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DÉVELOPPEMENT A LA FERRO -GÉLATINE

§ 3. Ces considérations ont amené à observer que ce résultat est produit par la violence de l'action révélatrice dans les parties du cliché qui ont été soumises trop longtemps à la lumière. D'où il faut conclure qu'en endployant dans le premier développement beaucoup moins d'argent qu*il n'en existe dans le cliché» on arriverait à pouvoir exposer beaucoup plus longtemps, sans courir le risque d'exagérer les jours ou de surexposer.

§ 4. La quantité de solution employée pour le développement du cliché afTecte bien, jusqu'à un certain point, l'intensité de l'épreuve, mais dans la pratique il n'est pas possible d'enlever par le lavage une quantité d'argent suffisante pour compenser un minime accroissement de la durée de l'exposition.

§ 5. Voici la méthode à adopter :

Ajoutez au développateur :

Solution alcoolique d'iode (828) à 7 p. 100. . . 0'%50 à 1 gr.

L'efiet de cette solution est bien simple : l'iode forme de Tiodure d'argent (857, 287, III) en se combinant avec une partie du nitrate (983) de la plaque, et l'intensité de l'image se trouve réduite, ainsi que la violence du développement, en proportion de l'iode (828) combiné.

§ 6. L'iodure d'argent formé par le développateur iodé apparaît en petites plaques sur la glace. Celle-ci, laissée dans le cabinet obscur, cesse d'être influencée par la lumière, et jusqu'à la fin du développement, l'iodure conserve sa couleur jaune, il n'adhère pas d'ailleurs à la pellicule et le moindre lavage réussit à l'enlever.

§ 7. La présence de ces petites plaques d'iodure non altéré n^ont pas le moindre inconvénient pour le développement. De plusieurs substances essayées, c'est l'iode qui a le mieux réussi. Si l'on se trouvait dans le cas de devoir doubler ou tripler l'exposition d'une glace, l'iode ainsi employé fournirait un excellent résultat. Remarquez aussi que quand on associe de l'iode au développateur, il faut y mettre un peu moins d'acide acétique (19).

(Phologr. News,)

278.— DÉVELOPPBinBlIT A LA FERRO-GÉLATIIIB DIS NtOA- TmsUR GOLLODION (Étude sur le). (Davanne, 1866.) (Wm.) Voir 92, 99, 177, VI.

§ 1. Si l'on prend l'une quelconque des formules données pour le bain de fer à la gélatine, et si l'on fait un essai comparatif avec une solution de sulfate de fer (1370) acidulé, on reconnaît immédiatement que le bain de fer gélatine donne, surtout lorsqu'il se manifeste sur les épreuves une

262 DÉVELOPPEMEKT A LA FERRO-CéLATlNE.

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tendance de voile, des clichés plus propres, plus intenses, plus brillants, qui doivent fournir des épreuves positives d'un plus grand éclat; le développement de répreuve se fait plus lentement et plus régulièrement.

§ 2. Parmi tant de formules, différentes quelle est la meilleure? n est bien difficile de décider et nous sommes tentés de dire ce que nous avons si souvent répété : les meilleures formules en photographie sont généralement celles dont on a Thabitude. Mais si nous examinons Tensemble de ces formules, on voit qu'il est possible de les séparer en deux groupes : dans le premier groupe, dont le type sera la formule primitive de H. Garey Lea, on commence par modifier la gélatine (723) par un contact plus ou moins prolongé, à chaud ou à froid, avec Tacide sulfurique (1580), puis on ajoute du fer (671) dans la solution, de manière à former du sulfiate de fer (1370) de toutes pièces. Dans le deuxième groupe, on se contente de mélanger avec le sulfate de fer la gélatine (723), le plus souvent addi* tionnée d'un peu d'acide acétique (19).

§ 3. Nous avons essayé ces deux sortes de formules ; les deux marchent bien et donnent facilement des négatifs purs. Toutefois, il y a entre elles une différence assez tranchée, et les négatifs obtenus avec un simple mélange de gélatine ordinaire et de sulfate de fer sont moins intenses que ceux qui ont été obtenus avec la gélatine modifiée par l'acide sulfurique. Quand on ajoute une petite quantité de gélatine, 4 à 5 pour 1000 au bain ordinaire de sulfate double de fer et d'ammoniaque (183, III), on obtient un bon effet, exactement comparable aux résultats que donnent les bains de fer additionnés d'une assez forte proportion de sucre (1362), de miel (935) (10 p. 100 environ), de glycérine (755. — 68, III), etc.

