GRAVURE IIÉUOGRAPIIIQDË SUR CUIVRE
§ 1 ; L'épreuve tirée au ton convenable, que l'expérience seule peut enseigner, doit être d'abord soigneusement lavée, afin d'enlever tout le nitrate d'argent (983), lequel, se convertissant ensuite en chlorure (262), ne ferait que rendre le fixage plus malaisé et saturer, plus vite le bain salé.
§ 2. On vire alors. L'un quelconque des virages connus peut servir ; on y laisse l'épreuve le temps strictement nécessaire pour qu'elle prenne une belle teinte : un séjour trop prolongé dans le bain d'or la ferait ensuite tourner au rouge. On lave, puis on plonge l'épreuve dans une solution saturée d'abord de sel de, cuisine (1508) puis de chlorhydrate d'ammoniaque (255). Quand toutes les épreuves sont dans ce bain, qui doit être abondant, on place la cuvette sur un feu doux et on l'y laisse jusqu'à ce que le liquide ait atteint la plus haute température que la main puisse supporter. 20' ou 30' suffisent au fixage.
§'3. Dans cette opération, il se forme un chlorure triple de sodium, d'ammonium et d'argent qui cristallise en belles aiguilles appartenant au système rectangulaire et probablement au cubique. Ce chlorure, abandonné dans une quantité d'eau plus grande que celle qui est strictement nécessaire, précipite une. partie du chlorure d'argent (262) qu'il tient en combinaison. Ainsi, 35 gr. de chlorure de soude et 19 de chloruré d'amtmonium dans 100 gr. d'eau peuvent abandohner par l'ébuUition 1,50 de chlorure d'argent, qui se réduit, par le refroidissement, à 1 gr., le reste se précipitant.
§ A. Au sortir de ce bain l'épreuve serait fixée, mais elle contient une certaine quantité de chlorure triple qui, au contact de l'eau, précipiterait de nouveau du chlorure d'argent dans le papier, et l'on perdrait ainsi une partie de l'effet produit : pour compléter le fixage, il faut tremper l'épreuve dans un autre bain froid saturé de sel commun, d'où on peut la sortir au bout de quelques minutes pour la laver dans plusieurs eaux pendant une couple d'heures et la faire enfin sécher au soleil.
228. — GRAVURE HÉUOGRAPHIQUE SUR CUIVRE. (Mialaret-Bec- KNKLL, 1866.) (Grav,) Voir 186, VI. (2« articky suite.)
§ 4. Exposition à la lumière, — Pour impressionner la plaque, il suffit de la placer dans un châssis derrière une gravure ou un négatif sur verre, et d'exposer le tout à la radiation solaire. Avec un beau soleil, il faut une exposition de cinq à dix minutes; par un temps couvert, l'exposition doit être prolongée pendant une heure et même davantage.
§ 5. Après impr essionnement, Isi plaque peut se. conserver quelques jours sans altération sensible, pourvu que le teipps. soit sec et qu'on, ne