723) 100
Glycérine sirupeuse (735-68, III) '. 12
Bichromate de potasse (160;. à saturation à 80°.
On met tous ces ingrédients dans un pot à colle et Y on chauffe au bain-marie (146) pour dissoudre le tout.
On filtre soigneusement et on l’étend sur des plaques de glace, puis on le laisse se raffermir jusqu’à ce que la surface n’adhère plus au doigt sec et ne se colle pas au négatif quand on le pressera contre elle.
§ 2. Si la surface supérieure n’est pas unie, on renverse la couche sur une autre glace ou sur un carton à dessin, l’on met sur elle le négatif que l’on expose quelques minutes, selon la lumière, et l’on rapporte le tout à l’obscurité.
La surface exposée est alors appliquée sur la pierre lithographique bien nettoyée, et l’on exerce partout une très-légère pression, pour assurer l’adhérence.
Il faut une certaine dextérité pour enlever et replacer rapidement la feuille de gélatine, de même que pour régler le temps qu'elle doit rester au contact de la pierre et le degré de pression qu’il faut exercer.
§ 3. Tout ceci étant fait, la pierre est enduite d’encre à transport ou à imprimer, puis lavée à l’essence de térébenthine (644) et eau gommée, enfin encrée à la manière ordinaire.
La même surface exposée peut être placée sur plusieurs pierres, et ainsi on peut obtenir un certain nombre de bons transports par une seule exposition.