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FLUORURE DB SODIUM (Na,Fl). (Chim.) Voir 251,YI

§ 1. On l'obtient en saturant de Tacide fluorhydrique (153, V) par du carbonate de soude (209 1er) pur.

§ 2. Corps blanc, cristallisant en cubes anhydres; peu soluble dans Feau et d'une solubilité n'augmentant pas sensiblement avec la chaleur : cette dissolution attaque le verre (l>i85). Insoluble dans Talcool (68).

§ 3. Le fluorure de sodium dissout facilement la silice (1524) par voie de fusion et peut se combiner avec un équivalent d'acide fluorhydrique (i 55, V ) pour former un fluorbydrate de fluorure de sodium, cristallisaDt en rhomboèdres.

262. — hAlIOGHROMIE. (J. Traill Tayloii, i866.) (Plwt.) Voir 7C8. — 769. 14, 54, IV. — 229, Vl.

§ 1 . Cet opérateur prétend avoir obtenu les couleurs naturelles des objets sur papier, en Timbibant d'abord de nitrate d'argent (983), puis ensuite de fluorure de soude (250, VI). On obtient, par ce procédé, le vert, le bleu et le jaune du spectre d'une manière remarquable, 11 affirme, en outre, que le papier imprégné d'oxyde d'argent (1030 bis), dissous dans le nitrate d'ammoniaque (80, IV), reproduit également les couleurs. lien serait encore de même avec du papier préparé au chlorure de baryum (261) et au nitrate d'argent (983), surtout si ce papier a préalablement été imprégné d'une solution d'iode (828).

§ 2. M. Uudson prépare le bain suivant :

Acide chlorhydrique (254) 4 gouttes.

Solution saturée de sel (1508). ..*... 4 Eau 60 c. c.

Il plonge pendant 5 minutes la plaque, passée au bain d'argent, dans ce bain, lave bien à blanc et sèche au-dessus de la lampe à esprit-de-vin (868). C'est sur cette plaque qu'il affirme obtenir toutes les couleurs, malheu^ reusement fugitives puisque la fixation n'en est pas encore trouvée.

IlE STÉBÉOSCOriQLF.

- HICBOailAFHIB STtBBOBCOPIQDE AD MOnH DB LA

. (A. Mmibssier. 18G6.) (Opt.) Voir 933. — 105, III. lU, IV. — 40, 333, VI. (2* aHide.)

g 12. Tout ^tant ainsi disposé, il est clair qua la plaque de verre et, par conséquent, l'objet qu'elle supporte, se présentent à l'objectif sous un angle dont l'amplitude dépend de la hauteur de Taie de rotation et de la longueur de la bascule.

Une première épreuve étant faite dans cette posiiion, il suffira de fixer la platine mobile dans une direction inverse de celle qu'elle occupait primilivement, puis faire décrire à l'objet un mouvement angulaire qu'il est fadle de calculer. La seconde image obtenue dans ces nouvelles conditions reproduira l'objet sous une autre perspeclive et, si l'angle a été convenablement déterminé, les deux épreuves satisferont parfaitement aux exigences de la vision stéréoscopique.

g 13. Une condition indispensable pour que cet instrument fonctionne d'une manière régulière, consiste dans la position de l'axe de rotation, qui doitcoïncider rigoureusement avec la surface de l'objet à reproduire. Sans cette pré«:ant ion l'objet se déplacerait par le mouvement de la bascule;il arriverait même, si le grossissement était un peu considérable, qu'il sortirait complètement du champ du microscope, et toute opération deviendrai! nlors impossible. C'est pour obvier à ce grave inconvénient que la platine C {fi^. 48d) e&t munie d'un tube à vis qui permet de l'abaisser ou de l'élever au-dessus de la bascule ^lors que la lame de verre est plus épaisse on plus mince. Un trait de ri^re, tracé sur la face interne des oreilles, indique la hauteur de l'axe de rota^on, et l'on doit, avant tout, en vissant ou dévissant la platine, faire iu)incider partailemcnt avec ce trait la sur- 6ce supérieure du porte-objet, la bascule se trouvant placée horizontalement.

% li. Quant au moyen de fixer la bascule dans ses diverses positions, le plus simple consiste dans l'emploi d'une lame épaisse de cuivre taillée en forme d'escalier, et qui fait l'oltice d'une.cale. Sa plus petite épaisseur doit être telle que, placée sous la bascule du côté des ressorts, elle la maintient dans une situation parallèle à la plaque inférieure. Dans sa plus grande épaisseur elle l'inclinera, au contraire, dans une direction opposée, de manière à détruire l'action des ressorts.

