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AOUT

226 APPAREILLAGE POUU ÉPREUVES STÉl\É0SC0PIQ7ES.

avec les acides. Mais le cyanogène (452) ne donne plus naissance à des phénomènes de substitution ; il se combine directement à Taniline avec dégagement de chaleur, et produit une nouvelle base cristallisable, la cyaniline

qui forme avec la plupart des acides des sels bien définis et cristaliisables.

244. — APPAREILLAGE POUR ÉPREUVES STÉRtOSGOnilOBS SIMULTANÉES^ de deux objeotifi doubles de foyen dîfierentf. (Towler, 1866.) (Opt.)

§ 1. Supposons qu'il s'agisse d'appareiller ensemble, pour faire des épreuves stéréoscopiques, deux objectifs, un quart ou un demi, de foyers différents. On s occupera d'abord d'atténuer autant que possible dans chacun des objectifs l'aberration de sphéricité (2. — 269, III. — 165, ^1) et d'augmenter la netteté. On y parviendra en plaçant, entre les deux lentilles de chaque objectif et au milieu de l'espace qui les sépare, des diaphragmes dont on variera l'ouverture en tâtonnant de façon à obtenir le maximum de netteté et de champ, sans trop perdre de lumière- M. Towler indique comme pouvant servir de diaphragmes des disques de gros cuir noir percés au centre de trous variant entre O^jO^S et 0",0075. Des diaphragmes métalliques seraient certainement préférables.

§ 2. Ceci fait, il faut amener chaque objectif au même foyer réel (710). Pour cela, il faut les amener l'un et l'autre à fournir, sur la glace dépolie et avec les mêmes rfimensiows, l'image d'un objet donné, placé à une distance donnée. Quand les deux objectifs, placés à une même distance de l'objet qui sert à l'observation, donneront la même grandeur d'image, les foyers réels seront égaux. On compare d'abord les objectifs et l'on met de côté pour le modifier celui qui donne l'image la plus grande et dont, par conséquent, le foyer réel est plus long.

§ 3. Soit A l'objectif qui donne l'image la plus petite et que Ton conserve intact, et B l'objectif qui donne une image plus grande et qu'il s'agit de ramener au foyer réel de l'objectif A ; il suftira pour atteindre le but désiré de s'arranger de façon à pouvoir rapprocher l'une de l'autre les deux lentilles de l'objectif B. A mesure que l'on rapprochera les deux len tilles, l'image deviendra plus petite, la distance focale réelle diminuera. Dès lors, il sera facile de trouver, par tâtonnement, l'écartement avec lequeU'objectif B donnera l'image d'un objet exactement de la même grandeur que celle fournie par l'objectif A, bien entendu à égale distance de l'objet observé.

§ 4. Voici maintenant le procédé opératoire : On coupe par le milieu, à l'aide d'une lime triangulaire, ou mieux sur le tour, le tube qui réunit les deux lentilles et on enlève la longueur d'environ 0",015; on ajoute une bague de cuivre de 0",045, de façon à ce que les deux moitiés du tube coupé y entrent à frottement. Cela permet de faire varier la distance entre les deux lentilles. On les rapproche alors avec précaution jusqu'à ce que l'objectif B donne une image rigoureusement égaie à celle que donne

DÉVELOPPEMENT DES NEGATIFS PAR LE PROTOSaLFATE DE FER. 227

Tobjectif A. Si Ton voulait, au con'traire, allonger le foyer de A pour ramener au foyer plus long de B, on couperait le tube de A, on l'ajusterait dans une bague et Ton éloignerait les deux lentilles Tune de l'autre jusqu^à ce que A donnât la même grandeur d'image de B.

§ 5. M. Towler fait observer que deux objectifs de construction dissemblable/ ainsi amenés au même loyer l'éel ou à donner des images égales en grandeur, peuvent dans le même temps de pose (249, V), fournir des épreuves qui ne soient pas Tune et Fautre d'égale valeur ; mais il ajoute que les épreuves montées et vues au stéréoscope se corrigent Tune par Tautre et produisent encore un effet satisfaisant. Pious sommes d'ailleurs convaincu qu'avec du soin et de l'adresse on pourrait atténuer cet inconvénient : il suffirait de modifier les diaphragmes selon les indications de l'expérience, de façon à avoir dans les deux objectifs sinon une égale netteté, du moins uneYapidité sensiblement égale.

245. — CARBONATE DE SOUDE appliqué à la neutraliiatîon facile des baîns négatîff de nitrate d'argent. (Chim,) Voir 256, VI, § 5.

2M. -- GHROMATE NEUTRE DE POTASSE (KO,HO,GrOs). (C/tim.) Voir 248, VI.

§ 1. On l'obtient en ajoutant du carbonate de potasse (209 bis) à une dissolution de bichromate de potasse, jusqu'à ce que celle-ci prenne une couleur jaune clair. En évaporant la liqueur, on obtient des cristaux jaunes anhydres, présentant exactement la même forme que le sulfate de potasse (HO, V).

§ 2. Le chromate neutre de potasse est très-soluble dans l'eau ; l'eau froide en dissout plus que le double de son poids/, l'eau chaude, en dissout encore davantage. Cette dissolution bleuit la teinture rouge de tournesol.

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