LAVAGE AUTOMATIQUE DES ÉPREUVES POSITIVES
(W. PowEL, 1865). (Techn). Voir 872 ~ 78, 79, IV.
§ 1 . La machine décrite ci-dessous est très-simple, et permet un lavage automatique rapide et complet des épreuves positives sur papier. AB (fjg. 487) est un baquet ouvert, d'environ 0",75 de diamètre, et à peu près de la même profondeur. C'est un cylindre construit entièrement de zinc percé de petits trous, suspendu par un crochet à une tringle ou à un morceau de fer plat de 2 centimètres 4/2 de large, et marqué E. Deux entailles sont faites sur cette tringle, entre lesquelles il est suspendu pour qu'il reste à la même place. D est un tourniquet ou émérillon, semblable à celui que l'on introduit dans la chaîne d'attache des chiens; il
■lICItOGRAPHIB STÉEtriOSCOPIQDE.
sert, par une extrémilé inférieure, d'une tringle H qui le Iraverfe,
suspendre te cylindre, au moyen
FiB- W.
§ 2. F est un lube en gutla-percha (765), destiné a vider l'eau, en la prenant au Tond du baquet ; G, au contraire, est le tube d'apport de l'eau ; il porte un robinet en gulta qui y est fixé. Ce lube est dirigé de manière que, quand il laisse aller l'eau, celle-ci Trappe sur le cAté du cylindre de zinc, ce qui lui donne un mouvement de rotation autour de l'éraéril- Ion D, mouvement de rotation qui se communique à l'eau. Ce mouvement Torceles épreuves à se mouvoir elles-mêmes et les lave complètement, tandis que rhyposulftiç de soude (795) se réunit au fond du baquet, et est enlevé par le tube siphon P.
Le tout a coûté 15 francs a établir.
- ■naoaaAPHiB ntitÉoscopiQiJi. au uo-m di la
H. (A. HoiTBssiER, 1866). (Opi.). Voir 933 - 105, 111 - H4, W— 40, VI.
§ 1. Divers moyens peuvent être mis en usage pour obtenir, par 1^ photographie, des reproductions sléréoscopiques des objets microscopiques. L'emploi des microscopes binoculaires (934), qui semblerait, au premier abord, réaliser les conditions les plus favorables auï eupérieiKes de cette nature, est loin de se prêter à tous les cas ; le plus souvent même ces instruments sont d'une insuffisance absolue; c'est ce qui arrive, par exemple, pour la reproduction des objets transparents à des grossisse* ments un peu considérables. Il devient alors nécessaire d'avoir recours à une autre màthode qui ne partage pas l'inconvénient de ces appareils.
314 HICnOCR/kPHIC SréBéOSCOPIQUB.
§ 3. Le principe qui sert de base au microscope pseudo-stéréoscopiqve, consiste à produire deux images d'un objet atec lés deoi moitiés d'un même objectil; ces deux portions, agissant d'une manière tout à fait indépendante, voient l'ùbitl sous deux angles différents. De là, la sensation du r^ief ou du creux, produite par la vision simultanée des deux images. Il est évident qu'on doit arriver à un résultat complètement identique, en produisant successivement deux épreuves avec les deux portions d'un même objectif, diHit on cachera altemativeroent, û l'aide d'un demi-diaphragme, la moitié droite ou la moitié gauche.
g 3. La photographie de ces images, examinée dans un stéréoscope ordinaire, devra fournir une impression sléréoscopique ou pseudoscopique, d'après la position relative des épreuves, c'esl-à-dire selon que l'épreuve produite par la moitié gauche de l'objectif, sera placée sous l'œil droit ou sur l'œil gauche, et réciproquement. C'est, en effet, ce que l'expérience vérifle; et l'on obtient, par ce moyen extrêmement simple, de très-belles reproductions de tous les objets qui peuvent être éclairés par-dessus ; mais l'emploi de la lumière tran^nise donnerait lieu aux inconvénients d^à signalés pour les microscopes binoculaires, et ne produirait que des résultats trés-imparfaits.
Fig. ihS.
5 i. L'appareil qui réalise ces conditions consiste en un tube de cinvre (fig. 488), dont une extrémité A est fixée dans la partie inférieure du corps du microscope (95i), ou mieux encore dans le tube vertical du prisme que supporte la chambre noire. Le lube A reçoit, dans son intérieur, un second tube qui tourne, à frottement très-doux, et dont le mouvement de rotation est limité par une goupille D, s'engageani dans une fente demi-circulaire B, de façon qu'il accomplisse exactement une demirévolution, la partie C, qui reçoit les objeclifs, est munie d'un demi-diaphragme métallique qui en obture la raoilié. comme on le voit en E. De cette façon, l'objectif fixé en C ne transmettra que les rayons qui pourront émerger par la moitié de sa surface. Mais si l'on fait tourner d'une demirévolution le tube intérieur, le petit diaphragme se présentera dans une position inverse E', et l'objectif agira alors par sa portion gauche. Les deux
MICROGRAPHIE STéRÉOSGOPIQUE. 215
images produites dans chacune de ces deux positions seront donc dans les conditions* nécessaires à la vision stéréoscopique.
§ 5. La position du demi-diaphragme, relativement à la plaque sensible, est loin d'être indifférente, comme on devait, d'ailleurs, s'y attendre. Elle doit être telle que la ligne qui partage l'objectif en deux portions égales coïncide avec l'axe vertical des images que l'on veut obtenir. Si cette condition n'était pas observée, les épreuves ne seraient pas perdues pourt^ela, mais il serait indispensable alors de les orienter, de manière à satisfaire à cette exigence, ce qui est toujours difficile ou incommode.
