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RENFORCEMENT DES NÉGATIFS TROP FAIBLES

posés par le fîltre. Si on laisse dans le bain même un léger excès de nitrate de baryte, il se produit un curieux effet : le bain fournit des clichés d'une intensité et d'un noir extraordinaires. Il faut avoir soin que l'excès de ce sel ne soit pas considérable, sans quoi on retomberait précisément dans Taccident que Ton veut éviter. Reste à savoir quelle est la source du sulfate d'argent. 11 y en a plusieurs : Tiodure de potassium (848), l'acide sulfarique (1580), qui peut rester dans la poudre-coton imparfaitement lavée; le papier à filtre (1039) qui peut renfermer du sulfate de chaux (1567) et Tantichlore employé dans la fabrication de ce papier.

289. — REMPORCanDENT DBS NÉGATIFS TROP FAIBLSS. (C. OiiME- GANCK, 1866.) (Phot.) Voir 1275. — 76, VI.

§ 1. Après avoir développé, renforcez à deux reprises avec une solution de :

Acide pyrogallique (1239),. , 1 gr.

Eau 2500 c. c.

Acide citrique (299) 1 gr.

Alcool (68) . 20 c. c.

additionnée d'un certain nombre de gouttes d'une solution de

Nitrate d'argent (983) à 5 0/0

puis lavez, sans vous inquiéter si le ton de l'épreuve a beaucoup gagné.

§ 2. Ensuite versez sur la surface à renforcer le volume nécessaire de la solution suivante pour la couvrir d'un coup :

Eau saturée de sublimé corrosif (157)

additionné goutte à goutte d'une solution de

lodure de potassium

ou de tout autre iodure soluble, jusqu'à ce que le précipité d'iodure rouge de mercure (847) qui se forme laisse un petit nuage rouge qui ne disparaisse plus par l'agitation, puis on ajoute quatre fois le volume d'eau, on laisse déposer ou on filtre et on conserve pour l'usage.

§ 3. Au moment d'opérer, on en verse quelques centimètres cubes dans un verre et on y ajoute quelques gouttes d'une solution de chlorure d'or (273) à 5 p. 100. Il suffit de trois gouttes pour cinq centimètres cubes de solution mercurielle.

§ 4. Le pyrogallate d'argent qui s'est incrusté dans la couche de collcH dion réduit le sel d'or avec une grande énergie et donne une vigueur et une netteté que l'on ne peut obtenir par aucun autre moyen. Le sel d'or dans la solution mercurielle donne relativement un médiocre résultati

240. — IIBIfTOEGIHElllT DBS NÉGATIFS VERNIS. (Riggardo Cas- TELTECCHio, 1866.) (Pkot.) Voir 265, 292, IIÏ. — 190, 279, V.

§ 1 . Placez le cliché sur un plan parfaitement horizontal et couvrez l'image vernie d'alcool (68) qu'on laisse agir pendant 10' environ. Au bout de ce temps on jette Talcool et on lave la glace. Si le vernis n'est pas complètement enlevé, on recommencera l'opération.

§ 2. La glace bien lavée est traitée avec la solution suivante :

Acide pyrogallique (1239) 1 gr.

Acide acétique (19) 0,12

Eau distillée 250 à 300

Au moment de verser ce liquide on lui ajoute quelques gouttes de nitrate d'argent (983) à 4 pour 100.

§ 3. L'image augmente Immédiatement d'intensité, mais la solution se trouble bientôt. On aura soin de laver la glace avant d'appliquer une nouvelle quantité de liquide, afin d'enlever les réductions métalliques et les molécules de résine (1285) qui peuvent encore rester. Quand on est arrivé à rintensité voulue on lave abondamment et on laisse sécher : enfin on vernit de nouveau.

§ 4. Cette méthode ne s'applique qu'aux négatifs développés par le sulfate de fer et fixés par le cyanure de potassium (456) ; elle réussit difficilement sur les clichés traités à l'acide pyrogaJlique (1239) et à l'hyposulfite de soude (795).

L'opération réussit également bien avec des clichés vernis depuis plusieurs jours.

241 — SENSIBILITÉ CSOHPARÉB DES PAPIBBS AIBUHINÉS,

Mlés avec dîlTérentf self halogènes. (RosGOE, 1866.) (Chim.) Yoir 198, YI. (2' art. suite.)

§ 4. Ces solutions contenaient précisément autant de potassium qu'il en existe dans une solution renfermant 4 pour 100 de chlorure de potassium, et les solutions composées contiennent la même quantité de potassium combinée avec différents halogènes. Afin de s'assurer, sans doute possible, des résultats obtenus, les mêmes papiers furent exposés dans le pendule photométrique, puis comparés comme auparavant, tandis que, pour épreuve directe, les mêmes papiers étaient exposés directement aux rayons du soleil et comparés ensuite.

§ 5. Les résultats de ces cinq variétés de papiers préparés et exposés à

SENSIBILITE COHPABEë DES PAPIERS ALBUMINES.

une source constante de lumière, jusqu'à ce qu'ils eussent acquis la tdnie donnée par le chlorure, sont présentés par le tableau suivant :

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