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PINCEAU D'ÉFONOB. Voir 258, VI

260. — PtOOlTAaS ILANO DAMS LA GOUGHB Dl GOLLODIOM ntoATIF. (H. VocEL. 1866.) (Ckim.) Voir 1171. — 235, III. ^ 120, IV.

§ 1. Tout le monde connaît ces petits points, ordinairement produits par les vieux bains d'argent et dont la cause principale est Tiodure d'argent (857. — 287, III) dissous dans le bain, qui, lorsque celui-ci est saturé, tend soudainement à se recristalliser avec le nitrate d'argent (985) et se dépose sur la couche de coUodion; cette décomposition laisse, pendant le développement» une petite solution de continuité dans la pellicule de collodion, et ce vide, d'abord presque imperceptible, acquiert, par le contraste, à mesure que le cliché.se noircit, une vigueur de plus en plus sensible,

§ 2. Nous avons cherché la cause de cet insuccès dans la présence d'autres sels difficilement solubles, qui le sont moins à froid qu'à chaud, et qui doivent, par conséquent, se dissocier par le refroidissement, comme l'acétate d'argent (9), phénomène qui se produit si souvent dans un bain acidifié avec l'acide acétique (19) ou devenu tel par l'acidification de l'alcool (68) qu'il contieht.

Nous avons observé encore une décomposition analogue des cristaux d*acétate d'argent à la surface du collodion, mais produisant, au lieu de piqûres proprement dites, des épis, des croix et des aiguilles, résultant de la forme même des cristaux, selon qu'ils se déponent parallèlement ou

244 PIQUETAGE BUKC DANS L\ COUCHE DK CoLLODIO.N NÉGATIF.

en se croisant les uns sur les autres, de manière à entraver Taclion de la lumière.

§ 5. Récemment, M. Kruger attira notre attention sur ce point : il joignait à sa lettre des échantillons de cristaux qu'il avait recueillis dans un bain d'argent : l'un était de Tiodure d'argent (837. — 287, III); l'autre se présentait sous l'aspect d'une masse grise avec quelques points brillants; ils furent soumis à l'analyse chimique avec de l'eau et différents acides. L'eau fournit un mélange de sels d'argent bien déterminé, mais un peu moins soluble que d'ordinaire; le résidu se dissolvait en grande partie dans l'acide muriatique (965), en ne laissant que quelques fragments de Verre. La dissolution réagissait fortement sur le fer (671), et je ne pus y découvrir d^autres métaux.

§ 4. Le résultat de cette analyse incomplète fut transmise à M. Kruger, en lui laissant entrevoir que le sel d'argent, difficilement soluble, pouvait bien être de l'acétate d'argent (9). Il était toutefois impossible de s'en assurer, la petite quantité de matière mise à ma disposition ayant été absorbée par les recherches. Cependant un peu de la dissolution qui m'était resté me permit d'essayer si je n'avais pas affaire à un sulfate; c'était bien cela, en effet. Ce résultat me déroulait au point que je doutais de son exactitude, quand une lettre de M. Kruger vint m'annoncer qu'il avait aussi trouvé un sulfate dans ses cristaux et qu'il en connaissait Forigine.

§ 5. « Je crois pouvoir affirmer, écrivait-il, que la principale, l'unique cause est la présence de l'acide sulfurique (1380) dans certains produits que les fabricants expédient dans des flacons qui en ont contenu et qui n'ont pas été suffisamment lavés. » L'analyse du bain d^argent et de l'iodure de sodium (29, III) révéla, en effet, des traces d'acide sulfurique. Nos résultats concordaient donc parfaitement, mais nous n'avions pas encore la preuve que ce fût le sulfate d'argent dont la présence dans le bain produisit les piqûres; pour le constater, je préparai un bain à 10 pour 100, additionné de 1/4 pour 100 de son volume d'iodure de sodium, et je fisuo cliché : point de piqûres.

§ 6. À 200 centimètres cubes de bain, j'ajoutai 0*%80 de sulfite de soude (75, Y). Il se forma un précipité abondant de sulfate d'argent, que je filtrai; puis, avec le bain filtré, je sensibilisai une plaque; pendant la sensibilisation même, elle se couvrit de petits cristaux, et, après l'exposition et le développement, elle était criblée de petits trous. .

Cependant, comme il y avait line quantité assez forte d'argent (112) précipité en sulfate, il me restait un doute : c'est que ce sel diminue peut-être la sensibilité de l'iodure d'argent (837. — 287, III) et que c'est là ce qui cause les traces. Je répétai mon expérience en secouant 200 centimètres cubes d'un bain nouvellement ioduré avec du sulfate d'argent. Le nitrate (985) sembla n'éprouver aucune modification ; il n'y eut qu'un peu de sulfate de dissous, et j'obtins ainsi un bain qui réagit beaucoup moins que celui de Kruger sur l'acide sulfurique (1380) et qui donnait aussi très-peu de piqûres. Cependant le bain se refroidit notablement pendant la nuit, et le matin il me fournit un cliché criblé de trous.

rOT-A-COLLE PORTATIF. 24

§ 7. Cependant, comme on pouvait encore attribuer cet effet à ce que riodure d'argent avait été agité, je fis un troisième bain sans iodure:-

Eau 200 c. c.

