AGCHAR0-SULFATE DE FER
La mise au foyer eut lieu au moyen de lou{>es composées comme celles dont on se sert ordinTiirement, et qui suffisent pour donner une trés-nette image.
§ 7. Il serait extrêmement commode, quand on veut photographier des objets opaques, de se servir d'un réflecteur ordinaire de lanterne magique (77, IV — 337, V), que Ton monterait de manière à pouvoir lui donner les mouvements nécessaires ; eh combinant cet éclairage avec les rayons que Tobjet reçoit du carton blanc placé derrière, on peut arriver à l'éclairer parfaitement.
§ 8. Avec un diaphragme de 3 millimètres d'ouverture, en opérant en pleine lumière du jour, il a fallu T 15" d'exposition pour obtenir les filières de l'araignée, les écailles du papillon, les pattes des coléoptères et les détails de l'étoile de mer.
.196. — PRIX DE RjsVuslIT des impressions photographiques sur
papier. (Chim,) Voir 176, VI.
196. — RETOUCHE DBS NÉGATIFS. (GRtJN£, 1866.) (De^.) Voir 1291,1292 — 237,111-291, V.
§ 1. Mêlez ensemble de l'huile de térébenthine (1415) et de Fhuile de lavande, et, au moyen d-un pinceau, enlevez avec ce mélange le précipité d'argent (112) gris qui couvre un négatif sec hors d'usage. Vous obtiendrez une poudre d'une couleur identiquement pareille à celle du cliché à retoucher et qui s'étend avec la plus grande facilité sur les glaces non vernies.
§ 2. L'huile des peintres sur porcelaine (térébenthine épaissie) peut s'employer pour le même usage. Une circonstance remarquable, c'est que la pellicule de coUodion du vieux cliché n'est nullement endommagée par le frottement, preuve que l'image argentique sur coUodion est toute à la surface de celui-ci.
197.— SAGCHARO^SOLFATE DE FER. (Hislop, 18G6.) {Chim.) Voir251, 262, IV.
tjB8, SENSIBILITÉ COMPARÉE DBS PAPIERS ALBUMINÉS.
§ 1 . Il ne faut pas perdre de vue le sucre ordinaire, que l'on peut ajouter^ avec beaucoup de succès, au déyeloppateur au fer. Les formules doivent varier suivant les circonstances.
Pour une solution de : '
Protosulfate de fer (1230) 10 » 12
Eau 30
On emploie
Sucre (1362) 32 gr.
L'alcool (68) n'est pas nécessaire, et pour réserver les blancs il n'est besoin que d'une très-petite quantité d'acide. On peut même employer de vieilles solutions de protosulfate de fer brunies par l'âge, toutes les fois qu'on n'a pas besoin d'une grande intensité, car il faut remarquer que l'emploi judicieux de Tacide acétique (19) augmente la force des détails. Avec le saccharo-sulfate de fer (262, IV), il est nécessaire d'ajouter une quantité supplémentaire de sucre pour donner à la liqueur de la viscosité, de sorte qu'il vaut mieux employer tout simplement le protosulfate de fer et ajouter directement la quantité de sucre appropriée à la nature du bain et du collodion.
§ 3. La solution peut, à l'aide d'une dose de nitrate (983) additionnelle, servir pour renforcer sans qu'on ait à craindre de voir les demi-teintes se perdre. Le sucre se trouve partout, la préparation du révélatreur ne présente aucun danger, ni aucune difficulté, et il n'y a aucune incertitude sur les qualités qu'il présente au point de vue des réserves de la lumière : il ne paraît pas qu'on en puisse dire autant des révélateurs que l'on préconise aujourd'hui.
§ 4. Le miel (935) et la mélasse (924) ont été proposés dans le même but; sans nul doute, ils réussiraient également bien; mais comme ce ne sont pas des substances de composition constante, ils ne sauraient convenir aussi bien que la matière simple, toujours la même, dont nous recommandons l'emploi.