§ là. Enfin, l'amplitude du mouvement angulaire que l'on imprimera à l'objet n'est pas indifférente. Un angle total de 7* à 8° environ est celui qui parait le plus convenable comme moyenne, les épreuves obtenues dans

ces conditions donnent la sensation d'un relief Irés-suflisant, sans être exagéré. La grandeur de l'angle ne doit pas d'ailleurs être la même pour toiis les objectifs, elle doit être d'autant plus faible que ceux-ci ont un foyer plus court, et il est souvent utile de l'augmenter d'une manière notable quand on fait usage de très-faibles grossissements. C'est ainsi que pour ime lentille seule de l'objectif du n' de H, Nachel, il y a avantage à élever jusqu'il 1'2° la grandeur de l'angle, tandis qu'il suliit de la réduire à i' ou 5° pour robjeclif n' 5. On pourra d'ailleurs, avec un même instrument, produire toutes ces variations en passant sous les deux côtés de la bascule des cales d'épaisseur convenable pour régler son mouvement. On pourrait aussi faire usage de deux vis disposées au-dessous de la plaque inférieure, mais c'est là une complication peu incommode dans la pratique et dont il est préférable de l'aflriinchir.

§ 16. La grandeur de l'angle décrit par l'objet doit varier nécessairement avec les dimensiuis de l'appareil et les rapports qui existent entre ses diverses parties. Il peut d'ailleurs se déterminer par quelques calculs trigo-

MICROGBAPllIE STËRÉOSCOPIQUE. 237

nométriques assez simples. Nous donnerons ici, à titre de renseignements, les dimensions d'un instrument construit pour un angle maximum de 12*.

Longueur de la bascule 68 m. m.

Hauteur de Taxe au-dessus de la plaque infér. 14,5 Hauteur de Taxe au-dessus de la bascule. . . 8

En supposant à la bascule et à la platine une épaisseur de 2 milliraèfres, on peut faire usage de liâmes de verre dont l'épaisseur pourrait atteindre 4 millimètres.

§17. La mise au point (948) exige, avec cet appareil, quelques précautions particulières. Après avoir disposé la bascule horizontalement, on choisit d^abord le point de la préparation qui doit être photographié : il faut ensuite s'assurer que ce point coïncide bien avec Taxe de rotation ; Tinégalité d'épaisseur des lames de verre peut, en effet, donner lieu à des différences, selon le point de la surface qui se trouve sous l'objectif. L'erreur, s'il y en a une, se corrige aisément en cherchant, pendant que l'on examine, la hauteur la plus convenable de la platine pour que lobjet ne se déplace pas d'une manière sensible pendant le mouvement de la bascule.

§18. L'instrument ainsi réglé, on met l'image au point pour une première inclinaison et l'on impressionne la plaque sensible. Il est rare qu'après avoir fait basculer l'objet pour reproduire la seconde épreuve, l'image reste encore au foyer ; cet inconvénient ne devrait pas se manifester avec des appareils d'une construction irréprochable ; mais le jeu inévitable des axes, et surtout l'ébranlement occasionné pendant cette ^manœuvre, produisent presque toujours un léger changement. Tl faut alors mettre le plus grand * soin à effectuer la seconde mise au point sur la même partie de l'objet que la première; sans celte précaution, chaque épreuve, vue isolément, pourrait être satisfaisante, mais leur superposition dans le stéréoscope donnerait lieu à des effets désagréables qu'il est important d'éviter.

§ 19. Les limites de grossissement que comporte cette manière d'opérer sont suffisamment étendues pour se prêter à tous les cas qui se présentent. Depuis le n" de M. Nachet jusqu'à l'objectif n» 5, on ne rencontre aucune difficulté. Le n" 5 peut même être employé avec succès, à la condition de recouvrir la préparation d'une lamelle de verre extrêmement mince. Quant aux objectifs supérieurs, la largeur de la monture de cuivre s'oppose généralement à leur usage, en venant butter contre la préparation pendant son mouvement angulaire ; on pourrait, il est vrai, obvier à cet inconvénient en diminuant le diamètre de cette monture, mais il est bien rare que l'objectif n" 5 ne suffise pas à tous les cas, si l'on emploie surtout le système des amplifications successives, qui présente ici de très-grands avantages.