§ 4. Mais si l'on prépare le bain de fer avec la gélatine préalablement modifiée par un contact prolongé avec l'acide sulfurique, le cliché sera plus lent à développer et plus intense que celui obtenu avec les liquides précédents, ^otre réponse à la deuxième question serait donc celle-ci : U paraît préférable, si Ton veut des clichés intenses, d'employer la formule donnée par M. Garey Lea ou celles qui s'en rapprochent le plus. On se trouverait donc avoir ainsi à sa disposition une gamme de révélateurs donnant une intensité toujours croissante, et que Ton devra employer judicieusement suivant les eflets produits par le bain d'argent et le collodion en usage. La solution de fer ordinaire donnera le moins d'intensité; puis le sulfate double de fer et d'ammoniaque (185, III), le sulfate de fer mélangé d'un peu de gélatine (723), de miel (955), de sucre (1562), etc., viendront ensuite, et le sulfate préparé à la gélatine modifiée sera le plus intense.

§ 5. Puisque, pour obtenir tout le résultat annoncé par M. Garey Lea, la gélatine doit être modifiée par l'acide sulfurique, il est naturel de se demander quelle est la nature des modifications que subit la gélatine sous l'influence de cet acide. En premier heu, une quantité minime d'acide sulfurique fait perdre à la gélatine la propriété de faire prise ; celle-ci se transforme en une sorte de colle liquide que M. Maxwell Lyte a employée déjà en photographie sous le nom de métagélatine (928). Une petite quantité de celte métagélatine, préparée comme l'indique M. Maxwell Lyte et

DÉVELOPi'EHENT A LA FERRO-GÉ LATINE. 265

introduite dans la solution de fer, a donné sensiblement les mêmes résultats que la gélatine ordinaire. La modification n'était pas assez complète et il devenait probable que c'était au sucre de gélatine — ou glycocolle — que le bain préparé suivant la méthode de M. Carey Lea devait ses propriétés les plus énergiques.

§ 6. En effet, après avoir introduit quelques gouttes d'un sirop de glycocolle 'dans un bain de fer, j'obtins immédiatement des noirs beaucoup plus intenses et même charbonnés, et il est naturel de conclure que c'est la présence du glycocolle qui donnef aux épreuves cette intensité que la gélatine seule ne pouvait leur communiquer.

§ 7. !• Formule de il/. Carey Lea à la gélatine modifiée. Faites gonfler dans :

Eau * . 90 gr.

Belle gélatine (725) 50

et ajoutez :

Acide sulfurique (1580). 16 c, c.

Faites bouillir quelques minutes, ajoutez de la limaille de ter (880) et mainteiiez à une douce chaleur jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus de bulles gazeuses.

Ajoutez alors:

Acétate de soude (14) » . • . . 5 gr.

Filtrez et complétez avec ce volume le volume de 500 c. c. Servez-vous de celte solution pour révéler l'image. Si celle-in vient dure et charbonnée, étendez d'eau ou d'une solution de sulfate de fer ordinaire jusqu'à ce que vous ayez l'eflet désiré. Il faut remarquer que dans cette formule la quantité de sulfate de fer est environ de 15 p. 100, tandis que celle que l'on emploie habituellement est de 5 ou 6 p. 100. La quantité d'eau ajoutée peut donc facilement être doublée et même tripléie.

§ 8. 2" Formule à la gélatine simple,

La seconde formule consiste à ajouter simplement de 4 à 5 grammes de gélatine dans un litre de bain de fer ordinaire ou dans le bain au sulfate double de fer et d'ammoniaque. Cette formule, beaucoup plus simple, donne des noirs moins intenses. Avant d'ajouter la gélatine, il faut la dissoudre dans Teau acidulée d'un peu d'acide acétique (19).

§ 9. Après les questions pratiques que nous venons de traiter, il restait encore la question théorique ayant pour but de chercher à connaître l'ac- ' tion de ce réducteur sur le nitrate d'argent (985), et la raison pour laquelle l'image développée au bain de fer gélatine est plus intense que celle développée au sulfate de fer ordinaire. On s'est préoccupé d'abord de savoir si dans cette préparation il se formait une combinaison chimique, et les essais de Al. Galehouse (177, VI) dans ce sens prouvent qu'à l'analyse les cristaux de sulfate de fer obtenus par ce procédé contiennent soit de la gélatine, soit du glycocolle. Tout en reconnaissant avec M. Gatehouse que le sulfate de fer obtenu par première cristallisation, d'après la formule de

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