‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 139 sur 219 · PAPIER · texte numérisé non relu

PAPIER

Résine (1285) dissoute dans 500 gr. de carbonate

de soude (209 ter) 2

Eau i8

N* 2. Pâle de papier sèche. . 600 parties

soigneusement diluée dans Feau, à laquelle on ajoute une solution bouillante de

Résine 8

additionnée d'autant de potasse caustique (1209) qu'il en faut pour rendre la liqueur claire. Ajoutez encore :

Savon blanc (17) 1

dissous préalablement dans Teau chaude. En même temps chauffez :

Résine 1/2

avec autant de lessive fraîche de potasse qu'il en faut pour dissoudre la résine. Mêlez ensemble les deux solutions et ajoutez :

Alun (82) dissous dans un peu d'eau. . . 1

§ 8. N* 3. Ceux qui veulent colorier les épreuves photogr9phiques les encollent d'abord avec la composition suivante :

Colle-forte ou gélatine 120 gr.

Savon blanc 1 20

dissous dans

Eau 1500

Lorsque la solution est complète, on ajoute :

Alun en poudre (82) 60

puis, dès que la mixtion est parfaitement homogène, le liquide est prêt à servir. On l'applique froid avec une éponge, ou mieux avec un blaireau plat. La liqueur d'Âckermann, analysée par Vauquelin, s'emploie pour encoller les papiers et est composée comme suit :

N° 4. Pâte sèche de papier 100 kil.

Gélatine 4

Savon de résine 8

Alun 8

Le savon résineux se fait en dissolvant dans :

Eau 100 lit.

Résine en poudre (1285) 48 kil.

Carbonate de soude cristallisé (209 /er). , . 2,22

On fait bouillir jusqu'à ce que le mélange soit homogène : la colle est préalablement amollie par une macération de 1 2 heures dans l'eau froide et alors ajoutée; puis on y verse, quand tout est dissous, la solution de l'alun dans l'eau chaude. On introduit dans l'eau trois quarts de cet encollage, que l'on mêle parfaitement avec la pâte.

§ 9. Les proportions que nous venons de donner nous éclairent sur ce que nous voulions savoir, en nous apprenant exactement les substances

iN° 8. AOUT 1866. H»

qui sont employées pour empêcher le papier de boire. Ni la gélatine (723), ni Tamidon seuls, même quand ils remplissent tout à fait les pores da papier, ne pourraient atteindre notre but, parce que tous les deux sont solubles, mais la résine dissoute dans un alcali et mêlée à lamidon seul redevient insoluble ; de la même manière, la gélatine ou la colle-forte (306) sont rendues insolubles par une solution d'alun (82), par suite de la formation d'une sorte de peau analogue à celle que produisent certaines opérations de tannage. , -

§ 10. On arrive aa même résultat en mêlant, dans un endroit obsctir, un bichromate alcalin (160) avec une solution gélatineuse, puis, imbibant le papier au moyen d^une éponge remplie de cette solution ou faisant flotter le papier à la surface. Si Ton expose après cela les feuilles à la lumière, la xouche devient insoluble et par conséquent impénétrable à Thumidité. On peut employer de la même manière une solution d'acide tannique (1399) pour rendre insoluble la gélatine.

Ce que nous venons de dire suffît pour faire voir non-seulement ce qu'il faut pour rendre imperméable aux liquides la surface du papier, mais encore l'absurdité des brevets que quelques-uns prennent pour ce résultat.

257. — PBRSPBGTIVB PBOTOORAPHiailE (Garey Lea, 1866.) (Dm) Voir 1132.

§ 1 . On doit être surpris que le sujet qui va nous occuper ait été traité par un si petit nombre d'auteurs et n'ait pas été résumé en une petite quantité de règles à la portée de tous les photographes, et s'appliquant à toutes les reproductions photographiques, des paysages et des objets d'architecture. Ce point tient probablement à Tinconcevable séparation que l'on a voulu établir entre les deux buts que semblent poursuivre sé[)arément l'art et la photographie. Ces barrières tendent chaque jour à disparaître ; en Angleterre, les premiers pas sont faits. La France se montre plus récalcitrante. Mais là, comme ailleurs, la vérité se fera jour et triomphera parce qu'elle est une et finit toujours par avoir le dessus.

§ 2. Une autre raison, peut-être, du petit nombre des ouvrages sur k perspective photographique, c'est qu'ils semblent trop techniques à quelques opérateurs, tandis qu'ils paraissent trop élémentaires à certains autres. Les tentatives de vulgarisation de cette science ne doivent d'ailleurs être faites qu'avec beaucoup de prudence, car il nous semble que les tendances du moment actuel sont tout à fait erronées. Depuis l'introduction des globe-lens (211-304, III), on remarque un entraînement constant vers les grands angles, ce qui est très-bien, en soi, si cela ne pousse pas à employer des objectifs d'un trop court foyer pour la production des épreuves auxquelles ils ne conviennent point. L'usage d'un objectif à très-court foyer pour la production d'une petite vue insigniûante, peut se pardonner eo raison du peu de valeur de la vue qui est faite ; mais quand on se propose, comme dans le cas du périscopique de Steinheil (145, VI) de produire des vues de 20 centimètres sur 15, au moyen d'un objectif de 5 centimètres de foyer, ou de beaucoup plus grandes épreuves avec des objectifs d'un foyer semblable, il devient indispensable de s'inquiéter si de semblables épreuves

PIQUETAGE BLANC DANS LA COUGIIE DE COLLOOIO.X rtÉGATIF. 213

peuvent être considérées comme une représentation exacte de la nature extérieure.

§ 3. Avant de commencer cette partie de notre étude, il faut bien remarquer que cette critique n'attaque aucun système de construction d'objectif, elle ne s'arrête qu'aux considérations qui doivent découler d*une nécessaire application des formes et des règles. Cette objection diminuerait de force si Ton employait des objectifs à grands angles, ayant des foyers de 20 à 30 centimètres de longueur.

La tentation, au reste, d'accroître le nombre des objets inclus dans une petite épreuve est, si grande qu'on peut la regarder comme irrésistiUe; de là, la popularité des lentilles de. formes nouvelles appropriées à ce but.

Afin de bien comprendre l'influence de la longueur focale d'un objectif (997 bis) sur l'épreuve qu'il produit, il faut observer les considérations qui dirigent un dessinateur quand il) représente un paysage ou un objet d'architecture.

(Sera continué.)

an. -> PCRSOLTATK D'ORAme. U'Os^O'HO. (Chim.) Voir 260, YI.

§ i. On le prépare en décomposant l'azotate de sesquioxyde d'uranium par Tacide sulfurique (1580),

. § 2. Ce persulfate forme plusieurs sulfates doubles qui cristallisent Irèsr bien. Le plus connu est le suliate double d'urane et de potasse ,

U*O5,S0» + K0,S05-h2HO.

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