§ 20. Cette méthode, bien que donnant des résultats supérieurs à tous les autres, est loin cependant d'être à l'abri de certains reproches. Un de ses plus sérieux inconvénients consiste dans l'obliquité sous laquelle l'objet se présente à l'objectif. Il en résulte qu'on ne peut mettre exactement au point qu'une petite surface de la préparation, d'autant moindre que le grossissement est plus considérable. Mais il est vrai de dire que, dans ces conditions, il est le plus souvent inutile d'embrasser un champ très-étendu,

18 .NEUTR.VLISATIO.N INEXACTE DV BAl.N l»E iSinL\XE ]»*ABfiE^T.

et les exigences de la micrographie dépassent rarement les limites aux« c|iieHes l'appareil peut satisfaire.

§ 21. Une secondeobjection, en apparence aussi fondée, provient du mode d'éclairage (532. — 547, 111, — 172, IV) delà préparation. La direction des rayons lumineux restant constante pour les diverses positions de Tobjet, cekii-ci doit présenter successivement ses différentes faces^à la lumière, ce q» senUe, au premier abord, devoir nuire au succès de l'opération. L'expérience démontre cependant que les différences qui existent entre réclairage des deux images ne sont pas appréciables, et c'est même en cela que consiste l'avantage incontestable de cette méthode sur les premières.

§ 22. En résumé, ce système se prête également bien à la reproduction stéréoscopique des objets microscopiques, quelle qu'en soit la nature. Et si, dans le cas de corps opaques, on doit donner la préférence à remploi des demi-diaphragmes (502), cela tient [uniquement à la plus grande simplicité des appareils, les résultats fournis par chacune des deux méthodes étant absolument identiques.

264. — MONTAOBS DE raOTOGRAPHIBS au moyen de la coUeforie. (Tech.) Voir 258, VI.

255. — NEUTRALISATION INEXACTE DU BAIN DE NITRATE D'ARGENT NEGATIF, PAR LA CRAIE. (H. Vogel, 1866.) [Cliim.) Voir 980.

§ 1 . C'est une habitude très-répandue depuis plusieurs années que de neutrahser Tacide du bain d'argent à Taide de la craie (428) ou carbonate de chaux. On considère, en général, comme des faits acquis, d'une part, que la craie neutralise toujours l'acide ; d'une autre, qu'elle n'exerce sur les bains d'argent aucune action fâcheuse; ce sont là des erreurs. Récemment, l'auteur cherchait à neutrahser, à l'aide de la craie, un bain neuf qui avait été trop fortement acidulé, lorsqu'il s'aperçut que l'addition de ce réactif déterminait une précipitation d'iodure d'argent (857. — 287, III). 11 était sûr, cependant, que ce bain n'était pas encore saturé d'iodure. 11 pensa alors que cette précipitation devait provenir de ce que la présence de la craie dans le bain diminuait la causticité argentique de celui-ci.

§ 2. Afin d'établir nettement ce point, il prit une solution d'argent et détermina exactement li richesse. La teneur en argent égalait 8,6 pour 100. Il agita alors la solution dont le volume était de 40 centimètres cubes environ, avec :

Craie (428) 0«%070

et laissa le tout en repos pendant 24 heures 4 Au bout de ce temps, il dé

TAPJEn. 239

termina de nouveau la richesse du bain et Irouva qu'elle n'égalait plus que 2,1 pour 100. Ce fait met bien nettement en évidence comment l'addition de la craie met ealib^té les sels d'argent dissous dans le bain.

§ 5. L'expérience, répétée une deuxième fois, a montré qu'une solution argeiilk|iie à 5 poor iOO pomadt, psr Fagitatiea avec la eraîe pvhériaée, tooèer, aa boat de iO minutes, au titre de 0,70 pour 100. Le carbonate de baryte (23, \) agit de la même façon. 11 est bien évident d'ailleurs que si la craie est ajoutée en petite quantité, la perte en ai-gent est moindre que celle qui vient d'être indiquée. Examinons maintenant la question sous son véritable point de vue, c'est-à-dire cherchons si, en agitant le bain d'argent avec de la craie en poudre, on parvient réellement à le neutraliser. § à. Si l'acide en présence est l'acide acétique (19), on obtient, il est vrai, le résultat cherché, quoique la neutralisation de l'acide acétique soit extrêmement longue. Mais il n'en est pas de même si le bain renferme de l'acide nitrique (1002) libre. 11 se forme alors du nitrate de chîiux (32,111), et celui-ci n'agit pas comme neutralisateur, ainsi qu'on le croit généralement, mais Mes comme an acide, alors même qu'on a fait bouillir la liqueur avec un excès de craie (428). On ne peut, en opérant ainsi» obtenir une neutralisation complète.

