‹ Répertoire encyclopédique de photographie (volume 4)Chapitre 99 sur 193 · ABERRATION DE SPHÉRICITÉ · texte numérisé non relu

ABERRATION DE SPHÉRICITÉ

§ 7. Il ne faut pas oublier de se rendre compte qu’une lentille à surfaces sphériques est, en fait, une série continue de cônes ou de prismes; chaque point de sa surface agissant plus puissamment que celui adjacent placé plus près de l’axe de la lentille.

Aussi, en appliquant ce principe, allons-nous voir toute cette théorie s'éclaircir au moyen de la figure 357. Soit ab une lentille

plan-convexe (876, §‘6) de verre, et v,w,x,y,z un faisceau de rayons parallèles incidents suivant la direction de l’axe x,x' . Les rayons extrêmes v,z seront réfractés en un point g , tandis que ceux marqués w, y ne le seront qu’en f, et que ceux qui tomberont très-près de x continueront leur route jusqu’en x', et peut-être même plus loin avant d’être rassemblés. Il n’y a donc pas, pour une semblable lentille, de point focal absolument défini.

§ 8. Cette irrégularité de convergence est due à ce que la surface réfringente est une portion de sphère au lieu d’une portion de paraboloïde; et il est démontré techniquement, que la valeur de Y aberration de sphéricité se compte par l’estimation de la distance de g à a?'. Il est évident, d’ailleurs, qu’en réduisant le diamètre d’ouverture de la lentille ab , nous réduirons la distance entre g et x', et par conséquent la valeur de l'aberration de sphéricité, mais sans pouvoir l'annihiler tout-à-fait; aussi l'avantage de se servir de très-petits diaphragmes est-il connu de tous les photographes. Mais, en même temps, tous savent qu’on sacrifie une quantité de lumière proportionnelle, et que le temps de pose devient extrêmement long.

§ 9. De la courte étude ci-dessus, nous avons pu remarquer que l’aberration de sphéricité et la courbure du champ de Vimage n’ont, en réalité, rien de commun, quoiqu'ils soient trop fréquemment confondus, et que ce sont deux défauts qui existent indépendamment l’un de l’autre ou conjointement l’un à l’autre.

On arrive cependant à remédier absolument à l'aberration de sphéricité toujours avec une seule espèce de verre, mais en employant deux lentilles et en amenant les pinceaux de lumière à tomber sur ce verre combiné dans une direction parallèle à son axe.

124. — ALLIAGES D'ARGENT ET DE PLOMB ET SURTOUT MÉLANGES DES DEUX NITRATES analysés par voie humide : (Ferd. Thomas, 1864). ( Chim .)

§ 1 . Afin de compléter la modification que nous avons proposée au procédé de Gay-Lussac, pour l’analyse des alliages d’argent et de plomb (61, IY), nous allons présenter en regard les caractères du chlorure d’argent et du chlorure de plomb. Le photographe sera plus à même d’arriver ainsi à une conclusion analogue à la nôtre.

Page 1