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GRAVURE HKLIOGRAPHIQUE SUR CUIVRE

Comme le chlorure d'argent (262) le protochlorure de cuivre est soluble dans rhyposulfite, avant qu'il ait subi l'action de la lumière, et ne Test plus après. Lors donc que l'on plonge une plaque impressionnée dans une solution d'hyposulfite sensible d'argent et de soude (794), le protochlorure non altéré se dissout, et l'argent se dépose sur le cuivre mis à nu. Les noirs au contraire, n'étant pas dissous, il ne se forme sur ces partie de la plaque aucun précipité d'argent.

g 9. Gravure de la plaque» — Nous nous contenterons de mentionner quelques-uns des réactifs qui agissent sur le cuivre sans attaquer l'aident. Avant tout, il faut proscrire les substances qui provoquent un dégagement de gaz. L'action tumultueuse de ces gaz, en traversant le ^quide, soulève bientôt la pellicule d'argent qui forme les blancs de l'image et la met en pièces. Par conséquent l'acide nitrique (1002) ne sera employé qu'à la condition de l'associer à un corps oxygénant»

Voici une formule qui réussit :

Acide nitrique (1002; 1 partie

Bichlorure de potasse (160) en solution saturée. . . 2 Eau. 5

On peut, dans cette formule, remplacer l'acide nitrique par l'acide sulfurique (1580) et obtenir à peu près les mêmes résultats.

§ 10. Pour faire usage de ces deux solutions, on vernit le dos de la plaque et on la plonge dans une quantité de liquide suffisante pour la recouvrir entièrement. Lorsque la solution tourne au bleu, on en ajoute de fraîche, sans toucher ni remuer la plaque, et on prolonge l'action du mor* dant pendant un ou deux jours, selon la température.

L'iode (828) a été employé en combinaison avec le bichromate de potasse (160) ou l'acide nitrique. Dans ce cas, il est mieux de ne pas frotter la plaque pour enlever les noirs. Malheureusement l'auteur n'a pu encore fixer les proportions de cette formule. C'est la seule qui ait donné franchement des demi-teintes. De plus elle fournit une gravure en relief, c'est-àdire que la plaque est attaquée seulement dans les parties que l'argent qui les recouvre semblerait devoir protéger.

§ 11 . Par les moyens galvanoplastiques on obtient facilement une contreépreuve, dont les noirs sont en creux, et qui donne à Timpression une image redressée. Au contraire, avec les mordants qui attaquent le cuivre et respectent l'argent, on a bien une gravure en creux du premier jet, mais cette gravure est redressée, elle ne pourra servir à imprimer que des images renversées , quant à la position des parties. La morsure à l'iode offre donc un grand avantage qui est, du reste, compensé par la lenteur des effets.

On peut encore employer le bichlorure de cuivre (50, V) très«étendu d'eau, et combiné avec égale partie de bichromate de potasse. Mais cette solution ne convient guère que pour la reproduction des gravures. Enfin on pourra utiHser l'action chimique de la pile (1161) i

En attachant la plaque, préalablement immergée datis une solution tràacide de sulfate de cuivre, au pôle positif d'une pile en activité, on obtient

HÉLIOGHROMIE. 211

en vingt-quatre heures des gravures qui ne sont pas sans mérite. Mais il est important que la plaque occupe une position horizontale et en dehors de la lame de cuivre qui sert d'électrode négative, sinon la couche d'argent se détacherait, et la plaque serait attaquée sur toute sa surface.

§ 12. On peut encore renverser Fopération, en attachant la plaque au pôle négatif. Dans ce cas, elle se recouvre de cuivre, mais seulement dans les parties qui correspondent aux noirs. Il faut, pour bien réussir, que les noirs n'aient pas été enlevés, et que la plaque, après le lavage qui suit rimmersion dans Thyposulfite de soude (795), ait séjourné quelques heures dans une solution neutre de sulfate de cuivre (1368). Il se forme peut-être alors sur les blancs de l'image un léger voile de sulfure d'argent (1575), non conducteur de l'électricité, ce qui expliquerait pourquoi le dépôt de cuivre n'a pas lieu sur ce métal.

229. — HtUOCHROHIB. (Whârton-Simpson, 1866.) {PhoL). Voir 768, 769 — 14, 34, IV.

g 1. L'auteur a pris une plaque de verre opalin (106, VI), sur laquelle il a appliqué une couche de collodio-chlorure d'argent (199, V, 210, 211, VI), récemment préparé, et contenant :

Collodio-chlorure 30 gr.

Chlorure de strontium (178) 0. 15

Nitrate d'argent (985) 0. 525

le but ayant été de préparer un collodio-chlorure, contenant le moindre excès possible de nitrate d'argent. La plaque, séchée devant le feu, fut exposée à la lumière diffuse du jour, jusqu'à ce qu'elle fut devenue gris lavande foncé, ou presque couleur ardoise.

§ 2. Sur cette surface colorée on appliqua ensuite plusieurs verres de couleur, et le tout fut exposé à la lumière du soleil. Il y avait sur la couche sensible un morceau de verre rouge rubis, un autre de verre orangé; au-dessous, un morceau de verre ordinaire blanc, à l'un des bouts duquel on avait versé un peu de rouge d'aniline (90, V), et à Tautre extrémité du vert d'aniline (90, V) ; un espace blanc existait entre ces deux couleurs. Plusieurs portions de la plaque demeurèrent non couvertes, librement exposées aux rayons solaires et à l'air.

§ 3. L'expérience une fois commencée, on appela l'opérateur pour quelques affaires : l'expérience fut oubliée; et la plaque, exposée à midi, ne fut revue qu'à minuit. Cependant, un aide avait rentré cette plaque à la tombée de la nuit. En l'examinant à la lumière du gaz, on aperçut qUe les verres de diverses couleurs avaient laissé sur la plaque sensible leurs

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