§5. On obtient beaucoup plus sûrement li neutralisation des bains d'argent à l'aide du carbonate de soude (209 bis) . Prenez une solution au dixième, ajoutez-en quelques gouttes au bain que vous voulez neutraliser, jusqu'à ce que par l'agitation il se forme un précipité permanent, puis filtrez.

M. Rémélé recommande, pour la neutralisation des acides renfermés dans le bain sensibilisateur, l'oxyde (1050 bis. — 224, IV) et le carbonate d'argent (207); mais ce procédé n'est pas pratique, et, en outre, l'action de ces deux agents est extrêmement lente.

256. — PAPIER (Du) au point de vue de la fabrîoatîon photographia que. (TowLER, 1866.) (Tech.) Voir 1038. — 235, VI. (2« art. suite.)

§ 3. Celte expérience prouve deux choses à la fois, d'abord que les chlorures (248) solubles dans l'albumine pénètrent dans la texture du papier, et secondement, que le nitrate d'argent suit leur exemple.

Mais si nous substituons au papier une plaque mince de verre, de mica (932), de porcelaine (1096), etc., nous verrons bien, nous nous apercevrons de suite qu'aucune solution ne peut plus pénétrer au delà de la surface seule de ces diverses substances. Nous avons donc raison de conclure qu'il faut les deux solutions de chlorure et de nitrate d'argent pour produire l'acte de la sensibilisation, quand on emploie le papier.

2i0 PAPIER.

§ 4. Quelle quantité de nitrate d'argent sera suffisante pour sensibiliser une couche d'albumine chlorurée, étendue sur verre, mica, etc.? Une solution qui contient :

Eau 100 gr.

Nitrate d^argent (983) 1

effectue cette opération en trois minutes, quoique la plupart des papiers du commerce exigent dix fois cette quantité. Les chlorures, dans Falbumine, varient de force dans la même proportion et pour les mêmes raisons.

§ 5. Ici se présente immédiatement une autre question.

Peut-on encoller ou préparer par un moyen quelconque un papier qui possède une surface analogue au verre ou au mica, laquelle empêche la solution de pénétrer dans le tissu derrière elle ?

Nous sommes persuadés que ce but peut être atteint, et nous croyons qu'on le réalise déjà pour des papiers préparés avec des procédés spéciaux tels que la whothlytypie.

Le papier sans encollage, ou quand il n'en contient qu'une quantité comparativement faible, est buvard, c'est-à-dire qu'il a la propriété d'absorber les liquides en s'en imbibant; il est reconnu que plus est grande la quantité d'encollage renfermée dans le papier, moins est forte l'attraction capillaire de la pulpe fibreuse qui forme la masse de ce papier. D'où il suit qu'il semble rationnel d^appUquer au papier wothlytypique un encollage beaucoup plus puissant qu'aux papiers qui servent aux usages ordinaires de la vie, et de plus il est probable que nous pourrons deviner quelles sont les substances ou les mélanges de substances qui remplissent notre but le plus efficacement.

§6. D'abord, examinons quelles sont les catégories d'encollages employés dans les manufactures de papiers, et étudions Taclion individuelle et collective des substances qui les composent.

« Lorsque le papier est sec, disent les dictionnaires techniques, on l'enlève et on l'empile soigneusement pour l'encoller. L'encollage est composé soit des morceaux de peau que les corroyeurs enlèvent avant le tannage, soit de peaux de mouton, soit de toute autre matière contenant beaucoup de «^élatine. On met ces substances à bouillir dans une chaudière jusqu'à ce mi'elles soient en gelée à laquelle on ajoute, lorsqu'elle est filtrée, ' unepetite quantité d'alun. L'ouvrier prend alors environ quatre mains de papier, et les trempe avec cet encollage dilué d'eau à consistance convenable, ayant bien soin que le tout soit également imbibé. C'est une opéralion très-simple. Le superflu de l'encollage est alors chassé par la pression, puis le papier est divisé en feuilles. »

§ 7. L'opération que nous venons de décrire se rapporte à la fabrication du papier à la main ; le principe reste le même pour le papier fait à la mécanique.

Formules pour l" encollage du papier.

N*» 1 . Pâte à papier sèclie • ^^^ ^^^^*

Amidon{87) " . • ^^

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