NETTETÉ DE TOUS LES PLANS D UN OBJET SOLIDE
§ 5. Fer 5 part.
Acide acétique.
Alcool
Action plus lente que la formule § 4 ; donne moins de détails.
§ 6. Fer".
Ac. fonnique(703)
Alcool 2 1/3
Eau 100
Action assezrapide, efiettrès-doux»
5 part. I Lgs grandes ombres moins nettes que
^ ^/^ \ la formule § 4. La teinte du précipité
argentique est toute différente de celle
que donne Tacide acétique.
Action rapide; noir intense.
Action lente; effet dur; noir intense.
§ 7. Saccharo-sulfate de
fer (262, IV) . 5 part.
Acide acétique. . 11/2
Alcool 2 1/2
Eau 100
§ 8. Fer 20 part.
Acéto-gélatine (99,
Eau 400
§ 9. Il résulte de ces données que le développateur de la formule § 4 remporte sur tous les autres avec cet avantage que, contenant moins d'acide acétique, il exige une exposition moins longue.
§ 10. Dans certains cas, pour obtenir un effet très-doux, on emploian avec succès la formule § 6. Quand on aura besoin de moins de douceur, et d'une vigueur plus intense, la formule § 8, à Tacéto-gélatine, fournira les résultats les plus avintioeux.
(Phot. Mittheil.)
303. — ÉGALISER hK NETTETÉ DE TOUS LES PLAHS D'UR OBJET SOLIDE REPRÉSENTÉ PAR LA PHOTOQRAPHIE (Nouveau
procédé pour). (À. Glâudet, 1866.) (Dess.)
§ 1. L'auteur reproche à la photographie, et avec raison, de ne pas donner, lorsqu'elle est appelée à représenter un corps solide, une image parfaitement nette dans toutes ses parties, parce qu'elles sont situées dans des plans différents. Les meilleurs objectifs ne pourront, en effet, donner une image nette que pour le plan qui se trouve au foyer, tous les autres, placés en deçà et au delà, venant confus et flou.
On a employé, pour remédier à ce défaut, les diaphragmes destinés à supprimer tous les rayons de lumière oblique et à ne conserver que ceux qui émergent de l'objectif sous le plus petit angle possible. Cet expédient
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fut la source d^une énorme perte de lumière et d'une augmentation égale du temps de pose, sans danger concomitant.
§ 2. Une fois ces inconvénients signalés, il faut expliquer la méthode que Ton peut proposer pour obtenir de meilleurs résultats et les avantages qui en découlent, ce que Ton peut faire en quelques mots.
Même en supposant que la personne puisse poser assez de temps sans remuer, et conserver tout ce temps la ibème expression, il se présente une question peu difficile à résoudre, savoir : si, au point de vue artistique, un portrait photographique sera bien agréable parce qu'il montrera tous les pores et les aspérités de la peau, et permettra de compter les plus petites rides de sa surface?
§ 5. Cette excessive masse de détails est le plus grand reproche que les artistes font aux excellents portraits photographiques S et dans le but d'atténuer cet inconvénient, quelques opérateurs ont employé le moyen que tous les photographes auraient dû employer : celui de faire leurs portraits en mettant le personnage un peu en dehors du foyer. Mais ces artistes, oubliant certaines autres lois optiques, ne pensaient pas assez qu'il est impossible de représenter le modèle tout entier au même degré de hors foyer. Par exemple, si le nez est un peu hors foyer, les yeux le seront un peu plus et Toreille encore bien davantage, de sorte que la plus grande partie de la figure viendrait indistincte et confuse pour en avoir une toute petite portion adoucie par la légère déviation que Ton a donnée au plan du foyer exact.
§ 4. Convaincu moi-même, continue Fauteur, des avantages qu'il y avait, au point de vue artistique, d'obtenir des portraits photographiques faits de la même manière, autant que cela ^st possible, que les œuvres d'art, dans lesquelles tous les effets sont obtenus par l'action légère de la brosse ou du crayon, et passant successivement delà lumière à l'ombre, j'ai depuis longtemps fixé mon attention sur cet important sujet. Mon but a été de découvrir une méthode qui, s'il est possible, débarrasse les portraits photographiques de cette dureté mécanique due à l'emploi des objectifs les plus parfaits.
