ÉPREUVES POSITIVES SUR PAPIER A LA GOMME LAQUE
besoin, Tendiiit à la gomme laque peut donner au papier une surface luisante semblable à celle qui est communiquée par Talbumine (49). Mais cfi lustre, en général si désagréable et qui est un des défauts de cette dernière préparation, est heureusement facile à éviter dans le procédé actuellement décrit, et ceci sans porter atteinte à la vigueur de Timage produite. Le papier uni, ordinairement employé en photographie, donne de trèsbons résultats préparé à la gomme laque, mais surtout pour les paysages : il est peut-être préférable d'employer le papier à grains dont on fait usage pour les aquarelles, tels que les papiers à dessin de Wathman. Malheureusement tous ces papiers renferment souvent des parcelles métalliques.
§ 7. Dans Fétude de tout nouveau procédé pour tirage de photographies, le degré de permanence que peuvent posséder les images est naturellement un point d'un intérêt capitaL Chaque fois qu'il s'agit d'images ayant pour base l'argent (112), l'expérience de longues années peut seule, on ne le sait que trop bien, résoudre cette grave question. Toutefois Fauteur pense que les résultats une fois acquis et la nature même du procédé qu'il propose permettent d'établir que ce système de tirage offre de sérieuses garanties à cet égard. L'auteur emploie ce procédé k la gomme laque depuis trois ans, et beaucoup .d'entre ses nombreuses épreuves d'essai n'ont été que bien imparfaitement lavées, — leur plus ou moins grande fixité n'étant qu'un point secondaire. — Cependant aucune de ces épreuves, même les plus anciennes, ne montre la moindre tendance à se détériorer, et les blancs ont conservé toute la pureté qu'ils avaient dans les épreuves récentes. La gomme laque est si peu sujette à s'altérer par suite des influences atmosphériques, qu'il n'est pas douteux que la fixité des* images photographiques à base d'argent ne soit de beaucoup augmentée par la substitution de cette résine à un corps aussi peu stable que l'albumine (49).
§ 8. Quand l'épreuve obtenue est fixée et séchée, elle doit être considérée comme terminée, mais on peut aussi lui faire subir une dernière opération qui cx)nsiste à lui appliquer, au moyen d'un pinceau, une dissolution alcoolique de gomme laque qui pénètre toute l'épaisseur du papier. Cette espèce de vernis, convenablement préparé et appliqué, ne rend pas la surface du papier luisante, comme au premier abord on pourrait le craindre, mais l'image parait plus vigoureuse et moins ombrée, tandis que comme moyen préservatif, il est probable que chaque parcelle composant l'image se trouvant ainsi hermétiquement enveloppée d'une couche de résine, cette dernière opération peut être d'un excellent effet. Dans le but d'empêcher l'absorption de la couche sensible dans l'épaisseur du papier, on peut, avant l'application de l'enduit, saturer le papier de résine (1285) dissoute dans l'alcool (68), mais cette opération n'est nullement nécessaire et son utilité est même contestable.
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