§ 6. Cette méthode s'applique non-seulement au cas où Ton fait usage des objectifs d'un microscope, mais elle donne encore d'excellents résultats, lorsqu'on se sert d'objectifs photographiques ordinaires. Dans le cas où l'on emploierait un objectif à plusieurs verres (1002), il y aurait un avantage réel à placer le diaphragme le plus près possible de la première lentille, soit en avant, soit en arrière. L'effet stéréoscopique est alors plus prononcé qu'en le fixant contre la lentille postérieure. Cette disposition fournit de très-beaux reliefs, avec des objectifs qui n'ont pas moins de 15 centimètres de longueur focale, pour des grossissements de deux à trois diamètres.
§ 7. Un des reproches que l'on pourrait adresser à cette manière d'opérer consiste dans la perte de lumière qui en résulte nécessairement. L'objectif, n'agissant en effet que par la moitié de sa surface, ne transmet que la moitié de la lumière qu'il reçoit, et la durée de la pose doit, par conséquent, être double de ce qu'elle serait dans les conditions ordinaires. Cependant, comme on fait constamment usage de faibles grossissements pour la reproduction des corps opaques, le diamètre des objectifs est toujours assez grand pour* impressionner rapidement la plaque sensible. Cet inconvénient se retrouve, d'ailleurs, danè tous les microscopes binoculaires, quelle que soit leur construction, les rayons lumineux émanés de l'objet se partageant toujours en deux portions égales qui viennent former deux images distinctes. Si, toutefois, pour une raison quelconque, on avait intérêt à diminuer le plus possible la durée de l'exposition, on aurait recours à la méthode suivante, qui donne des résultats aussi parfaits, en utilisant pour la formation de l'image la totidité de la lumière émise par l'objet à reproduire.
§ 8. Bascule stéréoscopique. — On a déjà vu quelles sont les raisons qui s'opposent à l'emploi des appareils précédents pour la photographie des corps translucides. Les images de l'objet, produites par l'objectif dans ses diverses positions, se trouvent éclairées dans des directions souvent complètement opposées, de sorte que leur superposition parle stéréoscope donne lieu à des effets que l'œil ne peut comprendre, et qui déterminent d'une manière plus ou moins complète la sensation du relief. Bien qu'il soit assez difficile de se rendre compte de ce phénomène, il n'en existe pas moins de la manière la plus évidente, ce qui rend indispensable l'emploi d'autres moyens pour arriver à des résultats satisfaisants.
§ 9. Pour que deux images soient dans des conditions convenables à la
HICnOGnAFHIE STËnËOSCOPlQDS.
vjùoR stëréoscopique, il faut, comme on l'a déjà vu, qu'elles représail€iil les deux perspectives d'uu même objet telles que les voit îsolémmt dutcun des deux yeux. Pour réaliser ces exigences par la photogrs^bie, «m est dans l'habitude de prendre simultanément deus vues avec deux inslniments faisant entre eux un angle coQîenable, ou avec un seul instrument que l'on amène successivement dans la position des deux premiers. Les résultats ne changeraient pas d'une manière sensible si l'appareil phot»grajdiique restant immobile, on faisait tourner l'objet sur son axe, de manière à lui faire décrire un angle égal à celui des deux appareils. Cette manière d'opérer, adoptée dans plusieurs circonstances pour les reproducfioos photc^raphiques, donne des images stèrèoscopiques aussi parfaites que la première méthode, mais elle n'est applicable qu'aux cas très-limitÉs où l'on peut faire varier à volonté la position du modèle.
§ 10. Pour la photographie des objets microscopiques, il est impossible d'avoir recours à l'usage de deux objectifs à cause de leur petite longueur focale, et cet inconvénient ne se présenterait-il pas, on conçoit combien il serait difficile de conslruire des objectifs assez identiques pour fournir deux images au même gros^ssement. Le second système peut, au ctmtraire, être employé avec avantage, et donne des résultats de beaucoup supérieurs à ceux que fournissent les microscopes binoculaires. L'appareil destiné à présenter l'objet sous des angles différents est d'ailleurs peu compliqué, et s'adapte aisément sur tous les microscopes. La figure 4S9 en montre une coupe verticale.
îi H. Une plaque circulaire A est percée d'une ouverture centrale munie d'un tube F, qui est exactement ajusté dans le trou de la platine. Cette plaque porte deux oreilles verticales E, placées aux extrémités d'un même diamètre, et entre lesquelles est disposée une deuxième plaque B, plus petite que la première, et munie comme elle de deux oreilles C. Celle-ci est mobile autour d'un axe horizontal, déterminé par la position des deux pii-ots 11. Un troisième disqueC porte, au centre, un tube qui s'engage par le moyen d'nn pas de vis dans celui de la plaque intermédiaire. Ce disque supporte la plaque de verrre sur laquelle se trouve l'objet, et remplace par conséquent la platine du microscope. Deux ressorts, qui ne se voient pas sur la figure, et placés nntre le» deux plaques inférieureEi
IfÉGATIF SUR COLLODION POUR AGRANDISSEMEHT. 217
maintiennent la bascule B, assujettissent la lame de verre sur la platine. Tout l'appareil doit être ûxé sur le microscope par un moyen quelconque, afin qu'il ne puisse tourner sur son axe pendant les opérations.
{Sera continué.)