Bans les meilleures œuvres d'art, tous les effets sont obtenus par des procédés doux et harmonieux, rien n'est dur, rien n'est sec, rien n'est arrêté d'une façon exagérée. En réalité, la main de l'artiste n'est pas capaUe d'une exacticude microscopique, et cela est fort heureux, car ses œuvres ne sont point faites pour être vues au moyen d'un verre grossissant : l'effet général doit être assez arrêté pour que le point de vue artistique soit atteint.
§ 5. Nonobstant ces défauts, la photographie est le plus grand professeur des artistes : ils trouvent chez elle le vrai reflet de la nature ; elle leur enseigne la distribution exacte de la lumière et des ombres et surtout celle
' Il y a dix ans que nous avons écrit la même chose; que nous nous sommes élevés, dans VAr/ du photographe^ contre cette ridicule tendance de la photographie. 11 s'est bien rencontré alors des écrivains photographiques assez inspirés pour dire que nous prêchions cette doctrine— que nous avions baptisée : les sacrifices,— parce que nous ne savions pas mettre au point !— On revient aujourd'hui à la vérité! — Mieux vaut 'ard que jamais. (Le rédacteur en cheft H. B.)
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des demi-teintes ; ses effets de perspective sont parfaits et elle rend les détails^et la tournure d'une draperie avec une vérité et une manière désespérantes < Cependant, si Fart tire de très-grands avantages de Timitation des productions photographiques Tart est aussi à son tour un grand professeur et un très-<»mpétent juge, des photographes. Leurs ouvrages, en effet, ne méritent une certaine valeur que quand ils portent le cachet spécial qui distingue les œuvres d'art. C'est pourquoi les photographes ne doivent jamais dédaigner les conseils des véritables artistes, car en essayant d'imiter l'art, ils gâtent bien souvent leurs meilleures productions. C'est pourquoi l'on peut dire, avec raison, que, de même qiie les artistes ne peuvent rien faire de mieux que d'imiter la photographie, de même les photographes n'ont rien de mieux à faire que de prendre l'art pour guide.
§ 6. Tout le monde sait, aujourd'hui que l'on connaît les lois des objectifs, que la représentation photographique d'un sohde est strictement limitée, comme netteté, à sa partie comprise dans le plan exact du foyer. L'image de ce plan ne se trouvera, par conséquent, point en harmonie avec celle des autres plans, lesquels Tie seront plus aussi flnement dessinés. Cette irrégularité dans la constitution de l'image est, le plus souvent, considérée comme un défaut, mais deviendrait un grand avantage si l'on pouvait égaliser cet effet, même quand on devrait perdre un peu de la finesse mathématique du plan de foyer. 11 est facile de faire voir qu'une telle perte serait un véritable gain. En effet, s'il est désirable que le portrait photographique ne montre pas tous les pores, toutes les rides, tous les plus petits défauts de la peau, il n'est pas moins à souhaiter que toutes les parties qui le composent soient semblables entre elles, c'est-à-dire que tous les points de la figure viennent aussi bien les uns que les autres, tandis que les autres parties perdront peu à peu de leur dureté en se perdant dans le lointain à mesure qu'elles reculent de plus en plus du foyer exact.
Nous pouvons, il est vrai, mettre le foyer sur un plan quelconque passant par la figure. Si l'on fait des portraits de la grandeur d'une miniature ordinaire, on peut choisir le nez, les yeux ou les oreilles, mais il est impossible d'avoir les trois choses également nettes ; aussi les photographes prennent-ils le parti de mettre au foyer sur un plan moyen, par exemple sur les yeux, afin d'avoir encore le nez et les oreilles avec un degré de finesse suffisant et qui ne jure pas avec la netteté des yeux.
§ 7. On obtiendrait un portrait parfait, s'il était possible de prendre d'abord l'image du nez ; puis, après avoir changé le foyer, de prendre celle des yeux, et, enfin, après avoir encore changé le foyer, l'image des oreilles, et de réunir ces trois images pour en former un portrait collectif. Une telle idée peut sembler impraticable, peut-être même absurde, et par conséquent doit être tout d'abord rejetée et abandonnée. Cependant c'est trèsr sérieusement, après mûre considération, après tout à la fois la pratique et la théorie de ce projet, que je propose son adoption comme l'un des plus grands perfectionnements que l'on puisse introduire dans la photographie depuis sa découverte. Tel est le but à atteindre en se fondant sur remploi du focimètre (695), que j'ai inventé il y a vingt ans.