Nitrate dVgent (963) 20

Sulfite de soude (75, V) 0,50

Il se forma un précipité de sulfate d'ai^ent ; le tout fut alors chauffé à -h 90". Néanmoins le précipité ne fut dissous qu'avec une extrême lenteur, et, après une heure et demie, il restait encore un résidu : preuve que 100 centimètres cubes de bain d'argent à 10 pour 100, à une température de+ 90'' sont à peine capables de dissoudre 0*^,25 de sulfate d'argent. J'ajoutai encore 0*^,50 de sulfite de soude, je remplaçai l'eau évaporée, je Oltrai et laissai reposer pendant 12 heures. Au bout de ce temps il s'était formé de petits cristaux à la surface ; plusieurs clichés , préparés avec le bain, portaient de nombreuses piqûres. Cependant, le bain ne contenait pas d'iodure d'argent, sauf l'imperceptible quantité qui se dissout dans la sensibUisation. Ce n'était donc pas de ce sel que pouvaient provenir les piqûres, et il faut en conclure qu'elles étaient dues exclusivement à la présence du sulfate d'argent (218,111).

§ 8. Le même bain manifesta un autre phénomène, la présence des lignes Termicellées transparentes (1296). MM. Schippang et Prûmm l'attribuaient aux iodures. Je crois aujourd'hui, avec plus de certitude, que ce fait, assez rare d'ailleurs, peut être dû à la présence du sulfate d'argent; mais il se pourrait bien que celui-ci fût produit par les iodures. Dans les iodures du commerce, en efCet, on trouve de l'acide sulfurique et de l'acide carbonique (Ui).

Il y a encore d'autres sources diacide sulfurique dans les bains photographiques : il peut provenir : ou d'un acide nitrique (1002) impur, employé dans la fabrication du nitrate (963), ou d'un autre acide dans le coUodion.

281. — POT-A-CX>IiUB POBTATIP pour le montage de* épreuves» patte-partouti, etc. (Techn.)

§ 1 . La seule matière adhésive dont on puisse se servir avec un succès complet et qui offre toute sécurité pour les objets montés, est la colle forte (306) ; toutes les autres substances employées sont ou difliciles par leur usage, peu commodes dans leur application, incertaines dans leur adhésion, et malheureusement trop souvent capables d'altérer les photographies.

§ 2. Le seul reproche que les amateurs pouvaient faire à l'emploi de la colle forte, était la nécessité de la tenir chaude, c'est-à-dire liquide, pendant tout le temps qu'on s'en sert. Le pot-à-colle, que les fabricants anglais ont inventé, remédie à cette difficulté (/îg. 490); il peut, en outre, se placer sur une table de travail, ou dans n'importe quel endroit, sans risques, par suite de sa forme évasée par le bas. Il contient la colle à un état toujours liquide, au moyen d'une simple veilleuse, dont la dépense est tout à fait insignifiante. On peut d'ailleurs remplacer celte veilleuse par une petite lampe à

246 RENFORCEMENT DES NÉGATIFS PAR LE NITRATE d'uRANR.

esprit-de-vin (868), à pétit)le (ii5d), et même par un mince jet de gaz. Tout dépend de rinstallation de Tatelier.

Fig. 49-1.

§ 3. Pour que la colle forte se délaye facilement et vite, sans une forte et longue application de la chaleur, il faut la laisser tremper dans Teau quelque temps à Favançe. Il est bon, en outre, qu'elle ne soit pas trqi épaisse, et on trouve un certain avantage à humecter d'avance, entre deux feuilles de papier buvard humide, la photographie que Ton doit monter ; la colle s'y étend beaucoup mieux sous le pinceau.

§ 4. Il n'est pas besoin d'expliquer que le pot-à-coUe dont il s'agit est à base évasée, et qu'il est disposé de manière que l'on puisse y remplacer facilement l'eau que l'évaporation enlève ; le godet dans lequel est la colle, est d'ailleurs] aisé à remplacer sans dépense. La forme très-stable de l'appareil permet de frotter le pinceau sur le bord du godet pour le débarrasser de l'excès de ,colle qu'il entraine, sans craindre de renverser tout sur la table, alors que la main gauche, occupée à tenir l'épreuve, ne peut pas être employée à assurer le pot-à-coUe ; un fil de fer traverse même ce godet, afin de rendre cette opération plus rapide et plus facile, et c'est sur lui que le pinceau est essuyé.

§ 5. Il paraît préférable d'employer, au lieu de pinceau, un morceau d'épongé choisi et attaché d'une manière convenable à un manche commode. La méthode la meilleure est de fendre l'extrémité appointie, d'y introduire l'éponge en forme convenable et de serrer le tout au moyen d'mie ligature de fil métallique. Ce petit instrument dure très-longtemps.

262. -- RniFORCBHElfT DES NÉGATIFS PAR U mTRATB D'URAHBSTiLB FERRIGTANURE DB POTASSIUM. (D. Duncan, 1866.) (Chim.)

§ 1 . On peut employer avec avantage le nitrate d'urane au lieu du suJfate (258, VI).

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