■aies aveo différents s«ls halogènes. (RoscoË, 1866.) (Chim.)
§ 1 . On a cherché à se rendre compte de la sensibilité relative des papiers salés sur des solutions de différentes forces en chlorure de sodium (277), chlorure de potassium (276 bis), chlorure d'ammonium (261) et bromure de potassium (191), puis tous passés ensuite sur un fort bain d'argent de composition constante. M. Macdougall semble tirer de ses expériences cette conclusion que la sensibilité du papier photographique dépend seulement de la quantité de halogène contenu dans la solution salante, et que cette sensibilité n'est point influencée par le métal auquel le halogène est combiné.
En effet, si les résultats des expériences sur les papiers salés sur des solutions de chlorures de forces variables, sont représentés graphiquement au moyen des proportions de chlore comme ordonnées, et la sensibilité relative comme abscisses, on trouve que les trois courbes obtenues par les
81LICIQ0E (acide). 189
solutions du chlorure de sodium, celui de potassium et celui de Tammonium, coïncident dans la limite des erreurs expérimentales.
§ 3. Cette conclusion est encore démontrée plus évidemment par ce fait que les papiers préparés avec des solutions de chlorures de potassium, de sodium, d'ammonium et de haryum (264), dé manière que des quantités égales de chlore (252) soient contenues dans chaque, furent trouvés avoir un égal degré de sensibilité» ce qui d'ailleurs fut démontré vrai pour les bromures correspondants.
Il n'est pas moins intéressant d'examiner la sensibilité relative des papiers salés avec des corps halogènes différents; de comparer, par exemple, la sensibilité du papier salé par une solution contenant 1 pour 100 de chlorure de potassium avec celui salé sur une solution contenant une quantité équivalente de brome, ou avec celui dans lequel la moitié du chlore est remplacée par ses équivalents dç brome et d'iode.
§ 3. Pom* déterminer le temps que mettent les papiers préparés avec différents halogènes pour atteindre la même série de teintes définies, des papiers salés dans les solutions indiquées plus loin furent insolés sous un disque photographique, puis comparés à une bande soigneusement calibrée de :
Bromure de potassium (191), contenant. . . . 6,386 pour 100 de KBr.
Bromo-iodure — — . . . .(f'f5î "" ^l;
(3,195 — KBr.
Chloro-bromure ~ — . . . . 2.000 — KCl.
Chloro-iodure - - . . . .jJ'J^ ~ ^J;**
/2.128 — KBr.
Chloro-bromo-iodure — — . . . .)2,969 — Kl.
ll,333 - KCl.
(La suite au prochain numéro.)
IM. — SIUGiaiTB (Aoide). (SiO'). (Chim.) Voir 154, YI, § 1. § 1. Pour l'obtenir, on fond dans un creuset (431) de platine :
Quartz en poudre (1242) 1 partie.
Carbonate de potasse (209 bis) ou de soude (209 ter) 4
Une partie de l'acide carbonique (211) est chassée, et il se forme du silicate de potasse. La matière reprise par l'eau se dissout complètement à une haute température ; on concentre la liqueur et on la reprend par Tacide chlorhydrique (254) : l'acide silicique se dépose alors sous la forme de flocons gélatineux qui se séparent par fdtration.
§ 2. L'acide silicique ou silice est très-répandu dans la nature, car toutes les roches qui ne sont pas calcaires sont siliceuses. Le cristal de roche est la silice cristaUisée et parfaitement pure. La forme générale des cristaux est un prisme à six faces, régulier, surmonté d'une pyramide à six faces. Densité 2,6.
§ 5. La silice ne fond que dans la flamme du gaz oxyhydrique. Tous les réactifs sont sans action sur elle à la température ordinaire, excepté l'acide
1 90 BTEKEO-PHANTASCOPE .
