‹ Répertoire encyclopédique de photographieChapitre 147 sur 219 · CHASSIS POSITIF MÉTALLIQUE · texte numérisé non relu

CHASSIS POSITIF MÉTALLIQUE

nières qui la forcent à reprendre toujours la même position ; une pièce mobile permet à cette planchette de s'écarter plus ou moins de la glace fixe du châssis pour pouvoir compenser les épaisseurs variables des glaces négatives et positives employées ; deux ressorts de pression maintiennent cette planchette fixe pendant l'opération. Au centre est adaptée, du côté intérieur, une forte rondelle de caoutchouc (205 ter), percée à son centre d'un boulon dont la tige filetée passe à travers la planchette et correspond à Textérieur avec un écrou qui, en serrant, tire le boulon, creuse le centre' de la rondelle de caoutchouc (205 tei*) et produit le vide. Si cette rondelle est posée contre le dos d'une glace, celle-ci adhérera très -fortement contre la planchette par celle sorte de succion. Cette description faite, on comprendra facilement la marche de l'appareil,

§ 2. La glace épaisse du châssis est d'abord fixée à demeure, de façon à ne pouvoir varier. Sur cette glace on pose le négatif que l'on veut repreduire, et on l'y fait adhérer avec quelques bandes de papier gommé ; de cette manière il devient également immobile, puis on pose sur le négatif la lace opale ou autre sur laquelle on veut obtenir l'épreuve positive. Ceci fait, le premier soin est de régler, suivant l'épaisseur des glaces, la pression de la planchette, ce que l'on obtient en serrant plus ou moins le bouton molleté placé près des charnières ; on appuie alors la planchette sur les glaces au moyen des ressorts, puis, dévissant l'écrou qui commande la rondelle de caoutchouc, celle-ci vient s'appliquer seule sur le dos de la glace positive. On facilite l'application en appuyant sur deux boutons en fer qui pressent alors les bords de la rondelle sur le verre. Lorsqu'on veut examiner Tépreuve, on serre l'écrou du milieu ; la ventouse de caoutchouc se retire un peu, fait le vide; la glace positive adhère à la planchette et est entraînée par elle lorsqu'on la retire; on peut ainsi examiner l'épreuve autant de fois qu'on le désire, sans nuire en rien à l'exacte superposition des deux images négative et positive.

(Bulletin belge de la photographie.)

278. — CHASSIS POSITIF MÉTALLIQUE « pour faire les épreuves positives dégradées. /Willard, 1866.) (Techn.) Voir 574. — 159, III. - 95, VI.

§1. Ce nouveau châssis vient d'être inventé en Amérique, et nous tenons trop à ce que le Répertoire contienne l'ensemble des instruments, tout aussi bien que l'ensemble des procédés nouveaux, pour ne pas le reproduire pour nos lecteurs. Nous allons indiquer brièvement les avantages que l'inventeur réclame en faveur de son nouveau châssis.

§2. Il est très-commode à manier, à ouvrir et à fermer pour suivre les progrès du tirage, et, avec lui, on peut changer le papier et le négalit' beaucoup plus rapidement qu'avec le châssis de forme ordinaire.

Au moyen d'un seul support placé par derrière, on peut donner à ce châssis toute espèce d inclinaison, de manière à rendre sa surface toujours normale à la direction de la fumière, ce qui débarrasse la table de tirage des appuis, briques, pierres, livres, bois dont elle est souvent encombrée, surtout dans le laboratoire des amateurs.

2C0 COULECHS 'hO> ACTIMIdOES.

§ 3. Le négatif est mieux protégé contre le brisement que dans les andens modèles, parce que le châssis étant formé d'une feuille mélallique oi>éit l^érement aui inégalités et aux sinuosités du négatif; on peut employer sans les briser les glaces les plus fines et les verres les plus minces. Enfin, avantage qui n'est pas à dédaigner, et que nous ne pourrons probablement pas encore apprécier de sitôt en France, leur prii est infiniment moindre que celui des autres châssis, puisque la grandeur ■ l/i coûte 2 fr. 50, simple, et 4 Ir. 50 de plus quand on y ajoute la machine à dégrader.

Fig. m.

S i. Enfin, la pression est aussi grande qu'il est nécessaire pour donner une très-nelte épreuve, et les parois sont si minces qu'il ne tient pas beaucoup plus de place que le négatif lui-même qu'il contienE. Terminons celte énumération en rapportant qu'il ne contient point d'étoffe, laquelle, placée derrière le papier positif et souvent sur lui, est une source de taches.

§ 1 . Il n'est pas un photographe qui n'ait éprouvé la difficulté de reproduire les couleurs non acliiiiques du paysage, le vert tendre du feuillage naissant et les reflets dorés des rochers couverts de mousse. On a proposé d'y remédier au moyen d'un verre jaune adapté à l'objeclif, mais cet expédient, Irés-ratioonel sans doute en théorie, soulève d'incroyables difticultés dans la pratique. On essaya plusieurs espèces de verre et on finit par trouver que l'édiantillon le plus mince pouvait seul atteindre le but ; seuleii ent il devenait d'une désespérante fr.igilité.

§ 2. La méthode qu'on propose ici pour arriver à ce résultat si recherche repose sur ce fait qu'on peut toujours exposer à la lumière sans exagérer les grands clairs. Il ne faut pas perdre de vue que la diiliculté réelle que présente la reproduction du feuillage jaune est non pas l'impossibilité d obtenir les détails à une exposition quelconque, maU que, avec une exposition suflisanle, les autres parUes du dessin sont perdues, soit à cause de l'exagération des clairs, soit à cause de leur intensité naturelle.

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