Ouorhjdrique (153, V), qui l'attaque fortement. La potasse caustique l'attaque aussi, mais à l'aide de la clialeur.
§ 4. l<a silice f(»'ii)e un hjdrate qui a l'aspect gélatineux , mais elle penl facilement son eau et se présente ensuite sous la forme d'une poudre farineuse blandie, très-légère, mais qui devient très-dure alors qu'elle a été calcinée.
aOO.— ■Ttllt0-PHUITA8C0ra{Le). (Colehin Sellers, 1865.) {Opl.) Voir 66, VI.
§1. Pour augmenter l'illusion qui s'empare des personnes qui regaT' dent les épreuves siéréoscopiques. on a de suite cherché à joindre à ce[Qe> leilleux relief l'appoint non moins merveilleux du mouvement apparent. De là l'essai des appareils dont le phènakisticope (73, VI) est le tjpe, «t qui sont basés sur les phénomènes de la persistance de vision.
§ 2. Ce que l'on sait moins, c'est que, depuis quelques années d^â, fat inventé en Amérique l'instrument dont noua'donnons^la f^re 483 et au moyen duquel les effets soit de rotation, soit de mouvement réciimque peuvent être joints à un relief sléréoscopique parfait.
Fis. 483.
§ 5. Cette forme de fantasmascope consiste en un cylindre D qui n'a pas beaucoup plus de 50 centimètres de diamètre, et dans lequel sont établies six ailes W, semblables aux palettes d'une roue de moulin, sur lesquelles sont fixées des épreuves siéréoscopiques. Tout autour de l'esté
TABLE DE SENSIBILITÉ DES PAPIERS ALBUMINlSs. i91
rieur de ces ailes règne une bande de fer-blanc G de 10 centimètres de large^ dans laquelle sont découpées des fentes 1 1, chacune de 25 millimètres de long sur 5 millimètres de large, le centre de chaque paire de fentes étant séparé de 75 miUimétres.
§ 4. Ces fentes sont près de chacune des ailes et immédiatement au bas de chaque épreuve, de sorte que, à travers les fentes, on peut voir Tépreuve qui se trouve sur le devant de Taile la plus proche. Deux prismes stéréoscopiques ordinaires placés en G G combinent les images à mesure qu'elles se succèdent en passant devant les yeux. La totalité de chaque image ne ' peut être vue à la fois ; mais suivant que Ton tourne vers FobServateur ou qu'on éloigne de lui, Fimage est vue d'abord par sa base ou par son sommet et la vision parcourt ainsi Tépreuve qui passe tout entière avant qu'une autre se présente à la vue; il résulte du phénomène de la persistance de vision que les intervalles entre les images ne sont plus perceptibles et qu'on obtient ainsi des effets merveilleux de mouvement combiné au relief.
aoi. —SULFATE D'ARGBNTAGÉTTLB. (Chim.). Voir 169, VI, § 5.
a02. -- SULPOTOfATI DS BARYTE, BaO,(C«HSsO,2S03) + 2U0, (am.). Voir 178, VI, §2.
§ 1. Pour préparer ce corps versez dans
Alcool (68) 1 partie
Acide sulfurique concentré (1580) .... 2
Empêchez la température de s'élever au-dessus de 70'; étendez d'eau la liqueur et saturez par le carbonate de baryte (2 S, VI). L'acide sulfurique libre forme du sulfate de baryte (145, V) insoluble et l'acide sulfovinique formé par l'alcool, et l'acide sulfurique donne le sulfovinate de baryte soluble. On évapore la Hqueur et on obtient le sulfovinate de barîfte cristallisé.
§ 2. A une température de 50**, ce corps perd ses deux équivalents d'eau. Gorps soluble ou incolore, il sert à préparer les autres sulfovinates par double décomposition. Il est facilement décomposé par rébullition. Quand il est sec, il donne par la chaleur un produit huileux appelé huile de vin pesante*